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 Rencontre sur la filière de la tomate industrielle : L’alternative des serres multichapelles

1/4/2010

Rencontre sur la filière de la tomate industrielle : L’alternative des serres multichapelles

Une journée de démonstration et de sensibilisation a réuni, hier, les principaux acteurs de la filière tomate industrielle de l’Est du pays, notamment les présidents de la Chambre de l’agriculture, directeurs des services agricoles, patrons des conserveries et agriculteurs des wilaya de Tarf, Annaba, Skikda et Guelma, à l’initiative de la DSA de Guelma.

Le but de ce regroupement est d’expliquer aux participants le gain de temps que peuvent apporter une mise en culture en serre multichapelles et une mécanisation, de la phase semis au repiquage des plants. Les démonstrations sur champ ont été présentées par le staff technique de la conserverie CAB Benamor sur son site d’El Fedjoudj, à Guelma. Présent sur les lieux, nous saurons d’emblée que les nouvelles techniques utilisées, qui faudrait-il le souligner, constituent une première à l’échelle de la wilaya, réduisent de moitié la période généralement nécessaire, manuellement, de la phase semis au repiquage sur champ. En clair, cette période passe grâce à un processus de 2 mois à 30 jours. En effet, selon les explications fournies aux agriculteurs et cadres, il n’y a pas de mystère, une machine procède aux semis des graines sur des plateaux préalablement remplis de terreau à raison de 200 à 850 plateaux/h. S’en suivra une mise en bloc de germination en chambre conditionnée qui peu durer de 36 à 48 heures, selon les variétés.

Les plants passent ensuite sous serre multichapelle où l’hydrométrie, la température et l’arrosage sont à commande électrique pilotée par un ingénieur, cette phase dure 25 jours, optimisée pour le développement du plan. La dernière étape, expliquent les professionnels, est le passage des plants au bloc d’acclimatation essentiel pour éviter les chocs et les stress à la plante. Le repiquage mécanisé sur champ génère un gain de temps également non négligeable car, nous dit-on, il faut une journée pour que 25 ouvriers puissent repiquer manuellement 28 000 plants à l’hectare. Pour une repiqueuse tractée et pilotée par quatre manutentionnaires, seulement deux heures sont nécessaires. Notons enfin, selon les présidents des chambres d’agriculture et DSA présents, que les objectifs de réalisation pour la culture de tomate industrielle est respectivement de 2 300 ha à Guelma, 6 000 ha à Skikda, 2 500 à Tarf et enfin 4 500 à Annaba. Néanmoins, les équipements spécifiques aux serres multichappelles (ventilateurs, Colling system, système d’arrosage, etc.), ainsi que les repiqueuses semi-automatiques tractées viennent tout juste d’orner le paysage de cette filière, dont le taux de mécanisation également spécifique ne dépasse guère les 5% dans les quatre wilayas, 1er pôle à l’échelle nationale dans la culture et transformation de la tomate industrielle.

Par Karim Dadci

Source : http://www.elwatan.com

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