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 Des plantes pour remplacer les stations d'épuration : les jardins filtrants

30/3/2010

 

Des plantes pour remplacer les stations d'épuration : les jardins filtrants

Une jeune entreprise française, Phytorestore, propose des solutions écologiques innovantes pour dépolluer le sol, les eaux et l’air, grâce aux plantes. Utilisés en alternative ou en complément des stations d'épuration, ces jardins filtrants ont déjà fait leur apparition dans plusieurs villes françaises.

 Une biotechnologie d'avenir

La phytorestauration est une biotechnologie qui fait l'objet de nombreuses recherches dans le monde depuis les années 90. Elle est déjà très utilisée en Europe du Nord. Elle constitue une solution alternative efficace à l’incinération et à l’enfouissement des déchets, notamment des déchets boueux dont on a bien du mal à se débarrasser (lisiers, boues de stations d’épuration, déchets industriels organiques, moût de raisin...).

Fixation et transformation des polluants par les plantes

Le principe de la phytorestauration est simple : utiliser la capacité de certaines plantes dépolluantes (quelque 800 espèces végétales sont recensées) à fixer, extraire, modifier ou détruire un polluant (charges organiques, plomb, mercure, hydrocarbures, azote, phosphore, germes...). Deux biotechnologies interviennent dans ces jardins filtrants :

La phytolixiviation des polluants, grâce aux racines de plantes "laveuses" de pollution : iris, scirpes, carex, roseaux...

La phytofixation et la phytotransformation des polluants non biodégradables, qui sont piégés dans des filtres de tourbes. Ces filtres transforment les éléments métalliques mobiles en éléments métalliques stables grâce à des plantes "transformeuses" : joncs, baldingère, salicaires, lysimaques...

Il ne s'agit pas d'un transfert de pollution, mais bien d'une dépollution, car les plantes dépolluantes utilisées n’absorbent pas les polluants : elles les neutralisent. Les polluants, notamment contenus dans les déchets boueux, se voient ainsi fixés et transformés en sol sain. Ce néo-sol est même valorisable : à terme, lorsque le cycle de transformation est terminé, on obtient du terreau.

Dépollution du sol et des eaux, mais aussi de l'air

La phytorestauration a de nombreuses applications, pouvant être employées dans des situations variées :

Dépollution des eaux : traitement complet des eaux usées (pour les collectivités et les petites agglomérations, comme à Escamps et Corcoué sur Logne), affinage des eaux traitées par une station d‘épuration (des villes comme Caen, Honfleur ou Granville ont opté pour ce procédé), ou encore traitement des eaux pluviales et des rejets d’eaux industrielles ou agricoles ;

Dépollution des sols : traitement des boues d’épuration (comme à Alençon, à Vire, à Honfleur) ou des boues industrielles dans le cadre d’une politique de développement durable, dépollution de friches industrielles, de sols agricoles (lisiers), traitement des sédiments et des produits de curage ;

Dépollution de l’air : traitement de l’air vicié (climatisation) pour les bâtiments d’habitation et les bureaux (comme au nouveau siège du journal Le Monde, à Paris), traitement de l’air pour l’industrie ou les décharges…

Avantages de la phytorestauration

Ces techniques de phytorestauration présentent plusieurs avantages par rapport aux solutions traditionnelles. D'abord, elles sont économiques à mettre en œuvre et à utiliser : elles coûtent moins cher que les solutions traditionnelles. Ensuite, elles sont durables, puisqu’elles permettent de faire disparaître la pollution d’un environnement, voire d’en renouveler les ressources. Enfin, elles sont esthétiques : elles se concrétisent par des espaces paysagers jardinés.

Voir le site de la société Phytorestore

A lire aussi : Des plantes aquatiques pour dépolluer les eaux

 

Source : http://www.gerbeaud.com

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