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 Des palmeraies fiefs (Biskra)

30/3/2010

 

BiskraDes palmeraies fiefs (Biskra)

Avec 4 133 677 palmiers, dont 2 889 417 actuellement productifs, ayant donné pour la saison 2009, 2 205 000 q, dont 65% de Deglet Nour, Biskra est le fief incontesté de la production des dattes en Algérie. 41 336 ha y sont occupés par des palmeraies, soit 3,6% de sa superficie globale.

Dans 4 ou 5 ans, plus d'un million de Djebbars  (jeunes palmiers) devraient entrer dans leur phase de production qui durera de 180 à 200 ans. A raison de 30 à 40 kg/an de dattes récoltées par arbre, on s'attend à une augmentation conséquente de la production et à une dynamisation de toutes les filières professionnelles liées à la phoeniciculture dans un futur proche. A la faveur du Pndra, le monde agricole en général, et la phoeniciculture en particulier, ont connu un développement dans la wilaya où des milliers d'hectares, naguère laissés en jachère, ont été revalorisés, plantés, irrigués et transformés en zones de production agricole de plus en plus performantes, comme à Doucen, Oumache, El Kantara, Loutaya, Chetma ou Sidi Okba, où les palmeraies, les vergers, les champs et les serres poussent à vue d'oeil. Cependant, de nombreux maux dont «le déficit de professionnalisme des acteurs du monde agricole dans leurs ensemble», disent les observateurs, compromettent les efforts fournis par l'Etat afin de redorer le blason de l'agriculture algérienne, qui sort lentement d'une longue période de marasme. De nombreux producteurs, confrontés à des contraintes structurelles entravant le processus de la valorisation économique de leur produit, ne semblent pas être capables de s'adapter et de tirer profit des nombreux avantages, dispositifs et soutiens à la production agricole et à la création d'unités de conditionnement initiés par les pouvoirs publics. Ils restent attachés à une gestion traditionnelle et familiale de leurs exploitations.

Seulement 3 ou 4 producteurs agricoles, ayant de gros moyens, arrivent à mener à terme des projets d'envergure tels que la réalisation de fermes modèles, l'investissement dans le marketing, le conditionnement, la commercialisation et la formation de leurs techniciens. H. M.

UN LABEL FORT CONVOITÉ

Deglet Nour, signifiant littéralement «doigt de lumière», est une datte à la robe dorée et à la chair translucide. Si Biskra est la reine des Ziban, la Deglet Nour est la reine des dattes des Ziban.

Elle est effectivement demandée par le monde entier. Les pays producteurs de dattes que sont l'Algérie, la Tunisie, l'Arabie Saoudite, l'Iran, l'Egypte et les Etats-Unis revendiquent le droit d'utiliser ce nom mythique. Nous aurait-on spolié encore une fois d'un patrimoine sans que les pouvoirs publics ne protestent auprès des instances internationales telles que la FAO, l'OMC ou les organismes prenant en charge ce genre de litige ? «Deglet Nour est une appellation purement algérienne désignant la meilleure variété de dattes au monde, dont se sont accaparés de nombreux pays pour mieux écouler leurs propres productions», font remarquer les producteurs algériens. En effet, de nombreuses voix s'élèvent pour dire que seule la terre des Ziban, avec le savoir-faire ancestral des agriculteurs locaux qui ont su, génération après génération, sélectionner les meilleures variétés de dattes et en affiner les qualités pour obtenir l'authentique Deglet Nour, peut produire cette variété de dattes.

Elles soutiennent à l'unanimité qu'aucune région du monde ne peut produire la vraie Deglet Nour, dont le terroir est Tolga, et qu'en principe personne d'autre ne devrait pouvoir utiliser cette dénomination. «Même si l'Algérie semble avoir perdu depuis longtemps son monopole sur ce nom, les amateurs de dattes ne s'y tromperont pas, ils sauront séparer le bon grain de l'ivraie», assure un agronome, qui ne craint pas la concurrence des autres pays, «car, ajoute-t-il, notre pays n'est pas encore en mesure de contrecarrer les pratiques commerciales parfois douteuses de certains pays qui utilisent la notoriété de nos dattes. La seule réponse est de développer ce secteur sur des règles mondialement connues pour arracher des marchés et imposer nos produits au lieu de nous lamenter sur les actes des autres.» H. M.

 

source: elwatan.com

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