Le châtaignier - Castanea sativa » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Le châtaignier - Castanea sativa

26/3/2010

 

chataîgnierLe châtaignier - Castanea sativa

Fiche d'identité

- famille : fagacée
- période de floraison : de mai à juillet (suivant le climat)
- méthode de pollinisation : par le vent
- type de fructification : châtaignes regroupées par 2 ou 3, marron foncé brillant, à l'abri dans une bogue épineuse
- moyen de dispersion : par les animaux
- dimension : de 25 à 35 m de hauteur

Ses faiblesses

Il est frileux, les grands froids lui sont préjudiciables (ceci explique que les châtaigneraies se situent principalement au sud de la Loire).

Il fait partie des arbres qui payent un lourd tribu aux maladies, parmi celles-ci on trouve :

La roulure
Elle consiste en une séparation de 2 cercles de croissances4. Cette maladie peut se déclarer de son vivant, elle reste alors invisible, mais fournit un refuge idéal pour certains champignons ou insectes, qui vont pouvoir ainsi parasiter l'arbre, ni vu ni connu !!
L'inconvénient de cette maladie non transmissible, est principalement pour le bûcheron ; l'arbre perd en effet toute sa valeur s'il est atteint par la roulure.
Cette maladie peut être provoquée par des blessures dues aux animaux, à l'homme ou au feu, mais également par de mauvaises conditions climatiques influant sur son développement.

Le chancre de l'écorce
Il peut lui être fatal. Cette maladie est due à un champignon apparu en France dans les années 1950. Elle se caractérise par le sommet de l'arbre défeuillé et sec, avec une écorce parsemée de pustules orangées. Le centre du tronc se creuse, l'arbre dans son ensemble se dessèche, l'écorce tombe par plaques. Cette maladie est particulièrement active dans les châtaigneraies, mais elle épargne généralement les individus isolés.

L'encre
La maladie de l'encre est radicale, pour elle pas de quartier, Les traitements existants ne font que la ralentir. En 3 à 4 ans, elle vient à bout du châtaignier le plus solide. Son action commence par un flétrissement du feuillage au sommet, puis il se généralise. Les racines sont atteintes et se couvrent de plaques noires qui remontent jusqu'au collet et suintent.

Ses qualités

Les marrons glacés !!
En fait de succulentes châtaignes...

Pour l'homme, c'est un réservoir à nourriture (avec les châtaignes) dans lequel les habitants de la campagne piochaient allègrement, pendant les périodes de disette. En effet les châtaignes, qui peuvent se conserver tout l'hiver, en prenant quelques précautions, se consomment en légume (cuit à l'eau, purée, ...) en dessert (en crème ou grillé) en confiserie ("marron" glacé) et même en pain, grâce à la farine que l'on obtient à partir d'elles.

Sa richesse en tanin (matière rendant les peaux imputrescibles et qui fournit de l'encre) lui vaut à partir de la fin du 19ème siècle une campagne d'abattage qui ne prendra fin que vers les années 1950.

Avec sa croissance rapide et son aptitude au rejet de souche (cépée) il est exploité en bois de chauffage. De plus, malgré la roulure, on trouve généralement davantage de qualité à son bois qu'à celui du chêne (pourtant une référence) - Pourquoi ?
Il présente un aubier plus réduit (4 à 5 cernes) et son duramen est plus élastique et imperméable, ce qui a fait de lui, un bois privilégié pour la fabrication de charpente, piquet de clôture, tonneau, tuile de toit, ... et même de castagnettes.

Par contre pour des remèdes médicaux, le châtaignier n'est pas un arbre exceptionnel, bien que ses chatons soient anti diarrhéiques et ses feuilles antitussives, on l'utilise très peu.

Pour la flore et la faune, il est fort sociable.
Il héberge sur son tronc ou à ses pieds de nombreuses variétés de champignons (la russule verdoyante, le bolet bai, le polypore en touffe, ...). Poussent également très bien sous son ombre, la fougère, le millepertuis, le chèvrefeuille, .... Cette grande variété florale incite de nombreux animaux à le côtoyer pour le gîte et le couvert. Les rongeurs s'abritent dans son tronc lorsqu'il est creux et se nourrissent avec ses châtaignes, tout comme le sanglier qui en est également friand. De nombreux insectes se nichent dans son tronc, ou son bois victime de la roulure. Les insectes butineurs se régalent et font provisions de pollen sur ses chatons et sur la végétation environnante.

Toutes ses qualités ont incité les hommes à le cultiver depuis fort longtemps (environ 6 siècles avant JC). Grâce à cette activité ancestrale, et malgré les maladies et autres campagnes d'abattage dont il a été l'objet, il occupe actuellement environ 4% de la surface boisée en France.

Reproduction

Il est à la fois mâle et femelle.

Les fleurs femelles sont verdâtres et non duveteuses. La hampe florale que forme le chaton mâle (photo de droite), donne une superbe apparence à l'arbre. L'autofécondation ne peut avoir lieu, car sur un même arbre, les fleurs femelles ne sont pas mûres en même temps que les mâles. La fécondation est alors assurée par le vent et les insectes.
Les graines tombent au sol au mois d'octobre-novembre, et sont disséminées par les animaux (rongeurs et certains oiseaux tels les geais) qui les enterrent, afin de se faire un garde-manger pour l'hiver. Mais, comme parfois ils oublient où ils ont caché leurs réserves, le printemps arrivant, celle-ci vont germer et avec un peu de chance donner naissance à un arbre de plusieurs mètres de haut.

Les graines du châtaignier (les châtaignes) sont protégées par une bogue épineuse. Il y a généralement 2 à 3 châtaignes par bogue.

Comment le reconnaître

Grâce à sa feuille caractéristique, il est relativement aisé à identifier. Elle mesure de 15 à 20 cm de longueur et est assez fortement dentée. Autre moyen de le repérer, bien évidemment, avec ses bogues contenant les châtaignes.
Mais en hiver, comment faire ?
En observant le sol ! Grâce à la présence des bogues vides et des feuilles sèches, on peut affirmer sans prendre trop de risque, que l'on est en présence d'un châtaignier. Les pros peuvent le reconnaître grâce à son allure et à son écorce.

Source : http://www.univers-nature.com

 

Category : CHATAIGNIER | Write a comment | Print

Comments

| Contact author |