Cochenille du manguier » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Cochenille du manguier

5/3/2010

Cochenille du manguier (Aulacaspis tubercularis New. )

Description et biologie

Les femelles mesurent 2mm de long et sont de couleur rouge-brune avec un bouclier rond et blanc-transparent. Elles se trouvent seules, un peu partout sur la plante. Les mâles plus petits, avec des manchons cotonneux blancs, sont présents en colonies.
Les femelles déposent de nombreux œufs (55 en moyenne) rouges-bruns sous leurs boucliers protecteurs. Les jeunes larves qui sont mobiles cherchent un endroit à proximité pour s'établir. Leur dispersion est favorisée par la faune ou de forts coups de vent. Elles deviennent sédentaires après 24h et commencent à produire leurs manchons protecteurs. Les mâles immatures s'empupent et des mâles ailés émergent du manchon blanc.

Dégâts

La cochenille du manguier s'alimente de la sève de la plante en causant des décolorations jaunes-rouges sur les fruits, ce qui déprécie leur qualité. Sur feuille, la partie attaquée peut mourir en cas de forte infestation.

Sensibilité variétale

Les dégâts sont plus importants sur les variétés tardives (Keitt, Kent), car quelques femelles isolées sur les fruits peuvent produire de nombreuses larves qui infestent le fruit très rapidement.

Les populations de cochenille du manguier en Guadeloupe

Cette cochenille est présente sur tous les vergers de manguiers étudiés, avec des niveaux de population élevés.

Contrôle biologique du ravageur

La cochenille du manguier possède de nombreux ennemis naturels. En Afrique du Sud, on peut citer un Hyménoptère parasitoïde : Encarsia citrina, deux coccinelles : Rhyzobius lophantae et Chilocorus nigritus, et un thrips Aleurodothrips fasciapennis. Les larves de Chrysopes sont aussi des prédateurs d' A. tubercularis. Toujours en Afrique du Sud, des lâchers de Cybocephalus binonatus (Nitidulidae) et Aphytis sp. ont été effectués avec de bons résultats de contrôle du parasite.
En Guadeloupe, la recherche et l'identification de ces ennemis naturels est en cours.

Lutte raisonnée

Il semble que les populations de cette cochenille préfèrent les côtés ombragés des manguiers. Ainsi, une bonne aération des arbres permettant une bonne pénétration de la lumière et du soleil contribuera à limiter les populations d' A. tubercularis.
Les huiles blanches semblent avoir un effet. Les traitements sont à positionner avant que les larves mobiles commencent à descendre sur les fruits.

Fiche réalisée en 2005 par D. Herzog (Cirad)

Source : http://caribfruits.cirad.fr

 

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