Oïdium du manguier » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Oïdium du manguier

5/3/2010

Oïdium du manguier (Oidium mangiferae Berthet )

Famille/Ordre : Erysiphaceae / Erysiphales

Dégats observés : fleur, feuille, fruit

Espèces fruitières : Manguiers

Epidémiologie et biologie

L'oïdium est un parasite strict qui émet des suçoirs dans les cellules épidermiques de l'organe attaqué. Il existe deux voies de reproduction : la reproduction sexuée par les asques contenus dans les cléistothèces, et la reproduction asexuée (conidies et conidiophores). La forme parfaite d'Oidium mangiferae (sexuée) est très peu connue.
L'inoculum est présent hors-saison sur les feuilles anciennes et les inflorescences mal-formées, sous la forme de mycélium, conidiophores et conidies. Il peut survivre jusqu'à des températures de plus de 44°C. La dissémination des conidies par le vent assure la dispersion de la maladie. Cet oïdium ne semble pas avoir d'autre plante hôte et serait donc très spécifique du manguier.
Le développement de l'oïdium est favorisé par une humidité relative élevée et des températures moyennes. L'infection est maximale à la température de 26°C pour une humidité relative (HR) de 100% (en laboratoire). Toutefois, le champignon peut se développer entre 15 et 32°C pour 15,5 à 100% HR. Au champ, une durée de 70 - 80 heures sur cinq jours consécutifs avec une humidité relative supérieure à 80% et une température supérieure à 10°C sont des conditions favorables à l'apparition des symptômes sur fleurs. En ce qui concerne les précipitations, il semblerait que l'oïdium se développe mieux si elles sont faibles.
Toutes ces indications peuvent permettre d'anticiper l'apparition des premiers symptômes par un suivi régulier de la climatologie.

Symptomatologie

FEUILLES : Feutrage mycélien blanc sur la face inférieure. Aspect pulvérulent. Des lésions marrons peuvent se former.Déformations sur jeunes feuilles.

INFLORESCENCES : Feutrage mycélien blanc sur boutons floraux (conidiophores).Les fleurs ne s'ouvrent pas. Les sépales sont plus sensibles que les pétales.

FRUITS : Les fruits infectés noircissent et tombent.

Contrôle de la maladie

Si l'infection n'est pas très importante, l'oïdium n'a pas d'effet sur la formation des fruits.
La lutte chimique utilise le soufre ou quelques fongicides systémiques de synthèse. Cette maladie développant rapidement des résistances, il est indispensable d'alterner les matières actives. Le nombre de traitement varie en fonction de l'importance de la maladie et peut généralement être ramené à 3 applications. La première est placée à l'apparition des premiers symptômes sur panicules florales, la seconde lorsque toutes les fleurs sont ouvertes, et éventuellement une troisième si les symptômes persistent à la nouaison des fruits.
Il semblerait que le phosphate mono-potassique utilisé en pulvérisation foliaire ait un effet retardant sur l'apparition de la maladie.
Concernant la sensibilité, les variétés Zill et Kent apparaissent comme très sensibles, et Haden et Keitt moyennement sensibles.

Fiche rédigée en 2004 par D. Herzog (Cirad)

Source : http://caribfruits.cirad.fr

 

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