Bancariser l’économie agricole:LA BADR ET LA CNMA METTENT PLUSIEURS PRODUITS SUR LE MARCHÉ » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Bancariser l’économie agricole:LA BADR ET LA CNMA METTENT PLUSIEURS PRODUITS SUR LE MARCHÉ

16/2/2010

LA BADR ET LA CNMA METTENT PLUSIEURS PRODUITS SUR LE MARCHÉ
Bancariser l’économie agricole

Le couple — c’en est désormais un — Badr et CNMA ambitionne de jouer un rôle moteur dans l’économie agricole du pays. C’est la mission que se sont assignée Boualem Djebbar et Kamel Araba, respectivement P-dg de la Badr (Banque algérienne de développement rural) et P-dg de la CNMA (Caisse nationale de mutualité agricole).
C’est du moins ce qui ressort des interventions des deux responsables, faites dimanche dernier, devant un groupe de fellahs de la wilaya de Boumerdès. Pour ce faire, ces deux établissements financiers mettent, parfois ensemble, de nombreux produits à la disposition du monde agricole. Mais le retour d’écoute reste pour l’heure mitigé. C’est ce que l’on a observé lors de la prise de parole des fellahs qui, nombreux, ont envahi la salle de conférence de la wilaya pour dire ce qu’ils endurent parfois pour obtenir un emprunt bancaire. Les deux responsables ont dit avoir entendu les doléances et pris note des critiques. Ils se sont en conséquence engagés à apporter des corrections. Les deux orateurs ont rappelé, à l’occasion, qu’ils collaborent à travers l’assurance crédit pour contourner les difficultés que rencontrent les fellahs à la recherche de crédits classique ou saisonnier (RFIG). Serait-ce une alliance qui ne dit pas son nom ? Les deux entités financières entendent ainsi consolider leur position dominante dans ce secteur stratégique. Les deux institutions ne manquent pas d’argument. La Badr dispose, entre autres, selon son patron, de 300 agences disséminées à travers le territoire national. Elle compte en outre arriver à l’horizon 2013 à plus de 400 agences bancaires. Les deux banquiers, accompagnés de leurs proches collaborateurs, ont fait le déplacement jusqu’à Boumerdès pour convaincre les fellahs, notamment les producteurs de pomme de terre de la région, que les établissements dont ils ont la responsabilité ont adopté une nouvelle stratégie commerciale basée sur le travail de proximité. Cette approche nécessite une présence constante sur le terrain, d’où leur venue pour cette journée d’information.

Instaurer la culture de la banque
En vue d’améliorer le crédit RFIG destiné aux fellahs ayant besoin d’un financement pour le lancement de leurs cultures saisonnières, la Bard a adopté, selon son P-dg, une nouvelle démarche. Le crédit en question sera consenti par le biais d’un intermédiaire. Sont aptes à administrer les financements pour certains fellahs, les offices publics en charge d’une filière, la céréaliculture par exemple, les coopératives à vocation agricole, les sociétés de production versées dans l’agroalimentaire, les grands collecteurs comme les propriétaires d’entrepôts frigorifiques. «Ce sont eux qui connaissent mieux les véritables fellahs», dira à ce propos le patron de la banque. En effet le Pdg de la banque rurale se plaint de la lenteur des remboursements des prêts «RFIG» consentis aux fellahs. Il a rappelé, toutefois, que l’expérience vécue avec la filière de la céréaliculture a été positive. Celle-ci a été proposée en second lieu aux producteurs de pomme de terre, nombreux dans la wilaya de Boumerdès. Les producteurs de lait et les vignerons seront également les demandeurs potentiels de cette formule. Concernant le leasing (location- vente de matériel agricole), M. Djebbar fait état de 1 600 demandes satisfaites depuis que la formule a été prise en charge par sa banque. Ce qui a nécessité un apport de 1,500 milliard de dinars. Pour rappel l’acquisition d’un équipement agricole par cette formule est subventionnée à 40 % par l’Etat. La Badr financera l’acquisition par les coopératives agricoles et les CCLS du matériel agricole qu’elles loueront aux fellahs qui ont des petites superficies. A l’occasion, il n’a pas manqué de rappeler que la Badr finance les projets à vocation agricole lancés par des jeunes et agréés par l’ANSEJ, l’ANGEM et la CNAC. Ce qui est, selon lui, synonyme de relève dans ce secteur d’activité et participe au renforcement de la sécurité alimentaire du pays. «La Badr est à la recherche d’autres instruments de financement de l’agriculture», affirmera l’orateur qui ajoutera : «Nous devons aller vers plus de bancarisation de l’activité agricole.»

Assurer et conseiller les agriculteurs
«Sur les 800 000 fellahs recensés par la Chambre nationale agricole, seuls 128 000 adhèrent à la CNMA. C’est très peu», déplore de son côté le P-dg de la CNMA, M. Araba. Celui-ci estime que la caisse qu’il gère s’est quelque peu éloignée de sa vocation première et des fellahs. Pour y remédier, la CNMA a mis au point des produits et compte en mettre d’autres sur le marché lui permettant de ratisser large dans le monde agricole et de la paysannerie en général. En plus de l’assurance crédit, des assurances sur les cultures, les serres et la production qu’elle vend aux fellahs, la CNMA accordera une ristourne à ses clients qui n’ont pas subi de sinistres. «Nous comptons d’une part intervenir auprès des fellahs pour les sensibiliser sur les risques multiples et d’autre part leur prodiguer gracieusement des conseils techniques de production, par nos propres techniciens sur les meilleurs moyens de sauvegarder leur production et leurs cheptels», affirme M. Araba. Par ailleurs, se voulant complémentaire de la Badr à qui échoient les grands dossiers, la CNMA jouera le rôle de petite banque auprès des petits fellahs des zones rurales. Un système de petits prêts, destinés aux petits fellahs, est en gestation.

Ristourne et conseils
Des fellahs sont intervenus pour débattre de leurs problèmes. La présence des deux dirigeants était pour eux une aubaine pour dire ce qu’ils pensaient du fonctionnement de la Badr et de la CNMA et du comportement de certains banquiers locaux, particulièrement ceux de la Badr. Un fellah de Larbatache est allé jusqu’à formuler des accusations contre les responsables de l’agence locale de cette banque. Un autre s’interroge sur les modalités et les critères pour l’octroi d’un crédit RFIG. «Il y a un océan qui sépare le discours et la réalité», dira amèrement l’un d’eux. «1,500 milliard de dinars de crédits consentis par une banque ne représente absolument rien», estime un éleveur. De cette visite, les responsables des deux institutions financières ont, sans doute, tiré une conclusion. Il reste un long chemin à parcourir pour mettre en place un processus de partenariat entre le secteur financier et le monde agricole.
Abachi L.

 

Source : http://lesoirdalgerie.com  

 

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Comments

CITOIYENNE ALGERIENNE, le 26-06-2010 à 21:03:01 :

CONSULTe mon compte

bonsoir

svp je veux consulté mon compte bancaire a la BADR par internet


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