Le ver blanc fait des dégâts . » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Le ver blanc fait des dégâts .

16/2/2010

 

ver blancPrès de 500 hectares infestés: Le ver blanc fait des dégâts

par J. Boukraâ

La menace du ver blanc pèse sur la plaine de Mléta. Le ver blanc, ou larve de hanneton, ennemi numéro 1 des céréales, a fait son apparition au niveau de cette zone. Selon M.Mansouri, président de la chambre d'agriculture d'Oran, «une fois de plus, l'ampleur est assez importante et les attaques du ver blanc sont considérables au niveau de cette zone qui couvre les régions de Tafraoui, Oued Tlélat et Ain Kerma. Selon les premières estimations, entre 450 et 500 hectares ont été infestés». La superficie emblavée au niveau de la plaine de Mléta est évaluée à entre 22.000 et 23.000 hectares. Abordant les facteurs à l'origine de cette situation, notre interlocuteur évoque la négligence de l'opération de labour en profondeur et l'utilisation des semences non traitées. «La meilleure façon de lutter contre la larve du ver blanc est le labour en profondeur après les moissons. Cependant, cette opération n'a pas été effectuée de manière correcte. La deuxième étape consiste en l'utilisation de la semence traitée (enrobée de pesticide) ; malheureusement, 99% des agriculteurs n'ont pas utilisé cette semence». En effet, sur une superficie totale de quelque 50.000 hectares seulement, 1.300 hectares ont été traités. Aucune attaque n'a été signalée au niveau des zones traitées», ajoute notre interlocuteur. L'Etat avait décidé de prendre en charge les produits et les pesticides pour la lutte contre le ver blanc. Ces produits ont été pris en charge totalement par le ministère de l'Agriculture, l'ordonnateur étant l'Institut national de la protection des végétaux

 (INPV) et l'Office algérien interprofessionnel des céréales. La semence enrobée par le pesticide est disponible au niveau des coopératives des céréales et des légumes secs (CCLS). L'opération d'approvisionnement a connu un peu de retard, ce qui a poussé les agriculteurs à utiliser une semence non traitée, a-t-on expliqué. La deuxième étape consiste à attaquer l'insecte sur champ après l'apparition de la végétation, et ce au printemps, lorsque les larves sont à leur 3e stade : elles remontent à la surface du sol et attirent les moufettes, les ratons et les oiseaux. Notons que le ver blanc ou larve de hanneton (melolontha melolontha) est un coléoptère nocturne, caractérisé par leurs vols bruyants au coucher du soleil. On rencontre plusieurs espèces, que l'on considère généralement comme nuisibles aux cultures. En effet, les sujets adultes se nourrissent de feuilles et de bois et les larves de racines, le tout au détriment des plantes : on parle d'insectes phytophages. On trouve les larves dans le sol. Les hannetons pondent de préférence dans les terres meubles et chaudes. Les oeufs sont déposés en tas par l'insecte à une vingtaine de centimètres de profondeur. Les vers blancs apparaissent vers juin-juillet. Il hivernent profondément et reviennent la 2e année près de la surface où ils mangent les racines. La larve de hanneton passe un second hiver sous terre et c'est durant la 3e année qu'elle prend son envol à la faveur des soirées d'été. C'est à partir du stade 3 qu'elles feront le plus de dommages.

 Au titre de cette campagne, quelque 50.000 ha de terres agricoles sont à emblaver contre 44.000 la saison précédente. D'autre part, la direction des services agricoles a lancé également une campagne de lutte contre les insectes qui infectent la tomate sous serre et en plein champ.

 

Aïn Tèmouchent: La menace du ver blanc

par Belhadri Boualem

La profession qualifie de «désastreux» le ravage causé par le ver blanc, aux cultures céréalières, dans «plusieurs régions de la wilaya d'Aïn Témouchent», selon le président de la Chambre d'agriculture qui ne disposait pas des chiffres exacts de l'ampleur de l'infestation. Mais d'après le directeur des Services agricoles, c'est au niveau de la plaine de la M'leta, notamment dans la commune de Tamzoura, que la présence du ver blanc ait pu causer de légers dégâts sporadiques (quelques dizaines d'hectares). Selon l'autorité agricole, une enveloppe de 15 millions de DA a été dégagée, sur budget de wilaya afin d'aider les fellahs dans la lutte chimique du ver blanc. Et d'ajouter: «un premier arrivage de produits insecticides sera destiné aux agriculteurs de la plaine de la M'leta qui connaît le problème depuis 10 à 15 ans.

 L'opération, note-t-il, débutera dimanche 07 février. Le montant débloqué par la wilaya est la seconde somme allouée à la lutte contre le ver blanc, en moins de 06 ans.

 Ceci revêt un cachet particulier et un sceau caractéristique qu'accordent les autorités de la wilaya, les responsables du secteur et les élus APW au développement de l'agriculture. Cependant le montant en question pourrait laisser l'observateur du domaine croire que l'étendue infestée est plus importante que l'estimation faite au premier bilan des constats. D'autres fellahs du Berkeche se sont manifestés assez tard après que le ver blanc ait dévasté plus de 15 ha. Le cas des Bendjelloul est à citer en référence.

 Ce sont les emblavures issues de semis tardifs qui sont les plus menacées car la végétation au stade de levée, est assez tendre pour que le ver blanc la détruise. D'après le DSA, la M'leta a été toujours ne zone à risque parce que la région pratique l'élevage et les fellahs ne font pas des labours profonds en été. Mais d'après le président de l'association des grands cultures céréalières, le ver blanc «rah dayer halla!» dans les communes de Aoubellil, Aghlal, Aïn El-Kihal. Interrogé s'il avait en sa possession des statistiques, ce dernier dit ne pas pouvoir les fournir à l'heure actuelle. L'association s'est réunie le 3 février dernier et a débattu le problème du ver blanc. Elle devait transmettre son rapport à la DSA et à la Chambre d'agriculture.

 Il est à noter que le ver blanc est issu de la larve d'un gros insecte coléoptère, commun dans nos régions et qui est très nuisible aux céréales en détruisant leurs racines. Selon les ouvrages, l'insecte a un cycle biologique de trois ans.

 

Source : http://www.lequotidien-oran.com

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