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 Céréales : Nanisme jaune de l'orge

20/1/2010

Céréales : Nanisme jaune de l'orge

Auteur : Le personnel du MAAARO

Incidence

On dit du nanisme jaune de l'orge qu'il est la maladie virale des céréales la plus largement répandue et la plus dévastatrice. On le trouve au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Australie, en Asie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique et en Amérique du Sud. Le virus du nanisme jaune de l'orge infecte une vaste gamme d'hôtes appartenant à la famille des graminées, dont le blé, l'avoine et l'orge. De ces trois céréales, l'avoine est considérée comme étant la plus sensible.

Aspect

Les premiers symptômes sont le rabougrissement du plant accompagné de la coloration jaune, rouge ou violacée de la pointe des feuilles.

Le virus du nanisme jaune de l'orge est transmis par les pucerons. Il se manifeste par le rebougrissement des plants accompagné de la coloration jaune, rouge ou violacée de la pointe des feuilles.

Dans les cultures d'avoine, des feuilles rouges sont le principal symptôme du virus du nanisme jaune de l'orge.

Le nanisme jaune de l'orge est souvent confondu avec d'autres maladies virales causées par le virus de la filosité panachée du blé ou le virus Polymyxa de la mosaïque du blé. Il peut aussi être confondu avec des carences nutritives et des désordres de source environnementale. Il est très difficile d'identifier les maladies à virus et il faut s'en remettre à des analyses sérologiques précises. L'idéal est de transmettre des échantillons à un laboratoire de diagnostic offrant de telles analyses.

Tableau 6-23. Comparaison des maladies causées par le virus du nanisme jaune de l'orge, le virus de la filosité panachée du blé et le virus Polymyxa de la mosaïque du blé

Virus

Transmission

Principaux symptômes

Hôtes additionnels

Virus du nanisme jaune de l'orge

Pucerons

Chlorose générale, coloration rouge ou pourpre, rabougrissement

Orge, avoine, maïs, sorgho, millet, graminées

Virus de la filosité panachée du blé

Champignon terricole
(Polymyxa graminis)

Mosaïque vert-jaune, rabougrissement, formation de rosettes

Seigle, orge, graminées, sorgho

Virus Polymyxa de la mosaïque du blé

Champignon terricole
(Polymyxa graminis)

Mosaïque jaune-vert, bigarrures, filosité

Seigle, orge

 

Cycle de la maladie

Le virus du nanisme jaune de l'orge est transmis uniquement par les pucerons. Plusieurs espèces de pucerons ont été identifiées comme vecteurs de cette maladie, notamment le puceron vert des graminées, le puceron du maïs, le puceron des céréales et le puceron du merisier à grappes. Les pucerons causent des dommages en s'alimentant, étant donné qu'ils se nourrissent directement de la sève de leurs hôtes et qu'ils les privent des éléments nutritifs dont ils ont besoin pour croître. Le contact avec la sève des végétaux fait des pucerons les vecteurs parfaits pour le virus du nanisme jaune de l'orge. Les plants infectés par ce virus se trouvent par plaques de 1-2 m de diamètre, mais peuvent aussi être distribuées uniformément à la grandeur du champ si les pucerons y pullulent partout. Les pertes de rendement sont très étroitement liées au stade de la culture où se produit l'infection. En général, les pertes sont plus importantes lorsque l'infection se propage aux jeunes plantules à l'automne (> 30 %) plutôt qu'au printemps.

Stratégies de lutte

Il existe peu de méthodes de lutte. La meilleure stratégie consiste à éviter de semer tôt. Les semis hâtifs laissent en effet plus de temps aux pucerons pour infecter les plants à l'automne. Les dates de semis optimales ou recommandées pour le blé d'automne, tiennent compte des dommages causés par le virus du nanisme jaune de l'orge et par la mouche de Hesse, et visent l'obtention d'un plant vigoureux qui affichera un maximum de rusticité hivernale (voir la rubrique Dates de semis). Le fait de semer plus tôt, les automnes doux permet aux pucerons de survivre plus longtemps qu'habituellement. Les semis hâtifs constituent un avantage dans les céréales de printemps. Les pulvérisations de produits chimiques visant à enrayer les vecteurs que sont les pucerons ne sont ni pratiques, ni économiques, car le dépistage des pucerons est très difficile. Quand les populations de pucerons atteignent des niveaux oú ils sont visibles, la transmission du virus a fort probablement déjé commencé. Les pulvérisations préventives ne sont pas non plus rentables étant donné que cette maladie est difficile à prévoir.

Source : http://www.omafra.gov.on.ca  

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