Ravageurs du blé (durant la levée). » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Ravageurs du blé (durant la levée).

26/11/2009

 Ravageurs du blé (durant la levée).

1.Cicadelle vectrice de la maladie des pieds chétifs :

Psammotettix alienus

Description

Adulte : insecte sauteur de 3,6 à 4,4 mm de couleur brun clair, taches foncées réparties sur le corps.
Larve : ressemble à l’adulte.

Cycle de développement

Deux à trois générations par an ; une génération peut vivre jusqu’à cinquante jours.

Insecte sauteur, attaquant plusieurs espèces de graminées, il hiverne au stade d’œuf inséré dans les tissus du végétal hôte.

Les jeunes larves émergent et passent par cinq stades avant de devenir adulte.

Elle est présente dans toutes les cultures de fin avril à début novembre.

Dégâts

Les dégâts sont directs par prélèvement de sève ; la cicadelle transmet le virus de la maladie des pieds chétifs au blé et en moindre mesure à l’orge.

La transmission du virus se fait à l’automne sur les jeunes semis mais les symptômes s’extériorisent à la reprise de végétation : les plantes atteintes restent naines avec parfois un fort tallage.

Les feuilles sont décolorées, les pieds atteints suivent souvent la ligne de semis.

Mesures prophylactiques

Intervenir dès l’apparition des insectes.

2.Noctuelle terricole (vers gris) :

Agrotis segetum et Agrotis ipsilon

Description

Adulte : papillon aux ailes antérieures brun foncé avec deux taches plus claires au centre ; ailes postérieures blanches chez le mâle, grises chez la femelle avec liseré noir sur le pourtour des ailes.

Larve : chenille de 45 mm au dernier stade, de couleur grisâtre.

Cycle de développement

L’hivernation se fait dans le sol au dernier stade larvaire.

Les papillons volent en mai-juin (la nuit).

Les femelles pondent sur les plantes adventices ou à même le sol.

La chenille mange la nuit et se dissimule le jour au pied des plantes en s’enroulant sous une motte ou à une faible profondeur.

Ces noctuelles peuvent accomplir un trajet important et préfèrent les terres légères et bien exposées.

Dégâts

Les jeunes chenilles, après avoir rongé des adventices, s’attaquent aux cultures légumières voisines ainsi qu’aux betteraves, céréales, tabac, pommes de terre, vigne... dont elles dévorent le feuillage et sectionnent les pétioles.

Les attaques conduisent à la dépréciation de la production (légumes), voire à la destruction de la récolte. Sur betteraves, elles occasionnent de graves dégâts en sectionnant le collet en période de sécheresse.

Mesures prophylactiques

Intervenir dès apparition des dégâts sur les larves jeunes.

3.Puceron des céréales et du rosier :

Metopolophium dirhodum

Description

Ailé et aptère : 2 mm, ovale, vert-jaune, strie vert foncé sur le dos, cornicules longues et coniques, vert-pâle légèrement brunes aux extrémités. Antennes arrivant au niveau de la base des cornicules.

Cycle de développement

Cette espèce hiverne sous forme d’œufs pondus à l’automne sur des plantes du genre Rosa (rosier, églantier).

L’éclosion a lieu à la fin de l’hiver et donne les premières générations.
Leur descendance colonise peu à peu les cultures de céréales encore vertes.

La migration se fait en mai-juin, notamment sur le blé et l’orge où il se multiplie avant d’aller sur le maïs.

Dégâts

Ce puceron se développe sur les feuilles, le plus souventsur la face inférieure.
Lorsque les colonies sont nombreuses, les dégâts se caractérisent par une baisse des rendements et une détérioration de la qualité des grains récoltés.

La salive de cet insecte est toxique pour le maïs : jaunissement des jeunes feuilles du cornet et apparition de stries blanches, raccourcissement des entrenœuds.

Il est vecteur de la mosaïque nanifiante du maïs (MMV) et de la jaunisse nanifiante de l'orge (BYDV).

Mesures prophylactiques

Surveiller la culture autour du gonflement.

4.Puceron du merisier à grappes :

Rhopalosiphum padi

Description

Ailé et aptère : 1,5 à 2,3 mm, vert foncé à vert olive avec une zone brun rougeâtre à l’extrémité postérieure. Cornicules courtes, sombres et renflées.

Cycle de développement

Les œufs d’hiver sont déposés sur des plantes du genre Prunus.

Les adultes peuvent survivre sur céréales lors des hivers doux.

Fin mai début juin, les colonies se développent sur les céréales, maïs, orge, avoine et blé.
Les fondatrices émigrent vers le maïs dont elles occupent les feuilles, les épis et les panicules après floraison.

En fonction de la précocité et de la sévérité de l’hiver, les adultes migrent vers les hôtes primaires pour pondre ou recolonisent les jeunes semis lors d'hivers doux.

Dégâts

Ce puceron est l’un des principaux vecteurs du virus de la jaunisse nanisante des céréales (JNO) : à la sortie de l’hiver, décoloration des extrémités des feuilles (jaunissement pour l’orge, rougissement pour le blé et l’avoine).

Les dégâts sont particulièrement sensibles en cas d’année humide : il y a alors mauvaise nutrition des épis et chute du rendement et de la qualité (nombre de grains/épi faible).

Mesures prophylactiques

Intervenir suivant les avertissements.

5.Taupin :

Agriotes ou Athous

Description

En France, on dénombre 53 genres de taupins, dont 14 Agriotes et 39 Athous.
Parmi les Agriotes, on distingue plusieurs espèces, principalement Agriotes sordidus, Agriotes sputator, Agriotes lineatus...

Actuellement, Agriotes sordidus domine toute la région sud de la France.

Genre Agriotes

Adulte : corps très allongé de 6 à 12 mm, entièrement recouvert sur les faces dorsale et ventrale d'une fine pubescence gris blanchâtre.
Il est composé d'un pronotum brun noirâtre, bombé sur la face dorsale et d'élytres étroits, allongés à l'extrémité, rougeâtres.
Sa tête est large et presque complètement dissimulée par le thorax.

Larve : 17 à 20 mm de long pour une largeur inférieure à 2 mm. Sa tête est aplatie avec des mandibules courtes.
Son corps cylindrique, jaune pâle brillant, est extrêmement dur et résistant d’où son nom de larve ''fil de fer''.

Oeuf : légèrement ovale de 0,5 mm, pondu en groupe.
Genre Athous
L'espèce Athous s'apparente à Agriotes.
Il est presque identique mais on le différencie par quelques particularités morphologiques.
Athous est plus gros et moins mobile qu'Agriotes avec deux appendices caudaux. La larve de taupin est très polyphage et se développe aux dépens des racines de cultures très variées (toutes cultures pour le genre Agriotes, céréales d'hiver pour le genre Athous).

Dans les régions plus sèches, les prairies naturelles constituent un milieu idéal pour la ponte.

Dans les régions de culture intensive, les légumineuses fourragères sont pratiquement les seules cultures dans lesquelles les larves peuvent commencer leur développement.

A l'issue de la nymphose, l'adulte hiverne dans le sol ; il apparaît au printemps, vole seulement la nuit et marche activement. Il mange les feuilles des plantes sauvages ou cultivées les plus variées.
Le mâle meurt peu après l'accouplement ;la femelle meurt à la fin de l'été.

Les oeufs sont déposés à une profondeur de 20 à 60 mm, isolément ou par groupes de 3 à 12, de préférence dans des terrains humides ou frais ; ils se développent en 25 à 60 jours selon le lieu de ponte (fécondité de 150 à 200 oeufs).

La larve très sensible à la sécheresse se déplace verticalement dans le sol selon l'humidité, la température du sol et la saison.
Elle creuse des galeries et attaque les parties enterrées des plantes, avec des arrêts d'activité en été et en hiver.
L'évolution larvaire demande 4 années et la larve mue 8 fois.
Au mois de mai de la 5e année de développement, la larve se
nymphose.

Les adultes sont formés en été et restent en diapause jusqu'au mois de mars de l'année suivante.
Ils pondent fin mai-début juin.

Dégâts

Sur blé tendre d'hiver, la larve pénètre à la base de la plantule, détruit le bourgeon, ce qui entraîne le jaunissement de la feuille centrale et la mort de la plante.

Les attaques de taupins sur céréales peuvent provoquer des dommages allant de la disparition de quelques pieds jusqu'au retournement de la parcelle. Elles peuvent aussi diminuer la vigueur de la culture par un affaiblissement de son système racinaire et provoquer des pertes de rendement importantes.

Sur betteraves, les racines sont sectionnées par les larves, entrainantune destruction de la plante.

Mesures prophylactiques

Lutte préventive uniquement.

Prévision des taupins par piégeage et par sondage (prélèvement de terre).

Traitement des semences : les traitements de semences des céréales et betteraves permettent, comme le traitement dans le rang, de protéger la culture en cours.

Traitement du sol : seuls les traitements de sol en plein avec une incorporation homogène permettent de gérer les grosses infestations.
Des traitements en localisé (micro granulé) dans le rang permettent de lutter contre ce ravageur dans les cultures de betterave, maïs, tournesol et pommes de terre.

Précédents : éviter les cultures sur les parcelles à risque très élevé (ancienne prairie, jachère, luzerne)

6.Zabre :

Zabrus tenebrioides

Description

Adulte : 15 mm de long, trapu, noir mat sur le dessus du corps et brun clair sur la face ventrale.
Sa tête est relativement grosse et un thorax bombé lui donnent un profil 'bossu' avec des élytres bombés. Ses tibias et ses tarses sont brun rougeâtre, avec 2 éperons sur l'angle apical interne des tibias antérieurs.

Larve : 30 à 35 mm de long, blanchâtre, tête et prothorax brun foncé, mésothorax, plaques abdominales et pattes brun clair.

Oeuf : blanc.

Cycle de développement

1 génération par an.
Plantes-hôtes : le blé, l'orge, et plus rarement l'avoine, le triticale et le seigle.

L'adulte apparaît au mois de juin et pond jusqu'à la fin de l'automne.
Assez actif, il vole à peu de distance du sol et se disperse sur les cultures de céréales. Il ronge les fleurs et les jeunes grains pendant la nuit et se dissimule sous les mottes de terre ou les plantes le jour.

Il pond ses oeufs en groupes de 3 à 5 dans une petite galerie ; les oeufs se développent en 2 à 3 semaines.

Les larves creusent un terrier étroit et profond de 10 à 30 cm dans le sol dans lequel elles se réfugient pendant la journée. La nuit, elles rongent le parenchyme foliaire, ne laissant subsister que les nervures qui forment un chevelu agglutiné sur le sol. Elles attirent l'extrémité des feuilles dans la galerie afin de pouvoir les dévorer dans la journée.

Pendant l'hiver, l'activité larvaire se ralentit puis reprend avec une intensité accrue au printemps.

La larve se nymphose en mai et le nouvel adulte apparaît.

Dégâts

Ce ravageur est présent sur tout le territoire.Toutefois les attaques les plus fréquentes de ces dernières années sont essentiellement localisées dans les zones de l'Ouest et du Sud de la France.

Les dégâts prennent différents aspects en relation avec l'importance des populations, la densité et le stade phénologique des céréales.
Les larves sectionnent et entraînent les jeunes feuilles dans leurs terriers. Ces feuilles restent parfois visiblement engagées dans la galerie où elles sont consommées (ce qui trahit immédiatement la présence du ravageur).
Quelquefois les dommages peuvent être encore plus graves car les larves peuvent cisailler les tiges à leur base et se nourrir aux dépens des tigelles de céréales.
Ces dégâts peuvent être observés à partir d'octobre - novembre et se manifester durant tout l'hiver en cas de temps doux. Ils se produisent par taches s'étendant à partir des lieux de ponte.

Ces dégâts entraînent des pertes de rendement.

Mesures prophylactiques

Protéger les semences.

Source : http://www.syngenta-agro.fr

 

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