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 Protéger les arbres en Afrique

8/10/2009

Protéger les arbres en Afrique

S.T. Murphy

Sean T. Murphy est Directeur du Programme de recherche sur la foresterie tropicale. Institut international pour la lutte biologique, Silwood Park. Buckhurst Road, Ascot, Berckshire SL5 7TA, Royaume - Uni. Adaptation d'un Mémoire volontaire présenté au XIe Congrès forestier mondial, 13-22 octobre 1997, Antalya (Turquie)

Une évaluation de l'impact des ravageurs sur les forêts et les systèmes agroforestiers, situation actuelle de lutte et proposition pour une approche régionale intégrée.

En Afrique subsaharienne, les gouvernements nationaux et les institutions internationales de développement reconnaissent que les arbres et les forêts sont indispensable pour le développement durable, le bien-être des communautés rurales et la conservation de l'environnement. Les terres boisées et les forêts naturelles, comme les savanes boisées (miombo), les forêts des montagnes de l'Arc oriental de l'Afrique de l'Est et les forêts humides de feuillus de l'Afrique de l'Ouest sont considérées comme un patrimoine naturel important pour la conservation de la diversité biologique, mais aussi pour les produits qu'elles fournissent (Miller et Adams, 1992). Les plantations forestières industrielles, les petits peuplements forestiers agricoles/communautaires et les systèmes agroforestiers fournissent du bois de sciage, de la pâte, du combustible ligneux, du fourrage, des rideaux - abris et des brise-vent. Ces peuplements artificiels contribuent à la protection de l'environnement en atténuant la pression exercée sur les forêts naturelles pour obtenir des produits ligneux, et jouent un rôle essentiel dans la prévention de l'érosion des sols (Evans, 1992).

La prise de conscience croissante de l'importance des arbres a conduit à améliorer considérablement la formulation et la mise en œuvre des politiques forestières africaines. Au cours des dernières décennies, on s'est attaché principalement à promouvoir les programmes forestiers (foresterie communautaire, sociale et paysanne) et agroforestiers de développement rural visant à atteindre des objectifs spécifiques, tels que le reboisement des terres dénudées, et à répondre aux besoins des petits exploitants agricoles locaux (Burley et Wood, 1991; Wood, 1991). Grâce à ces politiques nationales, dans tout le continent, des étendues de plus en plus grandes de terre ont été plantées en forêts. Malheureusement, de nombreux problèmes empêchent d'atteindre quelques-uns des principaux objectifs de ces programmes. Il s'agit notamment du problèmes des ravageurs - insectes, nématodes, vertébrés, adventices et pathogènes - et des risques y afférents, qui s'est sensiblement aggravé au cours de ces dernières décennies. Ainsi, le Centre pour la recherche forestière internationale (CIFOR, 1993) a déclaré que toute défaillance inhérente à la gestion de la protection de la forêt remettrait gravement en question la valeur de la recherche dans d'autres domaines, si la croissance des arbres et le développement des forêts étaient exagérément affectés par des ravageurs et des maladies.

Le présent article commence par une analyse de l'impact des ravageurs sur les programmes forestiers et agroforestiers en Afrique et des mesures actuellement prises pour lutter contre certains d'entre eux. Sont ensuite examinées les priorités futures de la lutte contre les ravageurs des arbres. L'article propose enfin un plan en vue de mettre en œuvre une approche régionale intégrée, à l'appui des programmes forestiers et agroforestiers nationaux pour la protection des arbres en Afrique.

Dégâts causés par les ravageurs des arbres en Afrique

En 1986, un puceron exotique suceur de sève, le puceron du cyprès, (Cinara cupressi) a été signalé dans des plantations de Cupressus au Malawi, où il a causé le dépérissement des branches et, souvent, la mort des arbres. En 1991, il a envahi huit pays d'Afrique orientale et occidentale où il a tué des arbres, occasionnant ainsi des pertes estimées à 41 millions de dollars EU et continue à réduire l'accroissement annuel, à raison de pertes évaluées à 413,5 millions de dollars par an (Murphy, 1993).

L'histoire du puceron du cyprès illustre l'un des problèmes affectant aujourd'hui les arbres d'Afrique: l'introduction accidentelle d'insectes et de maladies exotiques, qui peut avoir une incidence négative tant sur les plantations d'essences exotiques dans le cadre d'activités forestières et agroforestières que sur les essences forestières indigènes. Les espèces de ravageurs originaires d'Afrique causent rarement des dégâts aussi spectaculaires mais, comme les ravageurs exotiques, ils peuvent réduire considérablement la croissance et l'état de santé des arbres en les parasitant, réduisant ainsi leur croissance annuelle. Enfin, outre les ravageurs qui nuisent directement à la santé des arbres, des espèces adventices envahissantes peu vent endommager les forêts en entrant en concurrence avec les peuplements existants et en empêchant la régénération de la forêt. En Afrique, ce problème se pose aujourd'hui avec une acuité particulière dans les programmes de conservation de la diversité biologique des forêts naturelles.

Cas où l'utilisation d'un arbre particulier dans un programme forestier ou agroforestier a été sévèrement limitée ou menacée par les ravageurs

Arbre

Région ou pays

Ravageur

Stade du programme de plantation d'arbres le plus affecté

Référence

Milicia spp.

Cameroun, Ghana, Malawi, Nigéria, Tanzanie, Togo

Psylle (Phytolyma spp.)

Jeunes plants/arbres adultes

Akanbi (1990) Wagner, Atuahene et Cobinnak (1991)

Cupressus lusitanica

Afrique de l'Est et Afrique australe

Puceron du cyprès (Cinara cupressi)

Jeunes plants/arbres adultes

Mills (1990)

Cupressus macrocarpa

Afrique de l'Est

Chancre (Rhynchosphaeria cupressi)

Jeunes plants/arbres adultes

Gibson et Jones (1977)

Eucalyptus spp.

Afrique de l'Est et Afrique australe

Termites (Macrotermes sp., Odontotermes sp., Microtermes sp.)

Jeunes plants en pépinière/ plantations récemment créées

CIFOR (1993)

Khaya spp.

Ghana, Nigéria, Cameroun, Côte d'Ivoire

Térébrant des pousses d'acajou(Hypsipyla robusta)

Jeunes plants/arbres adultes

Akanbi (1990) Wagner, Atuahene et Cobinnah (1991)

Pinus radiata

Kenya, Tanzanie

Flétrissement des aiguilles (Dothistroma pini)

Jeunes plants/arbres adultes

Gibson (1979)

Problèmes de ravageurs dans l'ensemble des secteurs forestier et agroforestier

Le puceron du cyprès est loin d'avoir été le seul ravageur à compromettre sérieusement un programme forestier axé sur le développement industriel ou rural (tableau) De nombreux arbres importants ont été touchés, notamment des essences de Pinus, Eucalyptus, Milicia et Khaya. Dans le secteur agroforestier, l'introduction accidentelle d'un seul ravageur exotique, ou l'apparition d'un ravageur d'une espèce indigène, peuvent aussi réduire à néant les efforts et les investissements considérables consentis par des institutions de recherche nationales et internationales pour sélectionner les espèces et les variétés agroforestières les plus adaptées aux conditions africaines.

Ainsi, durant les années 80, la psylle du leucaena (Heteropsylla cubana), originaire d'Amérique centrale, s'est diffusée à travers le Pacifique et l'Asie et a gravement endommagé les essences de Leucaena. Elle a ensuite gagné, en 1992, le continent africain, et est actuellement présente au Burundi, en Ethiopie, au Kenya, au Malawi, au Mozambique, en Ouganda, en République - Unie de Tanzanie, en Zambie et au Zimbabwe, où elle provoque de sérieux dégâts aux arbres dans les parcelles des petits exploitants, et dans celles expérimentales des instituts de recherche nationaux. On prévoit que, d'ici quelques années, elle se propagera dans toutes les zones d'Afrique subsaharienne où pousse le Leucaena.

De même, dans les basses terres semi - arides d'Afrique orientale et australe, les activités des anguillules des racines ont empêché l'établissement de Sesbania sesban ou entraîné d'importantes pertes de récolte. Ces nématodes se nourrissent des systèmes radiculaires de S. sesban, ce qui réduit leur croissance ou provoque leur mort. Ainsi, les investissements qui ont été réalisés en Afrique sur les essences de Leucaena sp. et de S. sesban, pour répondre aux besoins des petits exploitants agricoles, sont à présent menacés.

Les graves infestations de ravageurs dans les programmes de plantation d'arbres sont devenues de plus en plus fréquentes au cours de ce siècle. Plusieurs facteurs ont contribué à l'augmentation ou à la prise de conscience de ces problèmes, les plus importants étant les suivants:

 l'expansion rapide de la superficie des plantations forestières, au cours des 30 dernières années;

 le caractère monospécifique de la plupart des plantations, qui a favorisé une diffusion très rapide de certains ravageurs;

 l'établissement de certaines plantations sur des sols pauvres, qui a créé des conditions de stress et rendu les arbres moins vigoureux et plus sensibles aux attaques de ravageurs;

 l'emploi d'essences forestières exotiques présentant un risque élevé d'introduction de ravageurs exotiques dans la plupart des programmes de plantation.

 Au cours des dernières décennies, les instituts de recherche et les départements forestiers nationaux du monde entier ont davantage pris conscience des dégâts que finissent par causer les ravageurs, même si les symptômes ne sont pas toujours immédiatement apparents. Il a été difficile d'évaluer les dommages, mais des études récentes ont montré que certains ravageurs peuvent causer des pertes considérables en réduisant l'accroissement annuel des arbres.

Problèmes de ravageurs dans le domaine de la conservation des forêts naturelles

Tout comme le puceron du cyprès, les ravageurs exotiques peuvent affecter les essences forestières indigènes mais, aujourd'hui, ce sont les espèces adventices envahissantes qui menacent le plus les forêts naturelles africaines. Certaines espèces adventices pérennes, telles que Lantana camara et Chromolaena odorata, poussent rapidement dans les clairières et peuvent compromettre la régénération des forêts naturelles dans les zones de conservation. Les pays insulaires et les îles océaniques de l'Afrique, avec leur flore hautement endémique, sont particulièrement exposés à ce risque. Sur le continent africain, la seule chaîne de montagnes de la République-Unie de Tanzanie, l'Usambara oriental, est menacée par des vignes et des broussailles exotiques, notamment Clidemia hirta et Lantana camara, ainsi que par une essence introduite, Maesopsis eminii (Hamilton, 1989). A Madagascar et dans les îles Mascareignes, ainsi que dans les îles africaines de l'Atlantique, des adventices envahissantes ont amené quelques essences forestières indigènes à la limite de l'extinction.

Mesures récentes de lutte contre les ravageurs exotiques

Etant donné la nécessité de maîtriser de toute urgence les invasions de ravageurs exotiques dans quelques pays, plusieurs programmes de lutte contre les ravageurs ont été lancés ces dernières années dans différentes parties du continent, avec l'appui technique des Offices agricoles du CAB International, de la FAO et d'autres institutions internationales. La plupart de ces programmes ont porté non seulement sur les problèmes spécifiques aux ravageurs, mais aussi sur le besoin de renforcement institutionnel dans la lutte raisonnée contre les ravageurs. Ainsi, globalement, ces programmes ont apporté un dynamisme et une base pour une initiative durable de lutte contre les ravageurs des arbres en Afrique subsaharienne. Trois efforts représentatifs sont décrits ici. Etant donné que ces exemples portent sur des ravageurs exotiques, les méthodes de lutte biologique prédominent.

Cupressus et Juniperus. A la fin de 1990, le puceron du cyprès faisait des ravages dans les essences exotiques et indigènes de Cupressus et Juniperus, dans au moins sept pays d'Afrique orientale et australe. Un programme régional de lutte biologique classique a donc été lancé en 1991, avec l'appui technique des Offices agricoles du CAB International. Grâce à ce programme, plusieurs pays ont à présent établi leurs propres systèmes de suivi et des programmes de recherche concernant le puceron du cyprès. Des enquêtes approfondies concernant les parasitoïdes d'insectes exotiques ont été conduites dans les régions où pousse le Cupressus, dans la zone tempérée septentrionale et, à ce jour, deux agents potentiels ont été identifiés. L'un d'eux fait actuellement l'objet de lâchers expérimentaux au Kenya, au Malawi et en Ouganda. Quelques pays complètent les travaux sur la lutte biologique par des études sur la résistance des plantes hôtes.

Leucaena. En République-Unie de Tanzanie, le Centre international pour la recherche en agroforesterie (CIRAF) a entrepris, en collaboration avec un programme national, des activités expérimentales de sélection d'essences et d'hybrides de Leucaena résistant aux attaques de la psylle. A l'heure actuelle, il examine les effets des régimes d'exploitation sur la production du Leucaena et sur les infestations de psylles. Outre cette activité, un programme de lutte biologique classique est en cours au Kenya et en République - Unie de Tanzanie. Dans ce dernier pays, ce programme est associé aux expérimentations sur la résistance des plantes hôtes. Une enquête intérieure menée pour un programme en Asie a déjà permis d'identifier deux nouveaux parasitoïdes potentiels de la psylle du leucaena, qui ont été lâchés au Kenya et en République-Unie de Tanzanie.

Azadirachta indica. Le margousier Azadirachta indica, cultivé de manière extensive dans toute la région sahélienne de l'Afrique de l'Ouest, représente pour les communautés rurales une source vitale de bois de construction et de bois de feu; il joue également un rôle important, comme arbre ombrophile et comme rideau - abri. En 1990, l'apparition «soudaine» d'une maladie, appelée par la suite dépérissement du margousier, a suscité une certaine préoccupation dans toute l'Afrique de l'Ouest. Les investigations conduites au Niger et au Nigéria par des experts techniques de la FAO et de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) n'ont pas permis d'identifier un organisme pathogène primaire susceptible de faire avancer le diagnostic et de calmer les craintes quant à la propagation de la maladie. En outre, les parcelles de suivi établies par les programmes nationaux ont déjà montré que la gravité de cette maladie peut varier d'une année à l'autre. L'un des objectifs des programmes est de distribuer des semences représentant une variation génétique plus grande, en vue d'augmenter l'adaptabilité de cet arbre aux conditions locales.

Outre le dépérissement du margousier, des infestations de cochenille jaune orientale (Aonidiella orientalis), provoquant une défoliation importante et quelquefois la mort du margousier, se sont propagées dans toute la région ces 10 dernières années. Tous les pays où cet arbre a été planté sont à présent gravement touchés. Les dégâts causés par la cochenille sont particulièrement graves là où les margousiers étaient déjà en voie de dépérissement. Au Nigéria, un programme de lutte biologique classique et des études sur la résistance des plantes hôtes sont à présent en cours. Une étude sur les parasitoïdes d'insectes exotiques est actuellement conduite par les Offices agricoles du CAB International au Pakistan, et des agents potentiels de lutte biologique ont à présent été identifiés. Au Nigéria, des travaux ont été entrepris pour surveiller de façon suivie les populations de cochenilles et des préparatifs sont en cours pour le lâcher de parasitoïdes.

Priorités futures en matière de lutte contre les ravageurs des arbres

Les initiatives décrites dans les paragraphes précédents, ainsi que d'autres, ont relancé la protection des arbres dans les systèmes agroforestiers et les forêts naturelles, les plantations à vocation industrielle et autres. Pour matérialiser ce progrès dans une série cohérente de besoins et d'actions, les Offices agricoles du CAB International, l'Institut kényen de recherche forestière (KEFRI) et la FAO ont organisé au Kenya, en 1995, une réunion consultative internationale de dirigeants et de décideurs du secteur forestier, (Allard, et al. 1995), à laquelle ont participé des représentants de l'Afrique du Sud, de l'Ethiopie, du Kenya, de l'Ouganda, de la République-Unie de Tanzanie et du Soudan. Les pays participants ont identifié des domaines critiques spécifiques (par exemple, ravageurs prioritaires, flux d'informations, politiques concernant l'état de santé des forêts), dans lesquels les programmes nationaux doivent être renforcés.

En général, les programmes nationaux recommandaient de s'attaquer à ces problèmes dans le cadre d'un programme de renforcement des institutions, de formation et de coopération régionale, c'est - à - dire en créant, entre les pays, un réseau pour les activités de lutte contre les ravageurs.

Les recommandations de la réunion sont un élément important de la vision que devra avoir la lutte contre les ravageurs des arbres en Afrique. Cependant, cette vision doit être basée sur des stratégies de lutte durables et sur leur intégration, à un stade approprié, dans des programmes de plantation même si ces stratégies doivent, dans la mesure du possible, être préventives et non réactives (CIFOR, 1993). Ces stratégies doivent être principalement axées sur l'état de santé de l'ensemble des forêts, qu'elles soient monospécifiques, plurispécifiques ou naturelles.

Etant donné que, d'une manière générale, en Afrique, les systèmes d'utilisation des terres englobent toujours des arbres, cultivés en tant que peuplements purs ou en mélange (y compris avec des cultures agricoles), les stratégies de lutte contre les ravageurs doivent être basées sur une approche intégrée - connue sous le nom de protection intégrée (PI) - comprenant des composantes adaptées aux systèmes d'utilisation des terres et aux conditions locales spécifiques. Ces composantes devraient être durables, d'un faible niveau de technicité, respectueuses de l'environnement et rentables et pourraient notamment être les suivantes: systèmes de surveillance des ravageurs, lutte biologique avec activités de conservation, de multiplication ou d'introduction d'ennemis naturels, résistance des plantes hôtes et pratiques sylviculturales. Priorité doit être donnée aux stratégies de protection intégrée qui préviennent ou réduisent les risques d'infestation. Dans ce contexte, diverses pratiques, telles que l'adaptation des sites, la conservation des ennemis naturels, etc., doivent recevoir une attention particulière. Ces facteurs doivent être pris en considération avant le démarrage des programmes de plantation. En outre, une stratégie de protection intégrée ne peut réussir que si elle est mise en œuvre avec soin, c'est pourquoi les programmes devraient prévoir un volet de formation important à l'intention des responsables de la surveillance des forêts et des paysans locaux.

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Source : http://www.fao.org

 

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