OUARGLA 147 000 palmiers traités contre le ver de la datte » maladies des plantes , agriculture et écologie

 OUARGLA 147 000 palmiers traités contre le ver de la datte

18/9/2009

OUARGLA:147 000 palmiers traités contre le ver de la datte

20.08.2009

Près de 147 300 palmiers ont été traités à travers les différentes oasis de la wilaya de Ouargla, a indiqué l'inspection phytosanitaire de la direction des services agricoles.
Lancée la semaine dernière, cette campagne, qui s'est déroulée en coordination avec des experts de l’Institut national de protection des végétaux (INPV), a essentiellement concerné les palmiers-dattiers qui produisent deglet nour, une datte très vulnérable au ver de palmier. Cette opération se déroule à un «rythme effréné et devra toucher quelque 400 000 palmiers vulnérables au ver de la datte», a précisé l'inspection phytosanitaire qui avait organisé, du 8 au 28 juillet dernier, une campagne de protection contre le ver «boufaroua» suite à l'apparition de quelques foyers au niveau de certaines oasis à Hassi Bouabdallah et Taybate. 13 camions et trois véhicules de type 4x4 ont été mobilisés dans le cadre de cette opération qui a vu la contribution de jeunes entrepreneurs pour le traitement de 330 800 palmiers dont 316 800 traités sous la supervision de l'INPV et 14 000 par les entrepreneurs eux-mêmes. En vue de mieux protéger ces palmiers, l'INPV a édité des publications portant des recommandations et orientations destinées aux agriculteurs intéressés par la culture du palmier-dattier en vue de leur inculquer les bonnes pratiques pour un meilleur entretien de leurs palmiers dont la couverture des rafles de dattes avec des sachets en plastique. Figurent également dans ces publications d'autres orientations relatives à la conservation et à l'empaquetage des dattes. La wilaya de Ouargla dispose de plus de 2 390 000 palmiers dont ceux qui produisent deglet nour, gherset deghla beida, cette dernière entrant dans la production de plusieurs types de médicaments.

APS

Exportation de la datte algérienne: Quand un petit ver gâche tout:

Ce produit agricole algérien qui fait, malgré tout, la fierté de la population du Sud et qui a le potentiel de devenir la deuxième ressource de recettes pour le pays après le pétrole, devient moins compétitif, dès lors qu’il est infesté du ver de la datte ou ce que les professionnels appellent la Pyrale. Le manque à gagner serait énorme.

Le traitement de cette maladie qui ravage les dattes algériennes est fort onéreux, mais présente aussi le risque de laisser des résidus de pesticides à la surface et ne pourra donc être écoulé dans les marchés étrangers ciblés dont celui de l’Europe dont les autorités sont connues pour être très pointilleuses en la matière. Les producteurs font donc face à un vrai dilemme.

L’Institut national de la protection des végétaux(INPV)a décidé de se pencher sur cette question tant la datte représente un enjeux commercial majeur pour l’Algérie qui mise sur le pétrole vert (l’agriculture) pour d’un côté, assurer sa sécurité alimentaire, mais surtout rééquilibrer une balance commerciale agricole déficitaire.

L’INPV encourage les producteurs à recourir à la méthode californienne adoptée aussi par de nombreux pays du Golfe et qui consiste à utiliser des pesticides conformes aux standards internationaux.

Une telle approche nécessite l’implication de l’Etat qui doit subventionner cette technique coûteuse certes, mais qui permettra in fine d’engranger des bénéfices qui amortiront les dépenses induites par ce traitement.

C’est en tout cas la seule manière pour moderniser la phoeniciculture (culture du palmier dattier) qui reste encore au stade artisanal tant les agriculteurs qui la pratiquent ne respectent pas l’itinéraire technique. Les exportations de dattes restent dérisoires malgré l’augmentation de la surface consacrée à cette culture.

Elles ont enregistré une légère progression entre 2003 où elles étaient de 10.200 tonnes pour une valeur financière de l’ordre de 16,45 millions de dollars et 2007 où elles ont atteint les 13.350 tonnes pour une valeur financière de l’ordre de 23,08 millions de dollars.

Nos voisins tunisiens ont au cours de la saison précédente 2007-2008, exporté près de 61.000 tonnes des dattes pour environ 150 millions d’euros.

La Tunisie dont la production dépasse les 145.000 tonnes, a réussi à placer sa marchandise dans 56 pays. Les exportations de dattes représentent 16% du volume global de ce pays et arrivent d’ailleurs en troisième position après l’huile d’olive et les produits de la mer. L’Algérie, dont les potentialités dans le domaine sont beaucoup plus importantes, fait trois fois moins bien que ce pays.

Pourtant, plusieurs dispositifs ont été mis en place par les pouvoirs publics dont le fameux couloir vert qui offrait aux exportateurs de produits agricoles de nombreuses facilités dont des abattements des charges fiscales et parafiscales et des subventions visant à encourager cette activité.

Mais de l’avis de nombreux opérateurs, les exportations agricoles ne sauraient connaitre un grand essor s’il n’y avait pas eu une véritable politique de modernisation de l’agriculture.

Si en Algérie la commercialisation de dattes atteintes de la Pyrale est admise, il n’en est pas de même en Europe où les consommateurs sont de loin beaucoup plus exigeants. source: Le Monde Aujourd’hui

 

 

 

 

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