Les champignons pathogènes » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Les champignons pathogènes

18/9/2009

Les champignons pathogènes

02/10/2006

L'originalité de la pathologie des arbres forestiers tient à l'importance des champignons pathogènes racinaires. Difficiles à détecter et à atteindre, ils posent des problèmes malaisés à résoudre au sylviculteur qui découvre qu'une de ses parcelles est infectée. Certains d'entre eux semblent s'attaquer essentiellement à des arbres déjà nettement affaiblis, agissant un peu comme un fossoyeur en pourrissant les racines jusqu'à la mort par dessèchement. D'autres paraissent doués d'un véritable pouvoir pathogène et peuvent contaminer des arbres encore très vigoureux, en s'étendant en tache autour du premier arbre et en créant ainsi un rond de mortalité.

La définition du degré d'agressivité, c'est-à-dire de la capacité d'infecter un arbre sain et de s'y développer, n'est pas simple pour les trois principales espèces d'armillaire présentes dans nos forêts, tant feuillues que résineuses. Néanmoins Armillaria ostoyae cause d'indéniables mortalités dans les Landes, préjudiciables à la culture du pin maritime. Une autre maladie racinaire, provoquée par Heterobasidium annosum (ou Fomes annosus), peut tuer les pins suivant le même processus que celui de l'armillaire. Mais elle s'attaque aussi au mélèze et surtout à l'épicéa, sans tuer l'arbre, en pourrissant par l'intérieur le bois qu'elle rend de la sorte impropre à la commercialisation. Ce champignon très discret détruit ainsi 500 000 mètres cubes de bois d'épicéa chaque année, soit près de 10 % de l'accroissement biologique annuel de cette essence. Il existe une méthode de protection préventive, reposant sur l'antagonisme entre champignons au moment du processus d'infection d'une nouvelle souche par des spores disséminées par le vent. Elle consiste à badigeonner la souche fraîchement coupée avec le champignon Peniophora gigantea, ou avec de l'urée qui favorisera l'installation de ce champignon ; la spore d'Heterobasidium annosum qui arrive sur la souche ne peut alors s'y développer pour aller infecter les arbres voisins, en passant par les racines qui s'anastomosent.
Les champignons foliaires provoquent des pertes de croissance généralement sans gros impact, sauf mortalité localisée de jeunes plants ou semis fragiles. C'est le cas, par exemple, de l'oïdium du chêne, parfois redoutable en pépinière ou en phase de régénération. Les champignons qui provoquent des chancres ou des déformations sur le tronc causent un dommage économique grave lorsqu'il ne reste pas assez de tiges indemnes pour constituer le peuplement définitif.

Source : http://agriculture.gouv.fr

 

 

 

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