Le Carpocapse du pommier. » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Le Carpocapse du pommier.

4/9/2009

Le Carpocapse du pommier.

La pomme véreuse si répandue dans les récoltes, est le résultat de la présence d'un insecte : le Carpocapse. Sa larve ayant pénétré le fruit au printemps, passe l'été dans le fruit bien nourrissant, puis en sort à l'automne pour un période de repos sous une écorce jusqu'au printemps suivant.
Ses dégâts sont parfois considérables et occasionnent la perte des fruits devenus immangeables.

Sa description
Petit papillon nocturne de 2 cm environ, assez semblable à une petite mite, lorsqu'il est posé sur un feuillage ou une branche

Sa biologie
Le papillon est visible à la tombée du jour. Son activité de ponte commence habituellement vers la mi-mai, aux premiers jours de chaleur. Sa présence est perceptible en agitant ou en arrosant le feuillage en début de nuit, leur envol est immédiat.

Il est possible de capturer le papillon à l'aide de pièges à phéromone, mais ceux-ci les attirent beaucoup plus, si l'on oublie de les éliminer. ( La sur-densité de pièges peut servir de confusion sexuelle et diminuer la prédation)

Sa ponte se présente sous forme d'un oeuf tout plati de 1.5 mm de diamètre sur les feuilles ou sur les jeunes fruits. Cet oeuf va éclore après 6 à 10 jours, suivant la température. Sa chenille va voyager pendant 2 à 3 jours avant de pénétrer dans le fruit. Elle fait quelques millimètres et se déplace très rapidement.

Au moment de la ponte et tout de suite après, c'est la seule période ou le carpo est vulnérable. Les larves pénètrent par l'œil ou au point de contact de deux fruits accolés. Ses dégâts par la suite ne peuvent plus être stoppés.

Après quelques semaines, la chenille se transforme  en chrysalide pour une nouvelle génération ou bien quitte le fruit et hiverne en un cocon soyeux sous une écorce jusqu'à la prochaine année.

Limitation des dégâts
Si les traitements à base de pyrèthres de synthèse peuvent être efficaces au moment de la ponte, d'autres solutions existent. Les larves en hiver peuvent être détruite par la prédation naturelle des oiseaux insectivores. On peut aussi déloger les cocons par un lavage sous haute pression des troncs sans aucun additif ( ou par un traitement chimique limité pour les plus virulents !!!  )
La prédation est la plus forte au moment des vols nocturnes par les captures des chauves-souris ( pipistrelle, oreillard ...) qui s'en nourrissent. La pose de gîtes artificiels pour les chauves-souris est très efficace. Dans la journée les visites des oiseaux insectivores: mésanges bleues, charbonnières, délogent les papillons posés. Le pic épeiche, la sittelle torchepot, le gobe-mouche et le rouge queue sont aussi de bons prédateurs que l'on peut favoriser par la pose de nichoirs (voir le lien) et du nourrissage hivernal pour certains. Après l'éclosion des larves il est possible d'agir à l'aide de pyrèthres naturels ou de virus biologiques spécifiques au carpocapse, nouvellement créés depuis un dizaine d'années. Il n'y a pas de toxicité pour les abeilles et les autres auxiliaires utiles, ni de résidus.
Le piégeage des insectes qui veulent hiverner est possible sous des cartons entourant le tronc de l'arbre, que l'on détruit par le feu en septembre. En éliminant les fruits parasités dans l'arbre ou tombés à terre, on réduit la population hivernante.

Tags : pommier
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Comments

technicien en agriculture, le 28-09-2010 à 17:07:49 :

remercier

very fine

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