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 Les principales maladiesde l'amandier en Tunisie

22/7/2009

Les principales maladiesde l'amandier en Tunisie

A: Trigui (*)

 

RESUME

En Tunisie, l'amandier est sujet aux attaques de divers insectes et maladies. Parmi les. insectes, le puceron vert (Hyalopterus arundinuz) est le parasite le plus dangereux. De nombreux champignons et bactéries sont également responsables de maladies plus ou moins importantes sur l'amandier.

 

Les maladies :

- Le Crown-gall ou tumeur bactérienne du collet et des racines dû à Agrobacterium tumefaciens.

- L'Anthracnose causée par Gloeosporium amygdalinum.

- Le chancre à Fusicoccum, Fusicoccum amygdali,

- La Moniliose causée par Monilia laxa.

- La cloque, la maladie de criblure, la rouille ...

- Les affections les plus préjudiciables pour l'amandier en Tunisie sont : Le crown-gall  en pépinières, le Gloeosporium et le Fusicoccum.

- Le chancre à Fusicoccum, omniprésent dans les plantations du Centre et du Sud fait l'objet d'études au Laboratoire régional de la Défense des Cultures de Sfax (I.N.R.A.T.).

 

I. INTRODUCTION

L‘amandier tient la deuxième place, après l’olivier, parmi les espèces fruitières cultivées en Tunisie.

L‘arbre est planté, aussi bien dans les régions du Nord (Tunis, Bizerte ...) que dans le Centre et le Sud du pays (Sbeitla, Sidi Bouzid, Sfax...). C’est dans ces dernières régions que l’amandier occupe une

grande importance économique.

De nombreux prédateurs et maladies attaquent avec plus ou moins de virulence l’amandier en Tunisie.

Concernant les parasites animaux, signalons brièvement que le puceron vert (Hyalopterus arundinis) est l‘ennemi le plus dangereux de cette culture et un traitement contre. cet insecte est dans la plupart des cas nécessaire. Outre, le puceron vert, les scolytes

fSco1ytu.s sp), parasites du bois sont à redouter sur les arbres souffrants de mauvaises conditions de végétation (sécheresse prolongée, etc.. . .).

 

II. MALADIES DE L‘AMANDIER

Divers champignons et bactéries vivent aux dépens de l’amandier et certains d’entre eux sont à l’origine de graves affections.

Les principales maladies observées sur amandier sont :

(1) Le crown-gall ou tumeur bactérienne du collet et des racines dont l’agent responsable est Agrobacteriurn turnefaciens (Smith et Townsed) connu fréquemment en pépinière.

(2) L’anthracnose de l’amandier, causée par Gloeosporiurn arnygdalinurn Brizi.

(3) Le chancre à Fusicoccum dû à Fusicoccurn  arnygdali Del

(4) La moniliose provoquée par Monilinia laxa. (Aderh et Ruhl) Honey. (Berk) Tul.

(5) La cloque causée par Taphrina deformans

(6) La maladie criblée dire à Coryneurn beijerinckii

(7) La rouille des amygdalées provoquée par Tranz- Oud. schelia pruni-spinosae (Pers) Diet.

 

a) Importance de ces maladies et leur répartition géographique :

-Le crown-gall est quasi présent dans toutes les pépinières d’amandier, et les dégâts sont très graves sur cette espèce.

-L’anthracnose ou Gloeosporiurn  cause d‘importants dommages sur certaines variétés d’amandier dans les régions du Nord du pays : Tunis, Bizerte, Cap-Bon, Zaghouan ...

-Le Fusicoccurn, est par contre, omniprésent dans les plantations du Nord, du Centre et du Sud du pays ;

-Le Gloeosporiurn et le Fusicoccurn peuvent être considérés comme les deux affections les plus dommageables de l’amandier en Tunisie.

Outre le Gloeosporiurn, fréquent dans les vergers du Nord de la Tunisie, il y a lieu de signaler également la Monilia laxa. En revanche, la cloque, le coryneum, la rouille sont présents dans toutes les régions.

II est fort probable que cette répartition géographique

soit en rapport avec :

(1) Les précipitations plus importantes dans les zones du Nord (voir tableau de la pluviométrie).

(2) Les exigences du Gloeosporiurn et du Monilia aux conditions climatiques humides.

 

Le Crown-gall ou tumeur bactérienne du collet et des racines :

 

Agrobacterium turnefaciens

II est connu que I‘Agrobacteriurn turnefaciens  attaque toutes les rosacées fruitières particulièrement en pépinières ; si dans certains pays ce sont les plants de pommier et de poirier qui supportent les dégâts de cette bactérie, en Tunisie c’est l’amandier qui est le plus atteint, suivi du pêcher greffé sur amandier, puis de l’abricotier.

II est superflu de décrire les détails des symptômes et la biologie de cette maladie mais disons simplement, que les tumeurs apparaissent le plus fréquemment au collet et que le pénétration de la bactérie se

fait à la faveur d’une blessure, soit au moment du travail du sol, soit au moment de l’habillage des racines ou de greffage des plants.

La lutte contre le crown-gall est basée essentiellement sur la prescription de mesures prophylactiques.

Le crown-gall n’est pas tellement à craindre dans les régions du Centre et du Sud où la pratique du semis en place et du greffage des plantations de ces semis est très courante. Par contre, les risques de cette maladie sont à craindre en cas de plantation de plants provenant des pépinières.

Nous avons relevé la présence de grosses tumeurs sur des amandiers adultes, sans que ces derniers manifestent des signes d‘affaiblissement. On est tenté de croire que l’arbre peut s’accommoder de la présence de la maladie, dans le cas où il arrive à lui survivre pendant les premières années de sa croissance.

 

2.-Anthracnose de l’amandier :

 

Gloeosporiurn arnygdalinurn

Le Gloeosporiurn est un parasite redoutable des fruits. Les attaques débutent dès la formation des jeunes amandes lorsque le noyau n‘est pas encore différencié et se poursuivent durant les premiers stades

de croissance du fruit.

L‘attaque de Gloeosporiurn est profonde puisque la lésion touche le péricarpe et atteint l‘amande qui se couvre des fructifications du champignon.

 

2.1 . Epidémiologie de la maladie :

Les premières taches sur fruits sont visibles sur les variétés locales sensibles dès la première semaine du mois de Mars. Les attaques se poursuivent durant les mois de Mars et Avril, puisque les pluies survenant pendant ces deux mois favorisent l'infestation des fruits par le parasite.

En 1978, nous avons enregistré les quantités de pluie suivantes :

Février    87,2

Mars        59, O

Avril       58,3

Au cours de cette année, très favorable à la maladie, les dégâts causés par le Gloeosporiurn ont été très importants et dépassent pour certaines variétés 30 % des fruits atteints (Peerless)

 

2.2. Variétés sensibles :

Les observations faites en plein champ nous permettent d'apporter les faits suivants concernant la sensibilité variétale. Les variétés étrangères 'Ne plus UItra' et 'Peerless' sont les plus sensibles à la maladie. 'Non Pareil' et 'Cavaliera', peuvent être atteintes mais avec moins de virulence. -

Les variétés locales cultivées dans les vergers du Nord 'Blanco' et 'Hech' sont sensibles au Gloeosporium.

Nous avons remarqué également que les variétés sfaxiennes 'Zahaf' et 'Ksontini', plantées dans un verger de collection à I'

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