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 Apiculture

13/7/2009

Apiculture

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L'apiculture, branche de l’agriculture est l’élevage d’abeilles à miel pour exploiter les produits de la ruche L’apiculteur doit procurer à l’abeille un abri, des soins, et veiller sur son environnement. Puis, il récolte une partie mesurée de ces produits: miel, pollen, cire, gelée royale et propolis.

Pratiquée sur tous les continents, cette activité diffère selon les variétés d’abeilles, le climat et le niveau de développement économique. C’est une activité où se mêlent des méthodes ancestrales comme l’enfumage, et des méthodes modernes comme l’insémination artificielle, ou l’étude du trajet d'abeilles équipées de microréflecteurs radar.

Histoire

L’homme n'élève réellement des abeilles que depuis le 18e siècle. Cependant, la consommation de miel remonte à environ douze mille ans. À cette époque, l’homme pratiquait la cueillette, qui entraîne souvent la destruction de la colonie, comme l’atteste la peinture rupestre trouvée à la «cueva de la Araña », grotte de l’Araignée, près de Valence en Espagne, vieille de six mille ans. On y voit un homme suspendu à des lianes, portant un panier pour recueillir sa récolte, la main plongée dans un tronc d’arbre, à la recherche de rayons de miel. On ne sait pas exactement quand la domestication de l’abeille a eu lieu.

La première ruche fut sans doute issue du prélèvement d’un tronc d’arbre creux contenant un essaim. Plus tard, avec la maîtrise des techniques d’enruchage, apparurent les premières fabrications de ruches artificielles, sans doute faites de troncs creusés ou d’écorce de liège.

L’apiculture était courante dans le Haut-Empire égyptien du XXIV e  siècle av. J-C. Des représentations ont été mises au jour dans le temple du roi Ne-Ouser-Rê à Abou-Gourab (Égypte antique), où l’on voit des scènes montrant l’extraction et la conservation du miel.

L'apiculture fut une activité agricole importante dans la Grèce antique, notamment en Attique[1].

Il existe plusieurs traités qui concernent l'apiculture, durant la période de la Rome antique: Pline l'Ancien décrivit avec précision certains modèles de ruche mobile, en osier ou en liège (apiarium), et Virgile y consacra le quatrième Chant de ses Géorgiques.

Dans le Coran, au septième siècle après Jésus Christ, la seizième sourate, "An-Nahl", Les Abeilles, était consacrée à l'apiculture.

Des modèles de ruches en planches étaient courants dans l’Antiquité, ainsi que des ruches tressées, et en céramique: elles furent d’abord faites de baguettes de bois entrecroisées, étanchées avec un mélange de bouse de vache et de cendres. Les ruches en paille tressée, plus tardives, ont été mentionnées pour la première fois dans une ordonnance de Charlemagne, datée de 799, le Capitulaire De Villis. La récolte dans ces ruches était pratiquée par étouffage total ou partiel de l’essaim, ou encore par la taille de rayons, ce qui entraînait sa mort, ou son affaiblissement.

L’invention de la hausse remédia à ces inconvénients, et c'est à partir de ce moment que l'on a pu commencer à parler d'élevage. En 1772, Jonas de Gélieu décrivit la première ruche à hausse fonctionnelle dans sa Nouvelle méthode pour former les essaims artificiels. L’avènement de l’apiculture moderne se fit par l’invention du cadre mobile, mis au point en 1844, par Debeauvoys.

L’art de l’apiculture

L’apiculture concerne l’élevage des abeilles à miel domestiques, Apis mellifera, Apis nigrocincta, et de quelques espèces, sans dard, de la race des Meliponini. L'abeille est le seul insecte, avec le bombyx du mûrier, le ver à soie, que l'on qualifie de domestique. Les abeilles peuvent redevenir sauvages lorsqu’elles s’échappent du rucher à l’occasion de l’essaimage, ou devenir domestiques à l’occasion de la capture d’un essaim sauvage.

La conduite d’une colonie consiste principalement à veiller à l’état de la démographie des ruches.

Pour se reproduire, et survivre, une colonie d’abeilles cherche à accumuler un maximum de provisions pendant la saison favorable, afin de pourvoir à ses besoins pour les saisons défavorables. Dans les pays du nord, cette période est l'hiver; dans le sud et en Afrique, cette période est la saison sèche.

L'apiculture est le seul élevage où on n'enferme pas, ni ne tue l'animal élevé.

La colonie

Une colonie d’abeilles se compose d’une reine unique, de nombreuses ouvrières, femelles, de faux bourdons, mâles, et de couvain, œufs, larves, et nymphes; elle s'installe dans seule ruche.

L’abeille était déjà présente il y a quatre millions d'années sur terre: des fossiles à l’aspect identique aux abeilles actuelles ont été mis au jour. Cette longévité est le résultat de l’adaptabilité exceptionnelle de cette espèce: le comportement de l’abeille est régi par des facteurs innés, et par son adaptabilité aux conditions d’environnement.

La population de la colonie varie suivant les saisons: elle est plus importante pendant les périodes où les ressources sont abondantes, de 30 000 à 70 000 individus, afin de faire le plus de récoltes possibles. Elle diminue en hiver, à six mille individus, afin de réduire la consommation de provisions au minimum. Cependant, elle ne doit pas être trop faible, car c’est elle qui devra relancer la colonie au printemps.

L’apiculteur

La France compte environ soixante-neuf mille apiculteurs possédant 1 345 000 ruches. Les professionnels, exploitant plus de deux cents ruches, représentent deux pour cent du nombre d'apiculteurs et exploitent quarante pour cent du total des ruches.

Les apiculteurs proviennent de tous les horizons sociaux, hommes, femmes, campagnards ou urbains. Certains ont découvert l’apiculture au hasard de leur parcours, d’autres, souvent, ont été initiés, jeunes alors qu’ils accompagnaient leur père ou grand-père au rucher. Attentifs à l’écosystème entourant leurs ruchers, la botanique et l’entomologie font souvent partie de leur champ d’intérêts. C’est en tout cas une activité qui se pratique avec passion, sinon l’abandon survient.

On dit que l’abeille est la sentinelle de l’environnement. On prête à Albert Einstein cette citation: «Lorsque l’abeille disparaîtra, il ne restera plus que quatre ans à vivre à l’homme». L’apiculteur est le premier à constater les dysfonctionnements dans ses colonies; il intervient alors pour alerter les pouvoirs publics ou l’opinion: en Europe, certains produits phytosanitaires ont été interdits suite à leurs interventions.

La ruche et les autres visiteurs

La ruche, par l’abri qu’elle procure et les provisions qu’elle contient, attire nombre d’animaux plus ou moins désirés.

Parmi les insectes, on peut compter les fourmis et les perce-oreilles, qui se logent sur le couvre-cadre, mais ne pénètrent guère à l’intérieur de la ruche. La fausse teigne, est un papillon parasite, qui pénètre dans la ruche: sa larve consomme de la cire et ruine en peu de temps les colonies faibles. Les colonies plus fortes, au contraire, savent se défendre contre la fausse teigne. Beaucoup plus inquiétants sont les dégâts provoqués dans de nombreuses régions d'Europe par un acarien parasite de l'abeille, Varroa jacobsoni, devenu résistant aux varroacides traditionnels. On utilise l'acide formique ou des huiles essentielles pour en venir à bout, mais la meilleure prévention est encore l'élevage de souches d'abeilles résistantes, c'est-à-dire aptes à se débarrasser du parasite. Une surveillance minutieuse des ruchers et des abeilles mortes peut permettre de déceler l'acariose avant qu'elle ne se généralise. Une autre menace est apparue avec Aethina tumida: ce petit coléoptère des ruches provoque des pertes importantes dans les ruchers nord-américains. Avec la mondialisation qui n'épargne pas le monde de l'apiculture, notamment par les exportations de reines, et d'essaims, on peut craindre son arrivée en Europe.

Dans la ruche, pendant la période hivernale, les souris apprécient le gîte et le couvert, alors que les vipères et les couleuvres apprécient, paisiblement, la tiédeur de sa température.

Le pic-vert, lui, n' hésite pas à percer les parois de bois des ruches pour accéder aux larves, riches en protéines.

La menace la plus récente est probablement l'arrivée en France du frelon asiatique Vespa Velutina. Cette espèce aurait été observée lors de l'été 2004, dans le sud-ouest. Son acclimatation à nos régions semble bonne, puisqu'elle nidifie, se reproduit et étend son territoire chaque année. Cet insecte est un prédateur des hyménoptères sociaux, et en particulier de l'abeille. Sa méthode d'attaque est originale, en effet deux ou trois frelons se regroupent, en vol stationnaire, devant l'entrée d'une ruche, et, lorsqu'une abeille se pose, ils l'attaquent, la font tomber au sol, puis l'un d'eux l'emporte jusqu'au nid où elle servira de nourriture au couvain. L'expansion rapide de cet insecte ne permet pas d'envisager une éradication prochaine et laisserait même prévoir le franchissement prochain des Pyrénées, et une expansion dans tout le sud de l'Europe. Des dégâts ont déjà été constatés dans le quart sud-ouest de la France, de manière plus importante pour les petits et moyens apiculteurs.

La multiplication des colonies

L’essaimage

Les colonies les plus prospères se reproduisent par essaimage: au début du printemps, quelques cellules à reine sont établies, et, une semaine environ avant la naissance des nouvelles reines, l’ancienne reine quitte la ruche, avec la moitié des effectifs de toutes les catégories d’ouvrières, pour former un essaim. Les ouvrières s'étant gavées de provisions, en vue de leur départ, ne peuvent pas piquer: un essaim est donc inoffensif, et le reste, en général, tout le temps de son voyage. Avec le premier essaim partira la reine fécondée. C'est le jour où sortira un essaim de la ruche que l'agriculteur attentif devra faucher un grand champ de foin: en effet, les abeilles sont en mesure de prévoir le temps qu'il fera, trois à quatre semaines à l'avance, et elles débutent l'élevage des jeunes reines, en sachant déjà que les conditions seront favorables lorsque les essaims devront chercher un nouvel abri. Sept jours après l'envol du premier essaim, si la colonie est prospère, un nouvel essaim avec une reine non fécondée se formera. De même, deux jours après l'essaim secondaire, ce sera un troisième essaim qui quittera la ruche à son tour. Durant cette période, la météo sera fort probablement au grand beau temps, et les fermiers attentifs aux abeilles auront, pendant ces neuf jours engrangé une bonne partie de leur fourrage, le foin ne faisant pas bon ménage avec la pluie.

Il est possible de rencontrer un essaim par temps pluvieux, mais ce sera très certainement un essaim qui aura été retardé dans sa quête d'un abri. Il arrive que des essaims, ayant pris leur envol, soient pris au dépourvu par des averses nocturnes: ils trouveront refuge, pendus aux branches d'une haie pour passer la nuit, protégés de la pluie et du vent.

L'essaim part à la recherche d’un abri: il peut lui être fourni par l’apiculteur qui le capture et l’introduit dans une nouvelle ruche, ou bien il retourne à l’état sauvage et trouve refuge dans un arbre creux, une excavation, une cheminée désaffectée ou même derrière des volets.

Dans la ruche, la première reine qui naît tue immédiatement toutes ses rivales encore dans leur cellule, sauf dans les colonies très importantes où les abeilles protègent les jeunes reines afin d'essaimer encore deux fois. Il ne peut en effet y avoir qu’une reine par colonie. Une semaine plus tard, elle effectue son premier vol nuptial.

Une colonie peut produire, entre le début du printemps et le début de l’été, jusqu’à trois essaims, ils sont dits respectivement primaire, secondaire et tertiaire.

L’essaimage artificiel

Lorsqu’une colonie perd sa reine accidentellement, elle se retrouve orpheline, et les ouvrières se rendent compte de son absence après un ou deux jours. La colonie ne pouvant survivre sans la ponte de la reine qui assure le renouvellement de sa population, les ouvrières vont alors choisir des cellules contenant des œufs de moins de trois jours, et les agrandir: ce sont les cellules de sauveté, et les larves qu’elles contiennent seront nourries exclusivement de gelée royale, pour produire les reines de sauveté, qui devront reprendre le rôle de la reine disparue.

Cette particularité est mise à profit par les apiculteurs pour multiplier leurs colonies: ils prélèvent dans une ruche prospère quelques rayons comportant des cellules contenant des œufs de moins de trois jours, couverts d’ouvrières, et les transfèrent dans une ruchette aux rayons garnis de miel. Si tout se passe comme prévu, une nouvelle reine naît deux semaines plus tard.

L'essaimage simplifié

Il s'agit de l'essaimage artificiel: il est facile à réaliser, sans risque ni manipulation. Celui qui possède une ruche fournit un abreuvoir contenant du sucre et de l'eau, à raison d'un kilo de sucre cristallisé pour un litre d'eau, bouillis pendant environ dix minutes. Dès les beaux jours, il faut maintenir l'abreuvoir plein, et il faut utiliser un abreuvoir pouvant accueillir les abeilles en grand nombre. Si la colonie est gourmande, elle peut consommer jusqu'à dix kilogrammes de sucre. L'alimentation se poursuivra jusqu'au départ des deuxième et troisième essaims, neuf jours après le premier. Après le troisième essaimage, pendant encore une bonne semaine, l'abreuvoir sera maintenu plein. Ensuite, vient le moment de mettre la hausse, avec une dernière petite gorgée de sirop pour aider les ouvrières au nettoyage et à la construction des cadres de la hausse devant renfermer le miel. Dès la première distribution de sirop, les logements des futurs essaims devraient être pourvus: ruchettes ou, mieux, ruches avec cadres garnis de cire gaufrée.

Sélection et élevage de reines

Les apiculteurs choisissent une reine.

Les races

L’abeille est un hyménoptère, appartenant au genre Apis, qui comporte plusieurs espèces sociales, dont trois sont originaires d’Asie: Apis dorsata, Apis florea et Apis cerana. L’Apis mellifera (Linné) se rencontre en Europe, en Afrique, au Proche-Orient, et dans une partie de la Sibérie. Sa très grande extension géographique a produit des races aux caractères morphologiques et comportementaux variés. Amenée par les colons, l’Apis mellifera a étendu son aire à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Les races d’Europe les plus connues sont identifiées par des zones géographiques, séparées par des montagnes, infranchissables par les essaims. Elles y ont vécu à l’état indigène, avec peu de contacts extérieurs. L’abeille noire, Apis mellifera mellifera (Linné, 1758) occupait la plus grande partie de l'Europe, depuis la péninsule Ibérique, l'Espagne et le Portugal, la France, l'Angleterre et l'Allemagne, la Pologne jusqu'à la partie européenne de la Russie. L’abeille jaune italienne, Apis mellifera ligustica (Spinola, 1806) occupe la majeure partie de l’Italie. L’abeille carnolienne, Apis mellifera carnica (Pollmann, 1879), est originaire de Slovénie et d'Autriche. La caucasienne à longue trompe, Apis mellifera caucasica (Pollmann, 1889), vit principalement dans le Caucase et en Géorgie.

Des races métisses ont été créées par l'action de l'homme, volontairement ou non.

L’abeille Buckfast créée[2] par le Frère Adam[3] est l’une des plus appréciées. Elle est le résultat d'un travail de croisements et de sélection combinés. Ces travaux, qui se sont étendus sur plus de 70 ans, et ont comporté plusieurs voyages d'étude[4], ont fait émerger une méthode reprise actuellement par plusieurs éleveurs européens, disciples qui continuent le travail du Frère Adam. Cette abeille est, à l'heure actuelle, la seule dont le pedigree[5] soit publié sur l'internet. Cette généalogie, classée par éleveurs, remonte jusqu'en 1925.

Un autre exemple de métissage est celui de l'abeille dite africanisée. Elle est née en 1957, au Brésil, à la suite de l'importation d'Afrique de l'abeille Apis mellifera scutellata (Lepeletier, 1836), qui avait semblé mieux adaptée au climat tropical. Elle se croisa avec l'abeille créole, descendante des abeilles ibériques apportées par les conquistadores. Ce croisement, auquel les caractéristiques de vigueur et de prolificité conféraient un important avantage évolutif, envahit toute la zone tropicale et sub-tropicale des Amériques.

Au delà de ces races ayant une dénomination déterminée, les abeilles forment des populations, ou races locales, dans chaque région, et elles ne sont pas formellement répertoriés. Le degré d'originalité de ces races, leur homogénéité ou leur degré d'hybridation sont peu décrits. La population d'abeilles d'une région est issue de son héritage, combinaison entre l'ancienne race locale, et les apports continus d'abeilles d'origine éloignée ou de souche sélectionnée, par le négoce des reines et des essaims, ou la transhumance et les migrations. Elle subit l'influence des conditions de climat ou de ressources locales, conjuguées aux pratiques plus ou moins extensives des apiculteurs.

Les caractères raciaux, morphologiques et comportementaux sont l’objet d'études de biométrie  leurs apports en apiculture sont importants car elles permettent de connaître l’influence des caractères génétiques sur les qualités d’une race d'abeilles.

Sélection

La sélection est pratiquée comme dans les autres secteurs de l’agriculture; elle tend à améliorer l’abeille pour combler les besoins de l’apiculture. Les qualités recherchées chez les abeilles sont la vigueur, la fécondité, la douceur, la propreté, la résistante aux maladies, et d'être peu essaimeuse.

Élevage de reines

Article détaillé : Élevage de reines

Tout apiculteur pratique, dans son rucher, une forme de sélection; en effet, lors de l’essaimage artificiel, il choisit comme souche ses colonies les plus fortes. Pour pratiquer une sélection plus rigoureuse, il doit pouvoir disposer d’un grand nombre de colonies: certains apiculteurs se sont donc spécialisés dans la production de reines sélectionnées.

Pour cela, ils disposent de ruches dédiées à cet élevage: des cadres sont aménagés pour contenir plusieurs ébauches artificielles de cellules à reine, appelées cupules. Des larves âgées de moins de trente-six heures, les plus petites possibles, sont déposées au fond de ces cupules, cette opération s’appelle le greffage, et se fait généralement à l'aide d'un stylet appelé picking. Les cadres garnis de ces cupules sont introduits dans des ruches d’élevage mises à l' état d’orphelines, c'est-à-dire dont on a enlevé la reine. Les ouvrières-nourrices, préoccupées d'élever des reines de sauveté, vont prendre soin des larves en leur fournissant en abondance de la gelée royale de composition adaptée à leur âge, puis clore les cellules par un opercule. Par précaution, les alvéoles sont alors entourés par de petites grilles cylindriques afin de les protéger de l’attaque d'une reine née prématurément, et qui chercherait à supprimer ses rivales.

Avant la naissance des reines, chaque cellule est placée dans une ruchette de fécondation. Cette ruchette est garnie d’ouvrières et de rayons de couvain, operculés, à partir desquels il leur serait impossible d'élever de nouvelles reines. Dans le mois qui suit leur naissance, les reines doivent être fécondées, naturellement, par des mâles de leur environnement, au nombre de quinze à vingt-cinq, ou artificiellement. Dans le premier cas, les ruchettes sont placées de préférence dans une zone saturée de bourdons de la souche sélectionnée, éventuellement sur une île isolée. Dans le second cas, une manipulation appelée insémination instrumentale permet d'injecter la semence — 8-12 μL, d'une bonne vingtaine de mâles, sélectionnés aux fins d’obtenir une souche pure.

Opérations apicoles

Les protections

Le risque de piqûre nécessite le port de vêtements protecteurs. Les abeilles de genre apis attaquent préférentiellement la tête et les parties sombres qui, pour elles, représentent des orifices, comme les yeux, les cheveux et les oreilles.

La tenue d’apiculteur doit être claire, généralement blanc crème. Il porte une combinaison protégeant tous les membres, une coiffe munie d’un voile métallique suffisamment serré, et des gants, mais ceux-ci limitent la précision des manipulations.

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