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La compaction des sols : Les causes et les solutions » maladies des plantes | Bloguez.com
4/7/2009 |
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Plantes |
Pression (PSI) |
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Maïs Blé orge Luzerne Tournesol |
400 350-400 450-475 600- 675 + 600-675 + |
Source : USDA-NRCS
Pression exercée par les cultures pour pénétrer le sol et
extraire les éléments nutritifs
C’est ainsi que le maïs figure au premier rang et est
donc la culture la plus sensible, luzerne et tournesol sont plus tolérants et
ont un système racinaire qui peut traverser la couche de compaction même si
celle ci excède 600 PSI de pression.
Les causes de la compaction des sols
Notons tout d’abord qu’on distingue trois
types de compaction de sols : la compaction de surface (située à moins de 20 cm), la
compaction de profondeur (à partir de 30 cm et peut aller
jusqu'à 60 cm). Entre ces deux types, on trouve souvent
une compaction que l’on réfère très souvent à la semelle de labour. La semelle
de labour est cette couche de sol très dense qui se trouve
immédiatement sous les passages fréquents du soc de la
charrue.
La compaction de surface
La compaction de surface est moins dommageable que celle
de profondeur et est causée par les pneus improprement gonflés, le travail
excessif du sol et surtout le trafic de la machinerie. Voici quelques mesures à
prendre pour lutter contre ce type de compaction.
1. Puisque cette couche dure est superficielle, elle peut
être détruite avec un labour conventionnel. Dans les sols moins lourds, même un
chisel, ou un combiné de disques peut venir à bout de cette dernière. Il est
recommandé de faire le moins de travail du sol possible qui contribue à émietter
le sol. Il est vrai qu’un lit de semence plat et sans mottes est idéal pour les
opérations de semis, mais le fait de labourer, et passer le cultivateur 2 voire
3 fois, ne contribue qu’à réduire la taille des agrégats du sol et à les rendre
plus fins donc plus collants.
Si très souvent vous avez une croute dure qui se forme à
la surface du sol après une pluie, vous êtes un peu concerné. L’utilisation
d’un
2. Le cycle gel-dégel favorise aussi la fragmentation du sol
sur les premiers centimètres du sol.
Au printemps, les grosses mottes de terre se fragmentent
plus facilement lors du passage d’un cultivateur.
3. La préservation du taux de matière organique permet de
réduire considérable la susceptibilité du sol en surface. De même,
l’incorporation de résidu et l’apport de fumure organique peut
contribuer à maintenir le taux de matière organique.
4. le chaulage régulier du sol apporte du calcium qui est
l’élément central permettant de bâtir la structure du sol.
5. La solution préventive consiste à utiliser des pneus
radiaux qui peuvent être gonflés à des pressions aussi faibles que 6-8 PSI, à
installer des pneus doubles et enfin, à réduire le poids par essieu à 5-7
tonnes.
En régie de semis direct, une culture de maïs sur sol
compacté en surface aura une tendance à présenter un manque d’azote, bien que
la fertilisation soit adéquate. Ceci est du au fait que la culture du maïs qui est
une grande consommatrice d’azote, peut obtenir jusqu’a 40% de cet azote de la
minéralisation de la matière organique et de l’azote résiduel des années passées.
La compaction de surface réduit considérablement la minéralisation de la
matière organique sur les premiers cm du sol. Dans ce cas une soussoleuse du
genre PARAPLOW qui ne perturbe pas le sol s’y prête bien.
La semelle de labour
La semelle de labour est généralement présente dans les
sols argileux ou Loam-argileux, et est causée par le passage fréquent de la
charrue à la même profondeur, un mauvais entretien de la charrue et en particulier
l’aiguisage des socs. Voici quelques solutions à considérer.
1. Un soc de charrue non affuté ou présentant une façade
très arrondie aura tendance à écraser le sol qui se trouve en dessous, la
répétition d’un labour à la même profondeur contribuera à
consolider cette couche. L’alternance de la profondeur de
labour entre 6 et 8’’ par exemple, retardera la formation de la semelle. Un
labour plus profond n’est pas conseillé, car en ramenant le sous-sol à la
surface, on contribue à diluer la fertilité du sol. La culture de plantes vivaces
à enracinement profond comme la luzerne contribue à fissurer cette dernière.
2. Enfin le passage d’un combiné de dents rigides de
temps en temps (genre Ripper, défonceuse, chisel lourd) résoudra ce problème.
Enfin, la compaction de profondeur
La compaction de profondeur, est celle qui cause le plus
de dommage et donc l’effet sur le rendement peut durer une dizaine d’année en
l’absence d’un sous-solage. La couche compactée se retrouve à 1 pied de
profondeur et peut aller jusqu'à 2 pieds. Cette dernière est causée
prioritairement par un poids à l’essieu dépassant 5-7 tonnes/essieu sur un sol
humide. Même avec des pneus peu gonflés ou
radiaux, le poids à l’essieu et le niveau d’humidité du
sol restent les
facteurs primordiaux à considérer.
Le tableau ci contre donne une idée générale du poids moyen
à l’essieu de diverses machineries agricoles.
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MACHINERIES |
Poids à l'essieu
(tonnes/essieu) |
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Tracteur, 2
roues motrices Tracteur, 4
roues motrices Moissonneuse 6
rangs, vide Épandeur de
fumier liquide, 5000 gal, 3 essieux Moissonneuse
12 rangs, vide Wagon à grains
rempli, 600 boisseaux, 1 essieu Moissonneuse
12 rangs, remplie Wagon à grains
rempli, 1200 boisseaux, 1 essieu |
5-7 tonnes 7-13 tonnes 10 tonnes 11 tonnes 18 tonnes 20 tonnes 24 tonnes 40 tonnes |
Adapté d'une étude de Bill Casady, Uni.
Missouri
Quelques solutions curatives et préventives
qui peuvent se prêter à cette situation :
1. Passer la sous-soleuse en condition sèche à une
profondeur correspondant à 5-10 cm (2-4’’) au dessous de la couche de compaction
(Voir dessin page 3). Autrement dit, vous avez trouvé
une couche de compaction de 15 cm (6’’) d’épaisseur
débutant à 25 cm (10’’) de profondeur, la profondeur de sous-solage suggérée
est de 25+15+5 ou 10 = 45-50 cm (10+6+2 ou 4 =18-20’’). Il est préférable de
sous-soler dans le sens oblique au sens conventionnel de labour
ou des drains. Prenez soin aux étançons d’une
sous-soleuse qui peuvent glisser facilement dans un sol argileux très humide,
laissant ainsi le sol non fracturé.
2. Garder autant que possible le poids à l’essieu à 5-7
tonnes/essieu surtout si vous devez rentrer dans un champ dont le taux
d’humidité est élevé comme au printemps ou après une succession de journées
pluvieuses. Les sols argileux sont essentiellement plus sensibles.
3. Lorsque la charge à porter ou à trainer est
considérable, penser à installer des pneus doubles ou triples afin de réduire
l’empreinte au sol et de diminuer la pression (poids par unité de surface) au
niveau du sol.
4. Diminuer la pression des pneus, et installer des pneus
radiaux, car ces derniers ont l’avantage de supporter des basses pressions et
exerceront à peu près la même pression au sol. Chaque fois que vous réduisez la
pression des pneus de ½ Bar, cela enlève 7.3 livres/po2 sur le sol.
5. Drainer vos terres dès que l’occasion se présente,
c’est un investissement rentable à vie.
6. Rappelons que le cycle gel-dégel n’a pratiquement pas
d’effet sur ce type de compaction.
En attendant donc de procéder à un sous-solage, n’hésitez
pas à contacter un conseiller pour vous aider à identifier si oui vous avez un
sol compacté et quel moyen s’adapte à votre situation.
Remerciements: Sylvie Denis, Agr
etsague@cropadvisers.com
, etsague@yahoo.fr
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