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 Multiplication des plantes : Le bouturage

6/6/2009

 Multiplication des plantes : Le bouturage

 

La plupart des amateurs de plantes se rendent tout simplement au centre horticole de leur coin pour en choisir une nouvelle à ajouter à leur collection. Ils le font pour les plantes d'intérieur ou pour celles du jardin.Un jour, après avoir répété maintes fois ce geste, ils ont rencontré une bonne copine qui leur a remis une tige de ceci, une feuille de cela, tout en ajoutant les instructions pour espérer avoir une belle plante comme la sienne. Alors, il n'y a pas seulement les graines qui donnent des plantes et comme la multiplication des plantes d'intérieur est plus connue, nous nous arrêteron plus spécialement, ici, aux plantes du jardin. Il arrive même que la multiplication par bouturage soit le seul moyen de conserver certaines caractéristiques d'une plante donnée. Ce type de multiplication est possible seulement parce que l'organisation cellulaire des plantes est très simple. Qui n'a pas remarqué un bout de tige bourgeonnant quelque temps après être tombé ?Mais, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il était tombé au bon endroit. Avec les connaissances de base du principe, il est permis d'essayer n'importe quoi ou presque puisque quelques rares plantes ne supportent pas d'être taillées.Multiplier les plantes de son jardin est une façon de faire des économies et,socialement, c'est un bon moyen d'échanges entre personnes ayant un intérêt commun. En y pensant bien, un ou deux plans ou arbustes en donneront d'autres au bout de quelques années et des tiges auront servi à faire du troc pour en acquérir de nouvelles et augmenter le nombre de variétés dans nos plates-bandes. Entre mordus, on peut bien s'entraider.


LE MATÉRIEL NÉCESSAIRE Des pots de diverses grandeurs (les contenant récupérés de la cuisine font l'affaire), de l'eau, du terreau ou un autre substrat léger, un bon couteau et de la patience. Les récipients doivent être lavés soigneusement et désinfectés afin d'éviter la propagation de maladies. Si on n'a pas de mini-serre avec un couvercle transparent, on couvrira ses pots ou bacs avec un morceau de plastique. On prendra soin d'aérer de temps en temps. Un coin de jardin frais et un peu ombragé pourra servir de pouponnière si on arrive à garder un bon niveau d'humidité. Il existe dans le commerce des poudres d'enracinement qui aident à la production des racines. Elles ne sont pas toujours nécessaires mais sans elles des boutures ne racinent pas ou prennent trop de temps.

OÙ PRENDRE LES TIGES ? Pour les premiers essais, il n'est pas nécessaire de chercher longtemps.Comme la récupération est à la mode, on choisit les plus belles tiges tombées lors du taillage. On s'assure qu'elles soient coupées juste sous un bourgeon.On peut même en partager entre amis. Le nombre de variétés à essayer augmente alors. C'est une manie personnelle d'essayer de mettre en terre toutes sortes de tiges afin de voir ce que ça donnera. Des plantes qui sont habituellement classées comme plantes d'intérieur, sont bouturées puis placées au jardin où elles grandiront pendant tout l'été. Il y en a déjà une à l'intérieur, maisavant les gels, la nouvelle prend la place de celle qui est devenue trop vieille ou elle est donnée à qui la veut. Des cactus sont ainsi devenus de beaux plants trapus et il en est de même d'abutilons qui étaient moins poussés en orgueil.

BOUTURAGE C'est la méthode la plus employée par le jardinier amateur. Le bouturage permet de transmettre fidèlement les caractéristiques de la plante mère. Par exemple, les plantes à feuillage panaché pourront conserver cette caractéristique particulière. Les serres commerciales utilisent ce procédé afin d'avoir plus rapidement une plante prête pour la vente. Selon le cas, on peut, de cette façon, faire 3 ou 4 jeunes plants d'une longue tige. Aussi, si on bouture une tige provenant d'une plante à grandes feuilles, on peut en enlever le 1/3 afin de réduire le besoin de nourriture au profit des racines en formation. Les éléments nécessaires : substrat léger, humidité, chaleur et lumière.L'exposition en plein soleil est à éviter. Pour certaines plantes particulièrement faciles à enraciner, il suffit de placer la tige dans un contenant d'eau. Des plantes à essayer : pélargonium, forsythia, thuya, les diverses variétés de saule, peuplier, vigne, géranium, fuschias, impatiens,génévrier, lierre, coléus, groseillier (réussi avec une tige non aoûtée), les diverses variétés de spirées, potentille, viorne. Cette liste n'est pas complète et chacun peut faire des découvertes en essayant. Ça ne coûte rien d'autre que du temps ou presque. Pour les plantes non rustiques dans son milieu, on entre le plant mère à l'automne et ce sont les boutures qui retournent au jardin pour l'été. Toutefois, après quelques générations de bouturage, les plants sont de moins bonne qualité et il est préférable d'en acheter un nouveau pour recommencer le cycle.

MARCOTTAGE On peut marcotter une longue tige qui se plie facilement. En couchant sur la terre humide une partie légèrement entaillée et retenue en place il se formera des racines. La nouvelle plante pourra alors être séparée de la plante mère.Lorsque la tige est difficile à courber, on pratique le marcottage aérienc'est-à-dire que l'on place le substrat sur l'entaille et qu'on le retient en place par une enveloppe de plastique attachée aux deux extrémités. On surveille l'arrosage qui ne doit pas manquer puis on coupe de la plante mère lorsqu'enraciné. Il ne faut pas être pressé, cela peut prendre quelques semaines. Les variétés qui s'y prêtent : lierre, clématite, rhododendron,groseillier, et toutes les autres que chacun est tenté d'essayer.

DIVISION Lors de la division d'une touffe, il peut s'agir de racines, de rhizomes, de tubercules ou de drageons. On appelle stolons ou coulants les drageons des fraisiers. Des variétés où se pratiquer : spirées, vivaces herbacées, tubercules de dahlia,lilas, framboisier, fraisier, phlox vivaces, et toutes les autres...

GREFFE Elle est faite principalement sur les arbres fruitiers et ornementaux et elle demande une habileté et des connaissances spécifiques. Elle est peu pratiquée par les amateurs mais rien n'empêche d'essayer. Cette technique permet de regrouper des caractéristiques de deux plantes pour les arbres fruitiers et les rosiers. Elle est aussi utilisée pour les nombreuses variété d'arbres décoratifs pleureurs.Les palmier, les bambous, les plantes bulbeuses et d'autres espèces trop tendres ne se greffent pas.

PETIT LEXIQUE : Bouturage: Prélever une partie de plante (feuille, rameau, racine, ...) et la mettre dans des conditions favorables à son enracinement. Marcottage : Faire prendre racine à un rameau qui sera détaché de la plante mère seulement lorsque l'enracinement sera effectif. Division : On sépare une grosse touffe en plusieurs petites à l'aide d'une pelle, d'un sécateur ou de tout autre outil tranchant et propre. Greffage : Technique qui permet le soudage de deux plantes. Le greffon est placé sur un porte-greffe. Cette méthode est plutôt pratiquée par des professionnels.

Source : http://varola.iquebec.com

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