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 Le Programme Forestier National Tunisien

1/6/2009

Le Programme Forestier National Tunisien : Résultats encourageants au cours des quinze dernières années, Mais des contraintes et des insuffisances persistent

 L’Institut National de Recherches en Génie Rural, eaux et Forêts et le centre international des technologies de l'Environnement de Tunis viennent de présenter une analyse du processus et formulation du programme forestier national tunisien. Cette première phase relative à l'examen de la situation actuelle a été réalisée sur la base d'une recherche documentaire et complétée par des contacts et entretiens avec des responsables administratifs du Ministère de l'agriculture.

Le rapport précise que la politique forestière tunisienne a été axée dans un premier temps sur la conservation et la reforestation. Cette politique a permis d'évoluer le taux de couvert forestier qui est passé de 4% en 1956 à 7% en 1990 soit un accroissement annuel moyen de 0,09% sur une période de 34 ans. Face à ces résultats, il a été rendu nécessaire de procéder à un réajustement de cette politique en 1988 par la révision de code forestier qui a donné naissance à une nouvelle politique forestière qui ambitionne de concilier les objectifs de conservation, de valorisation de l'exploitation et de développement socio-économique des populations forestières dans le but de garantir un développement durable. Celle révision a adopté la législation et la réglementation aux quatre nouvelles exigences de la politique forestière, à savoir la consolidation des droits d'usages des populations forestières, l'encouragement de l'initiative et de l'investissement privés, la décentralisation et la déconcentration de l'activité de l'administration et la mise en conformité du droit forestier tuni­sien avec les conventions interna­tionales signées et ratifiées par la Tunisie concernant les questions environnementales et la durabilité du développement.

Depuis, de nombreuses stratégies ont été élaborées mises en œuvre dans le cadre de deux plans d'action, de neuf stratégies de reboisement, d'aménagement du territoire, de lutte contre les incendies de forets, de conserva­tion et de développement et de la gestion de la flore et de la faune sauvage et des zones protégées, de conservation des eaux et des sols. Il faut y ajouter un plan directeur du développement forestier et pastoral. Ces program­mes et stratégies et plans d'action ont pu être réalisés grâce à la mise en œuvre de plus de treize projets financés par la Banque Mondiale, la banque japonaise pour la coo­pération internationale, la FAO et la coopération allemande.

Ces diverses actions ont permis de faire évaluer les surfaces couvertes par des formations forestières de 971000 ha en 1990 à 1226000 ha en 2005, le taux passant ainsi de 7% à 12,3% soit un taux quatre fois supérieur à celui de la période précédente.

Concernant, la stratégie de lutte contre l'ensablement, il a été construit 5400 de dunes artificiel­les, la fixation biologique de 24000km de brise-vent.

Pour ce qui est de l'extension des plantations pastorales, il a été planté 193 ha d'arbustes fourragers et de I78000ha de cactus. 225000ha de parcours ont été améliorés. Il y a en outre les résultats importants enregistrés dans les travaux de conservation des eaux et des sols. En effet, 603 lacs collinaires et 4687 ouvrages de recharge et d'épandage ont été construits, auxquels il faut ajouter 433000ha traités par des travaux d'entretien et de sauvegarde, 580O0ha traités par des aménagements anti-érosifs et 71. 400ha traités par des techniques douces.

La contribution directe du sec­teur forestier au comptabilisant le bois industriel, le bois d'énergie et produits forestiers non ligneux est de 160 millions de DT en 2005, soit 0.42% du PIB. Le secteur forestier et celui des parcours fournit plus de 1/3 de la produc­tion totale en U.F alors que les forêts à proprement parler produi­sent à elles seules, 405 millions d'U.F soit l'équivalent de 17% des besoins du cheptels Mais ce rapport met l'accent sur la participation des popula­tions forestières notamment dans la mise en œuvre de projets cofi­nancés par divers bailleurs de fonds.

Les programmes aussi élabo­rés ont touché notamment l'amé­lioration des conditions de vie, l'infrastructure de base, l'intensi­fication de l'élevage, l'arboriculture, les points d'eau. Une qua­rantaine de groupements forestiers d'intérêt collectif (GFIC) ont été constitués pour formaliser la structure appelée à prendre en charge la participation des populations et jouer le rôle du vis-à-vis par rapport aux divers acteurs institutionnels du développe­ment. La création de ces groupe­ments dont certains ont bénéficié de marchés de travaux forestiers, a dynamisé l'activité des popula­tions forestières, soit par l'obten­tion de droits d'usage, soit par l'emploi dans les diverses activi­tés forestières notamment. Mais le même rapport souligne que malgré les acquis enregistrés, certaines insuffisances et contraintes existent encore. Il s'agit essentiel­lement d'une faible contribution du secteur privé des produits forestiers et d'une participation des populations, insuffisante dans la gestion du secteur.

 

Source : Tounes el khadra (UTAP)

 

Site : http://www.investir-en-tunisie.net

 

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