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 Réchauffement climatique et effet de serre

10/5/2009

Réchauffement climatique et effet de serre

Le réchauffement de la planète est un véritable fléau. Il est nécessaire de lutter contre celui-ci afin de limiter au maximum son impact sur l'environnement.
De nombreuses propositions ont été faites ces dernières années en vue de lutter contre ce phénomène.  Diverses hypothèses se développent sur le changement du climat que nous sommes en train de vivre : en effet, alors que certains pensent déjà qu'il est irréversible, d'autres affirment qu'un mouvement collectif en faveur de l'environnement peut changer les choses. En tout cas, une chose est sûre : les conséquences du réchauffement climatique sont déjà bien visibles

Le réchauffement climatique : irréversible ?
Selon une équipe de chercheurs américains, le   réchauffement  climatique serait irréversible.
En effet, ils affirment que les efforts fournis en ce moment par l’ensemble de la planète afin de lutter contre ce phénomène ne seront pas efficaces avant l’an 3000. Cependant, les scientifiques pensent qu’il faut continuer nos efforts afin de ne pas dégrader encore plus la situation. Dans leur rapport, il est spécifié que l’augmentation de la température implique une extension des océans. Ces changements climatiques sont la conséquence de gaz injectés par l'Homme dans l’atmosphère, lesquels retiennent la chaleur solaire, aidant ainsi à l'augmentation de la température terrestre.

Ca va chauffer en 2009 !
Selon les météorologues, l’année 2009 pourrait être l’une des plus chaudes jamais enregistrées.
La température globale devrait se situer 0,4 °C au-dessus des moyennes connues. Jusqu’à maintenant l’année la plus chaude reste 1998. Pour le professeur Phil Jones, directeur de l'unité de recherche climatique à l'université d'East Anglia : "Le fait que 2009, comme 2008, n'explose pas le record de température ne veut pas dire que le réchauffement climatique s'est arrêté. Ce qui est saisissant, c'est le réchauffement global enregistré sur la période 2001-2007, laquelle présente une température moyenne de 14,44°C, soit 0,21°C de plus que la période 1991-2000." 

Hausse des températures et baisse de la biodiversité marine
D’après une étude menée par des scientifiques français et australiens, l’explosion de la biodiversité marine, il y a 460 millions d’années, est due à une baisse de la température des océans.
Les scientifiques du laboratoire Insu-CNRS Paléoenvironnements et Paléobiosphère de Lyon, en partenariat avec l'université de Canberra, ont pu déterminer la température des eaux océaniques à l’Ordovicien grâce à des mesures isotopiques de l’oxygène contenu dans des fossiles de conodontes. Il semblerait qu’à cette époque, il y avait un important effet de serre, qui entraînait une température marine de 45 °C et que c'est la baisse des températures qui a ensuite permis à la biodiversité marine d’exploser. Le phénomène inverse pourrait donc se produire...

Des poissons en route vers le Nord
Selon toute vraisemblance, les poissons se déplacent en fonction du réchauffement des eaux.
En étudiant l’impact du réchauffement climatique sur le déplacement des poissons, les scientifiques ont découvert que la plupart des populations se déplacent chaque année d’environ 40 kilomètres vers les régions plus froides. Ce phénomène pourrait entraîner le dépeuplement progressif des mers les plus chaudes au profit des mers plus froides.

L’océan diminue sa consommation de CO2
D’après une étude, la quantité de dioxyde de carbone (CO2) piégé par les océans est en baisse significative.
Les chercheurs pensent qu’il y a une diminution de la capacité des océans à piéger le carbone atmosphérique, dû au réchauffement climatique. Il semblerait que la perturbation du processus de séquestration océanique soit dû à l’augmentation des températures. Kitack Lee, de l'université de sciences et technologie de Pohang (Corée du Sud) affirme que «l'augmentation des températures atmosphériques due au réchauffement climatique peut profondément influencer la séquestration océanique et, ainsi, diminuer la consommation de CO2 par les océans.»

Des plantes pour réfléchir les rayons du Soleil ?
La culture de plantes réfléchissant une partie des rayons solaires dans l’atmosphère, pourrait diminuer les températures observées sur notre planète.
Grâce à ce dispositif l’Europe et l’Amérique du Nord pourraient diminuer la température de 1 °C en été. Cela représente l’équivalent d’un refroidissement global de 0,1 °C, soit 20 % de l’augmentation de température observée depuis la révolution industrielle. Les scientifiques affirment qu’il faut choisir les variétés de cultures afin d’exercer un contrôle sur le climat. Le docteur Ridgwell explique : "En choisissant parmi les variétés de cultures actuelles, notre estimation la plus optimiste nous amène à penser que les températures estivales pourraient diminuer de plus d’1°C dans une grande partie de l’Amérique du Nord et de l’Eurasie. En fin de compte, le rafraîchissement régional du climat pourrait être réalisé grâce à la sélection ou la modification génétique des cultures, en optimisant leur albédo."

L'effet de serre, limité par les plantes qu'il fait pousser plus vite

Les plantes jouent un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Avec l’augmentation du niveau de dioxyde de carbone atmosphérique, les plantes et les arbres poussent plus vite. Or, nous savons que ces derniers absorbent des milliards de tonnes de CO2, le plus souvent d'origine anthropique. Après avoir étudié 70 000 arbres à travers 10 pays d’Afrique, les scientifiques ont découvert que les plantes poussent beaucoup plus vite qu’il y a 40 ans. Dans le même temps, une augmentation significative de la quantité de CO2 piégée par hectare de forêt a été observée.

Diminuer les flatulences des ruminants pour réduire l’effet de serre ?
Les flatulences et éructations des ruminants représenteraient 28 % des émissions de méthane liées à l’activité humaine.
Il semblerait que l’incorporation d’huile de poisson au régime du bétail puisse aider à faire baisser la quantité de méthane rejetée par ces animaux. L’effet de l’huile de poisson sur la digestion du bétail et donc, sur ses rejets de méthane, s’explique par le fait que cette dernière contient des oméga 3. Cependant, l’expérience n’a pour l'instant porté que sur un nombre limité d'animaux, et il n’est donc pas possible aujourd'hui d'attester de l'efficacité du procédé.

Le papier toilette : un fléau pour l’environnement ?
D’après plusieurs associations écologistes, le papier toilette de "luxe" serait plus nocif pour l’environnement que les gaz rejetés par les voitures.
Le papier toilette multicouche molletonné, utilisé principalement outre-Atlantique par les Américains, est en partie fabriqué à partir d'arbres des forêts vierges. Une déforestation qui participe à l'augmentation de l'effet de serre, tout comme les nombreuses fumées dégagées durant la fabrication de ce papier. Des associations comme Greenpeace militent donc contre l’utilisation de ce genre de papier.

L’océan absorbe de moins en moins de CO2
L’océan absorbe beaucoup moins de dioxyde de carbone qu’auparavant.
Ce phénomène est dû au changement climatique qui provoque des remontées plus importantes de CO2 en surface. Par conséquent, la capacité d’absorption de l’océan se voit diminuer. Ce phénomène, qui se développe depuis plus de dix ans, participe au renforcement de l'effet de serre.

 D.R.

Source : http://www.elmoudjahid.com

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