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 La lavande

27/4/2009

lavande

La lavande

 En juin / juillet fleurit la lavande plantée en de nombreux ronds-points de notre région. D’une belle couleur bleu-mauve elle est aussi particulièrement odorante. Nous avons cherché à en savoir plus sur cette plante caractéristique de la garrigue.

Il existe en fait plusieurs variétés de lavande notamment la lavande vraie, lavandula angustifolia, l’aspic, lavandula latifolia, et le lavandin. Cette dernière est un hybride des deux premières. Pour cause de rendement, le lavandin est, malgré la moindre qualité de son essence par rapport à celle de la lavande vraie, la variété dominante dans les plantations.

C’est en Provence qu’a été développée la culture de la lavande mais la plante serait originaire de Perse et des Canaries. Elle était connue dans l’Antiquité et utilisée par les Romains qui en parfumaient leurs bains et leurs vêtements.

Ses propriétés médicinales sont multiples et variées : elle est tonique, stomachique, antiseptique, sédative, antispasmodique et diurétique. Elle est indiquée pour les vertiges, les spasmes, l'eczéma, l'insomnie, l'asthme, les rhumes, les digestions difficiles...

Pendant les épidémies de peste, dans le vain espoir d’endiguer le mal, on brûlait de la lavande.

On en plaçait dans les armoires pour éloigner les mites avant qu’elle ne cède la place à la moins poétique naphtaline.

L’essence de lavande est obtenue par hydrodistillation. De la vapeur d’eau produite par une chaudière passe sur des fagots de lavande et entraîne avec elle l’huile essentielle qu’ils contiennent. Par condensation dans un alambic on obtient un liquide dont les deux parties, l’eau et l’essence de lavande, non miscibles, se séparent par simple décantation. Le précieux produit enlevé, les fagots sont utilisés comme combustible pour chauffer la chaudière.

Il faut entre 100 et 130 kg de sommités florales pour obtenir 1 kg d’essence de lavande.

Cette substance est, comme c’est souvent le cas dans la nature, un mélange d’une grande complexité comportant des alcools, des esters ainsi que d’autres corps. L’aspic lui est riche en camphre.

Mais c’est une autre variété de lavande, la lavande stoechade, qui en est particulièrement chargée. La lavande stoechade, ou lavande des Maures, est très présente sur les sols schisteux. Elle forme des toupets qui dégagent une forte odeur de camphre quand on les froisse.

On n’a toutefois jamais exploité la lavande des Maures (encore appelée lavande des îles d’Hyères) pour en extraire le camphre. Celui-ci était produit par le camphrier, un arbre originaire de Chine, de Taiwan et du Japon.

A quoi servait le camphre ? En médecine d’abord, en cosmétique ensuite, mais il a permis aussi la fabrication de matière plastique et à ce titre a peut-être contribué à sauver la vie de quelques éléphants. C’est en effet à partir de 1868 que la découverte de son effet plastifiant a conduit au remplacement de l’ivoire des boules de billard par la nitrocellulose !

Voici encore une propriété originale du bois et de l'écorce du camphrier : ils « apaisent les appétits charnels » ! Pour ne pas céder aux tentations, les ascètes et les moines dormaient sur des litières « bourrées avec des copeaux de cet arbre ». On dit aussi que « les épouses qui ont à se plaindre de trop fréquentes sollicitations maritales cachent une bûchette de camphrier dans le lit conjugal » !

 

source : http://cessenon.centerblog.net

 

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