L’agriculture « biologique » - Principes généraux » maladies des plantes , agriculture et écologie

 L’agriculture « biologique » - Principes généraux

16/3/2009

L’agriculture «biologique » - Principes généraux

L'agriculturebiologique est un mode de production de denrées végétales et animales qui vabien au-delà du choix de ne pas utiliser certains pesticides, engrais,organismes génétiquement modifiés, antibiotiques ou hormones de croissance nonautorisés en vertu des normes de l'agriculture biologique.

Voici quelquesprincipes généraux de l'agriculture biologique, tirés des normes biologiquescanadiennes de 2006 :

  • Protéger l'environnement, réduire au minimum la dégradation et l'érosion du sol, diminuer la pollution, optimiser la productivité biologique et promouvoir un bon état de santé.
  • Maintenir la fertilité du sol à long terme en favorisant les conditions propices à son activité biologique.
  • Maintenir la diversité écologique à l'intérieur de l'écosystème.
  • Recycler les matériaux et les ressources le plus possible à l'intérieur de l'exploitation.
  • Soigner adéquatement les animaux d'élevage de façon à promouvoir leur santé et à répondre à leurs besoins comportementaux.
  • Préparer les produits biologiques, en étant notamment attentif aux méthodes de transformation et de manipulation, afin de maintenir l'intégrité biologique et les qualités essentielles du produit à tous les stades de la production.
  • S'appuyer sur des ressources renouvelables dans des systèmes agricoles organisés localement.

Bon nombred'agriculteurs biologiques croient que la réussite d'un système d'agriculturebiologique commence avec le sol - un sol en santé produit des plantes en santéqui permettent aux animaux et aux gens qui les consomment d'être eux aussi enbonne santé. Ils perçoivent le sol comme un organisme vivant qui est le siègede processus et de formes de vie interdépendants.

L'agriculturebiologique met l'accent sur la rotation des cultures et sur l'utilisation decultures-abris, en plus de favoriser l'équilibre des relations entre hôtes etprédateurs. Les résidus et éléments nutritifs organiques produits sur la fermesont retournés au sol. Les cultures-abris et le fumier composté servent àmaintenir la matière organique et la fertilité du sol. La lutte contre lesmaladies et les insectes fait appel à des méthodes préventives, notamment larotation des cultures, l'amélioration génétique et l'emploi de variétésrésistantes. Sur la ferme biologique, les méthodes intégrées de conservationdes sols et de lutte contre les ravageurs et les mauvaises herbes sont desoutils importants. Les pesticides approuvés pour l'agriculture biologique sontles pesticides " naturels " ou non synthétiques, conformément auxlistes des substances permises des normes de production biologique. Toutefois,il doit s'agir de produits homologués par la réglementation fédérale etprovinciale pour les cultures et les ravageurs en cause, de même qu'approuvéspar l'organisme de certification biologique. Toutes les céréales, tous lesfourrages et tous les suppléments protéiques distribués au bétail doivent êtred'origine biologique.

La productiond'aliments biologiques exclut tout recours aux méthodes ou produits suivants :engrais minéraux synthétiques ou hautement solubles, pesticides de synthèse,régulateurs de croissance, antibiotiques, hormones, colorants et autresadditifs artificiels, irradiation ionisante et recombinants végétaux ou animaux(organismes génétiquement modifiés - OGM). La certification biologique n'est enoutre accordée qu'aux entreprises agricoles qui n'ont pas employé ces produitsou ces méthodes au cours des trois années antérieures à la récolte pourlaquelle on demande la certification. Les animaux doivent quant à eux être élevésselon des méthodes biologiques et être nourris d'aliments à 100 % biologiques.

L'agriculturebiologique offre de nombreux défis. Certaines cultures sont plus difficiles àproduire de façon biologique que d'autres, mais à peu près toutes les denrées peuventêtre produites de façon biologique. L'Ontario compte de nombreux agriculteursbiologiques, présents dans tous les comtés, qui obtiennent de bons résultats etqui produisent presque tous les genres de denrées.

Croissance dumarché

Le marché des alimentsbiologiques est en constante croissance à l'échelle mondiale depuis quinze ans.On prévoit une augmentation de 15-20 % par année des ventes au détail enAmérique du Nord pour les prochaines années. On estime à 1,3 milliard dedollars le marché de détail des aliments biologiques au Canada en 2005 et à 15milliards de dollars (CAN) le marché aux États-Unis. On évalue que les produitsimportés constituent jusqu'à 85 % des produits biologiques consommés au Canada.La plus grande partie des denrées biologiques produites au Canada est exportée,surtout le soya et les céréales.

Selonl'association Canadian Organic Growers, l'Ontario comptait 497 fermesbiologiques en 2005.

Pourquoichoisir l'agriculture biologique?

Les principalesraisons qui amènent les producteurs à opter pour l'agriculture biologique sont« leurs préoccupations à l'égard des effets des produits chimiques sur la santéet les répercussions de l'agriculture classique sur la qualité et laconservation du sol ».

L'agriculturebiologique est un domaine en pleine croissance qui offre de nombreusespossibilités commerciales. Les producteurs sont préoccupés par l'environnement.Ils se préoccupent également de la consommation d'énergie en agriculture,notamment pour la fabrication de plusieurs produits agrochimiques qui exige laconsommation d'une quantité considérable de combustibles fossiles.

Certainsagriculteurs voient dans l'agriculture biologique une amorce de solution auxproblèmes auxquels est confrontée l'agriculture moderne. Les producteursbiologiques estiment que leur mode de production agricole est rentable etgratifiant.

Lesexploitations biologiques sont elles fructueuses?

Vivre del'agriculture n'est jamais facile. Les adeptes de l'agriculture biologiquerenoncent volontairement à certains outils chimiques fort commodes que lesautres agriculteurs continuent d'employer. Ce choix les oblige à gérer encoreplus habilement leur exploitation s'ils veulent obtenir de bons résultats. Leproducteur optera pour des cultures complémentaires et adoptera les pratiquesde rotation des cultures et de travail du sol les plus avantageuses afind'éviter ou de réduire les problèmes.

Dans le cas descéréales et des fourrages, l'adaptation à la production biologique ne poseguère de difficultés, car la fertilisation et la protection antiparasitaire deces cultures sont relativement peu complexes. Le soya s'adapte bien lui aussi,mais la lutte contre les mauvaises herbes est compliquée. Le maïs est de plusen plus cultivé de façon biologique, mais on doit porter une attentionparticulière à la lutte contre les mauvaises herbes et à la fertilisation,notamment du côté de l'azote. De bons rendements sont toutefois possibleslorsque le maïs est cultivé sur un retour de légumineuses fourragères ou sur unsol amendé avec du fumier. Le marché des grains biologiques pour l'alimentationdes animaux a été florissant au cours des dernières années.

L'avènement, surles fermes classiques, d'hybrides de maïs Bt (génétiquement modifiés) anécessité le respect d'une distance d'isolement, ou zone tampon, entre leschamps de maïs et de canola biologiques et ceux consacrés à des méthodes deproduction classiques. Il faut donc consulter les organismes de certificationpour obtenir plus de détails sur les zones de retrait à respecter par rapportaux cultures classiques ou d'OGM. Cette distance est beaucoup plus grande pourles cultures allogames (à pollinisation croisée) comme le maïs et le canola quecelles autogames comme le soya ou les céréales.

Les rendementsdes cultures biologiques varient selon les pratiques mises en œuvre. Pendant lapériode de transition, le rendement des cultures biologiques sera inférieur,mais il s'accroîtra après trois à cinq années.

Dans le cas desproductions légumières et fruitières, l'adoption d'un mode de productionbiologique est plus compliquée et varie d'une culture à l'autre. Certainsproducteurs s'en tirent très bien avec des cultures données, tandis qued'autres éprouvent de sérieux problèmes. Certains insectes nuisibles etcertaines maladies sont plus difficiles à maîtriser dans des régionsparticulières de la province. En outre, il existe des infestations de ravageursque l'agriculture biologique ne peut encore résoudre de façon satisfaisante.L'augmentation du nombre de bio pesticides approuvés en production biologiquecontribue à relever ce défi. Règle générale, en horticulture, la productionbiologique donne des rendements commercialisables qui sont de légèrement ànettement inférieurs à ceux de la production classique. Certains producteursbiologiques ont toutefois ajouté de la valeur au produit en se chargeanteux-mêmes de le transformer. La confection de confitures, de gelées et de jusen sont de bons exemples.

Les règlesbiologiques s'appliquent aussi à la production de denrées animales. Cesdernières années, la demande s'est intensifiée pour des produits laitiersbiologiques. Le marché des produits de viande biologiques est également encroissance. Les animaux doivent être alimentés seulement avec des produitsbiologiques à 100 % (sauf en cas de circonstances exceptionnelles stipulées parl'organisme de certification). Les aliments des animaux ne doivent conteniraucun sous-produit de déchets de mammifères ou de volailles. Tout OGM ousubstance en contenant est interdit. Les antibiotiques, les hormones decroissance et les insecticides sont bannis des élevages biologiques. Si unanimal malade a absolument besoin d'antibiotiques, on peut lui en administrer,mais on doit ensuite l'isoler du reste du troupeau et cet animal ne pourra êtrevendu comme un animal d'origine biologique. Les vaccins sont autorisés s'il estimpossible de combattre une maladie autrement et sous réserve de l'approbationde l'organisme de certification. L'insémination artificielle est permise.L'éleveur doit toujours vérifier auprès de son organisme de certification sil'utilisation d'un produit ou d'une technique quelconque est permise. Lesnormes organiques doivent aussi tenir compte des règlements fédéraux,provinciaux et municipaux.

Source :http://www.omafra.gov.on.ca/french

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