VALORISATION DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE INNOVANTE EN ALGÉRIE » maladies des plantes , agriculture et écologie

 VALORISATION DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE INNOVANTE EN ALGÉRIE

16/3/2009

universite constantine

VALORISATION DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE INNOVANTE EN ALGÉRIE
Les ponts entre l’université et l’entreprise attendent toujours d’être établis

Entre les déclarations de foi, les projets de lois adoptés et les financements qui sont parfois colossaux, le secteur de la recherche scientifique innovante demeure à la traîne. Les chercheurs végètent d’un côté et le monde industriel de l’autre. Les ponts entre les deux n’arrivent toujours pas à être établis.
Lyès Menacer - Alger (Le Soir) -L’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (ANVREDET) a accueilli hier les travaux d’un atelier sur la valorisation des cultures agricoles in vitro. Cette rencontre qui a permis au jeune chercheur Ounada Karim et à son responsable de recherche de l’USTHB, Mme Nadia Boughedoura, d’exposer leur travail, a été l’occasion pour la énième fois de démontrer le fossé existant entre le monde universitaire et celui de l’entreprise. Fruit d’une patience et d’un effort de dix années de recherche, le projet en question, réalisé dans le cadre d’une thèse de doctorat, a bénéficié d’un brevet d’invention enregistré à l’Inapi. Mais personne n’aurait peut-être pu entendre parler de lui n’était l’atelier d’hier. Mme Boughedoura a affirmé avoir déjà discuté de cette innovation dans la culture des plants et leur assainissement de tous virus à l’ancien ministre de l’Agriculture Saïd Barkat. «Nous sommes restés au stade de cette discussion puisque aucune suite ne m’a été donnée sur ce sujet», regrette-t-elle. Depuis cette période, l’Algérie a continué d’importer en masse des plants contaminés. Pourtant, des chercheurs comme le jeune Karim Ounada, persévérants et pleins d’ambition, se voient confinés dans leurs petits laboratoires de recherche, souvent dépourvus de moyens nécessaires. Des thèses de doctorat dont les résultats peuvent être efficacement exploités par l’agriculture locale, pourrissent au fond des tiroirs. Contre des plants contaminés, l’Algérie exporte des compétences que les pouvoirs publics laissent partir servir sous d’autres cieux. Et c’est le constat qui s’était dégagé des débats organisés à l’ANVREDET. Les chercheurs invités, les représentants du monde industriel et agricole qui étaient présents ont illustré la situation de dépendance du secteur agricole vis-à-vis de l’étranger. La quasi-solitude dans laquelle se sont trouvés les auteurs du projet exposé hier n’est qu’un exemple parmi d’autres. Un représentant d’une société privée, relevant du secteur agricole et possédant un laboratoire de multiplication des plants, regrette le fait de voir de jeunes diplômés ouvrir des cybercafés ou exercer d’autres activités, au lieu qu’ils soient aidés à monter leur propre laboratoire de recherche en le domaine. Ce dernier propose carrément aux responsables concernés d’aider ces jeunes à créer ce qu’il a appelé des micro-entreprises de recherche, capables de fournir de nouvelles méthodes de cultures agricoles pour améliorer les rendements et surtout mettre fin à la dépendance de l’Algérie en matière de production de plants. «Nous avons plus de 700 000 hectares de vergers qu’il faut renouveler et divers produits du terroir qu’il nous faut préserver et développer. Il y a du travail à faire dans la culture in vitro mais il faut valoriser le travail des jeunes chercheurs et les mettre en contact avec les autres acteurs de la vie économique et industrielle», a-t- il encore ajouté. D’où la nécessité de redéployer les activités de l’Anvredet dont a parlé son directeur, le professeur Taïbi, afin de créer de véritables ponts entre ces chercheurs et le monde de l’entreprise. «Nous sommes condamnés, entreprises et université, à travailler ensemble si nous voulons vraiment aller dans le sens de la valorisation de nos compétences nationales et des travaux qu’elles effectuent quotidiennement», a-t-il conclu.
L. M.

Source : http://www.lesoirdalgerie.com

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Comments

KARL MARX, le 23-12-2010 à 05:51:04 :

La recherche scientifuque dans le mond Arabe

Malheureusement dans le monde Arabe nous n avons pas encore de Prix Nobel de la Recherche. Cependant depuis la découverte du pétrole les Arabes sont devenus les plus grands chercheurs et a tous les niveaux et dans tous les domaines. La recherche consiste a.....Comment gagner beaucoup de  fric....et comment m enrichir...

Nassiba Hammou, le 26-05-2010 à 15:38:20 :

Docteur en chimie, spécialité traitement des eaux, PDG

J'ai été universitaire à 100% et je suis devenue entrepreneure au Québec.

J'offre des conseils experts en recherche et développement aux entreprises.

Je les soutien dans leur développement de produits, je les encourage à utiliser les résultats de la recherche scientifique, j'insiste pour que leur démarche soit efficiente (rentable autrement dit coût/ résultat optimisé).

Si cela interesse l'université de Constantine(mon université d'origine), il me fera plaisir d'aider pour rapprocher université et entreprises.

Je suis dans l'innovation technologique depuis plus de 12 années et il y a des stratégies gagnantes pour ça. Trois dimensions à considérer en parallèle: développement de produit, étude de marché et propriété intellectuelle (brevet et autres...)

 

biologiste chomeur , le 29-10-2009 à 15:12:45 :

allez tous en enfer le system universitaire, constitutionnel, et ministres algeriens

just pour repondre à cet articl que j lu sur la culture in vitro .....moi aussi j'ai realisé un travil qualifié d'avoir eu des resultats tout a fait exelent! en micropropagation et si on pouvai appliquer cela pour la production de clones de plants saints en Algerie il y' aurai une veritable revolution agricole!  mais ce que je ne comprend pas c'est que cette biotechnologie est vrément facile et prometeuses mais on nous dit sans sesse que cela reviendrai trop cher, trop impossible dans ce bled!, brefs on nous accuse d'etre trop reveurs!

du coup je pense que c'est un veritable gachi d'etre formé mais de rester aprés tant d'efforts un négligé de la société car ce domaine n'a aucune place en Algerie! et rien que  de penser à cela ça demoralise enormement ! je souhaite que toutes les personnes responsables du malheurs des biologistes et agronomes algeriens vivent le martir qu'ils nous font gouter chaque jour de notre existance! 

Nassiba Hammou, le 26-05-2010 à 15:46:11 :

chef d'entreprise, innovation technologique

Comme je vous comprends!

Vous avez une belle spécialité à laquelle on peut greffer des applications extraordinaires pour l,algérie en particulier.

Il ne faut pas désespérer il faut essayer de s'en sortir par vous même...ne comptez sur personne ni les ministres, ni autre...Si vous croyez à votre compétence vous serez capable de percer, faites savoir ce que vous voulez réaliser à autant de personnes que possible (attention ne racontez pas tout vos secrets scientifiques...sinon d,autres vont en profiter....)

Bonne chance, ne perdez pas confiance l,aide vient parfois d'ailleurs que ce que l'on croit . Qu'avez vous déjà tenté à ce jour??? concretement pour valoriser votre savoir?

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