Hécatombe dans les pays pauvres: » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Hécatombe dans les pays pauvres:

22/2/2009

Hécatombe dans les pays pauvres:

FREDOBIO | Mardi 11 Janvier 2005


« Le 24 août 1999, dans le village de Marégourou, au Bénin, trois
garçons âgés de 12 à 14 ans sont allés sarcler le champ de coton de
leur père. Le coton y était cultivé en association avec du maïs. La
veille, le père avait traité le champ avec de l'endosulfan et les
garçons n'étaient pas au courant. Après les travaux champêtres, ils ont récolté quelques épis de maïs qu'ils ont mangés. Quinze minutes plus tard, ils commençaient à vomir.
Ils ont été transportés à l'hôpital de Bemkéréké où l'un des garçons,
âgé de 12 ans, est décédé. Les 2 autres ont pu être sauvés.»

Il est estimé à 1 million par an le nombre d'intoxications
accidentelles par les pesticides dans le monde et à 20 000 celui des cas mortels
, la majorité dans les pays les plus pauvres, où les
paysans sont particulièrement exposés au dangers que représentent les pesticides puisque les précautions d'emploi prises dans les pays
occidentaux n'y sont que très rarement mises en oeuvre.
Appât du gain maximal et cynisme des firmes occidentales face aux
dangers courus par les populations de ces pays, utilisation de matières particulièrement dangereuses ou même interdites dans les pays dits développés, manque de formation des utilisateurs, illettrisme... sont autant d'explications à cette situation.

La catastrophe de Bhopal: un cas unique ?

Le 3 décembre 1984, vers une heure du matin, dans l'usine de pesticides d'Union Carbide de Bhopal, en Inde, une explosion projeta dans l'air un nuage gazeux qui s'étendit rapidement au grès des vents sur les quartiers de la ville la plus proche, tuant des milliers de personnes sur son passage... Les gaz brûlaient les poumons et les yeux des gens et attaquaient leur système nerveux.
Certains furent pris de convulsions terribles et tombèrent morts,
d'autres moururent étouffés par les sécrétions de leurs propres poumons brûlés. La mort frappa cette population dans son sommeil, sans qu'aucune alerte n'ait été donnée à temps.
On parle aujourd'hui d'un bilan compris entre 16 000 et 30 000 mort, dont 6000 durant la semaine de la catastrophe, et de 250 000 à 500 000 blessés... mais l'ampleur de la catastrophe fut telle et les autorités tellement dépassées par la situation apocalyptique provoquée par cet accident qu'aucun bilan exact ne peut être aujourd'hui avancé !
Les blessés souffrirent de lésions pulmonaires et des yeux, mais aussi d'atteintes immunitaires. Des séquelles psychologiques graves
touchèrent également la population: névroses, crises de panique,
dépressions, suicides frappèrent un grand nombre de survivants.

Source : http://www.fredobio-asso.org

 

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