Faute d’engrais efficaces et de leur coût excessif :Perte de 30% de la production des agrumes » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Faute d’engrais efficaces et de leur coût excessif :Perte de 30% de la production des agrumes

12/2/2009

algérie

Faute d’engrais efficaces et de leur coût excessif : Perte de 30% de la production des agrumes

 

Les agriculteurs de la Mitidja ont posé le problème des coûts excessifs des engrais, dont les prix varient entre

6 000 et 10 000 DA le quintal, l’indisponibilité d’engrais efficaces pour leur activité, le problème d’obtention de crédits et l’autorisation imposée pour s’approvisionner en engrais.

Rencontrés hier lors de la fête de l’Orange à Boufarik, les agriculteurs en agrumiculture sont revenus à la charge pour réexposer le problème majeur des coûts des engrais, en dépit de leur baisse de 20% décidée récemment par l’Etat, et l’indisponibilité d’engrais efficaces (le 20-25 produit à Annaba) qui a affecté avec acuité leur production et altéré le goût de l’orange. Selon ces agriculteurs, depuis l’instauration des Directions des services agricoles (DSA) en 1988, l’utilisation des engrais a diminué d’autant qu’une autorisation de la Gendarmerie nationale est nécessaire pour s’en approvisionner, sans parler de l’obligation d’escorte pour les transporter, ce qui constitue un frein pour eux. Ils ont expliqué que «la plante n’a pas besoin que d’eau, car cela la tue. Elle a aussi besoin de se nourrir avec ces engrais et se traiter avec des médicaments contre certaines maladies, mais la boîte de médicaments coûte au minimum 20 000 DA». Il est à signaler, selon les mêmes sources, que 14 quintaux sont nécessaires pour un hectare, soit 5 kg par arbre et 300 litres d’eau par jour pour irriguer à raison de 17 DA par litre. Par ailleurs, le soutien de l’Etat n’est valable que pour une année, alors que le rendement de l’orange nécessite cinq ans, ont-ils relevé, et pour les quatre années restantes, l’agriculteur ne travaille pas. Le problème d’octroi de crédits dans le cadre du prêt à taux bonifié RFIG de la Banque de l’agriculture et du développement rural (Badr) a une durée d’une année pouvant être prorogée de six mois en cas de force majeure. Une convention définissant les modalités et les conditions de mise en place de ce nouveau crédit en Algérie a été signée le 5 août dernier entre la Badr et le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, qui prendra en charge le paiement des intérêts des crédits RFIG, accordés et consommés, par l’entremise du Fonds spécial créé à cet effet. Cependant, les agriculteurs, non informés des mesures prises au fur et à mesure par l’Etat, ont remis en cause certaines conditions dont l’affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (Casnos) et l’acte de propriété qui d’ailleurs viennent d’être retirés. La formule de concession remplacera l’acte de propriété. Les agriculteurs ont dénoncé «la corruption qui gangrène l’administration et les interventions pour l’obtention des crédits», comme la transformation des terres agricoles en promotions immobilières dans la Mitidja. D’ailleurs, en réponse à ces préoccupations, le ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa, a appelé les agriculteurs à se constituer en coopératives afin de voir la charge des coûts allégée. Il a indiqué, à cette occasion, que la filière de l’orange allant de la culture à la transformation en passant par la production crée près de 10 000 emplois directs et indirects dans la seule wilaya de Blida, à vocation agro-industrielle, alors que près de 10 milliards de dinars ont été alloués à la production d’agrumes. Il a appelé également les producteurs de boissons à utiliser les fruits locaux au lieu d’importer de la poudre pour en faire des boissons. Enfin, Benaïssa a aussi fait allusion aux contrats de performance qui devraient inciter les agriculteurs à mieux produire et permettraient de distinguer les vrais fellahs des faux, soit les «opportunistes». La production nationale est estimée à 7 millions de quintaux d’oranges, dont 2 millions de quintaux dans la seule wilaya de Blida, soit 36% de la production totale, a fait savoir Amar Assabih, directeur de la régulation au ministère de l’Agriculture. Les agriculteurs et les citoyens ont déploré que l’orange coûte 120 DA le kg à Boufarik, sa terre de prédilection.   

 

Par Fella M.

 

 

Source : http://www.lejourdalgerie.com

Tags : agrumes
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