Le pou rouge des orangers Chrysomphalus dictyospermi » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Le pou rouge des orangers Chrysomphalus dictyospermi

4/2/2009

Le pou rouge des orangers Chrysomphalus dictyospermi

Cette cochenille supposée originaire de Chine, est largement répandue dans les régions tropicales et sub-tropicales.

Elle est aussi présente en Europe (France, Italie, Espagne, ...) à l'exception du Royaume-Uni pour l'instant ; en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, Australie, ...

Ordre : Homoptère - Famille : Diaspidae

Statut réglementaire : aucun

Ne pas confondre avec le Pou rouge de Californie, Aonidiella aurantii.

Dans cette page Fiche technique
Moyens de lutte
En rapport avec le pou rouge des orangers
 

Fiche technique
Plantes hôtes :

Chrysomphalus dictyospermi est une espèce polyphage que l'on retrouve sur agrumes, figuier, olivier, avocatier, palmiers, ...
Morphologie :

A) les adultes

Les boucliers des femelles adultes sont presque circulaires, 15 à 20mm de diamètre, grisâtres à brun-rouge et plats.

B) les larves

Les boucliers des mâles sont semblables à ceux des femelles mais plus allongés et ovales. Les boucliers des larves femelles sont semblables à ceux des femelles adultes mais plus petits.

Biologie :

La reproduction est sexuée. L'espèce passe l'hiver à l'état de larves de 2ème génération et de jeunes femelles fécondées. Vers mars-avril les femelles pondent chacune 100-150 oeufs. L'éclosion des oeufs à lieu 1 à 24h après la ponte. Les larves mobiles se fixent dans les 24h suivantes. Près de 10 jours après a lieu la première mue. Ce second stade dure environ 13 jours et la nouvelle femelle adulte ne commence à pondre qu'après une vingtaine de jours. Le cycle de développement des mâles est plus long.

On compte généralement 3 générations par an (mars-avril, juin, août) qui se superposent et selon les régions et les conditions climatiques une quatrième génération peut avoir lieu mais les individus auront du mal à survivre pendant l'hiver.
Symptômes et dégâts :

Les larves mobiles se fixent au printemps à la face supérieure des feuilles anciennes puis plus tard sur les nouvelles pousses et les jeunes fruits. Du fait des prises alimentaires, la zone autour de la cochenille jaunit. Lors de fortes pressions, les feuilles peuvent se dessécher et tomber, les rameaux dépérissent et les fruits infestés se déforment. Il y a aussi une production de miellat.

Moyens de lutte

Comme pour les autres cochenilles, pour réguler les populations il est important de réaliser avec soin les traitements d'hiver à base d'huiles d'hiver appliquées à haut volume. Au cours de la saison, la période d'intervention se situe au moment des essaimages des larves L1 qui sont le seul stade sensible de l'insecte aux traitements car non protégés par le bouclier.

Pour connaître la liste des produits autorisés, consulter le site: http://e-phy.agriculture.gouv.fr


source : http://www.fredon-corse.com

Tags : oranger
Category : AGRUMES | Write a comment | Print

Comments

| Contact author |