Phoeniciculture à Biskra : Alerte à la morelle jaune » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Phoeniciculture à Biskra : Alerte à la morelle jaune

11/6/2012

Phoeniciculture à Biskra : Alerte à la morelle jaune

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texteLe 10.06.12

La pénurie des produits chimiques recommandés démoralise complètement les propriétaires des palmeraies

Des agriculteurs de la commune phoenicicole d’El Hadjeb, située à 10 km au sud-ouest de Biskra, signalent l’apparition de la morelle jaune dans leurs exploitations agricoles depuis quelques mois. Ce phénomène qui suscite chez eux une vive inquiétude prend de l’ampleur et risque, selon leurs dires, d’anéantir plusieurs générations de palmiers-dattiers, qui ont commencé à se dessécher au niveau des palmes «devenant friables et cassants». La morelle jaune ou solanum elaeagnifolium ou morelle à feuilles de chalef, est une espèce végétale de la famille des solanacées. C’est une plante herbacée à fleurs violettes, originaire d’Amérique du sud, pouvant atteindre 90 cm de longueur. A la faveur de la densification et de la mondialisation des échanges commerciaux, elle a envahi tous les continents.

Bien qu’elle présente un intérêt pour l’industrie pharmaceutique, la morelle jaune est considérée comme une plante adventice, parasitaire, invasive et envahissante. Elle est l’objet de campagnes de détection et d’éradication systématique à travers le monde car elle peut, quand elle n’est pas combattue chimiquement, détruire les cultures des périmètres où elle croit en s’accaparant les nutriments et en asséchant le sol. Elle est toxique, urticante et constitue un réservoir idéal pour de multiples ravageurs des cultures agricoles. Autres griefs retenus contre cette mauvaise herbe, elle réduit la biodiversité des zones infestées et possède une vitesse de propagation déconcertante.

En 2011, l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé un plan de lutte contre la morelle jaune au bénéfice de l’Irak et de la Syrie où 60 % des cultures étaient infestées. En Algérie, la morelle jaune a été identifiée au début des années 2000 par les techniciens de l’institut national de la protection des végétaux (INPV) d’El Harrach. Selon les recommandations des spécialistes, le seul moyen d’annihiler sa croissance et d’en débarrasser les exploitations agricoles est le recours aux produits chimiques. Les spécialistes des actions phytosanitaires préconisent l’utilisation d’une bouillie de glyphosate et de sulfate d’ammonium, savamment dosée et répandue à des stades définis du développement de la plante cible. Seulement, les fellahs de Biskra assurent que le second produit cité est introuvable sur le marché national ni sous la forme de granulés ni sous celle de liquide.


Les palmiers dépérissent à vue d’oeil


Ainsi, force est de constater que les phoeniculteurs de Biskra sont dans l’impréparation totale et le désarroi face à l’arrivée de la morelle jaune. Parfait archétype d’un fellah confronté à un nouvel ennemi menaçant ses terres, Nasser Yahia, propriétaire d’une parcelle à Lemdareg, dans la commune d’El Hadjeb, vit «un calvaire depuis des semaines». Plus de vingt de ses palmiers sur une centaine sont touchés par une maladie provoquant l’affaissement des palmes et la mort du stipe.

Il soupçonne la morelle jaune d’être pour quelque chose dans le dépérissement de ses palmiers. Tantôt la gorge nouée par l’émotion, tantôt la commissure des lèvres écumante de colère, il raconte: «Quand ce parasite est apparu, nous n’y avons pas donné trop d’importance. Nous l’avons combattu avec des campagnes d’arrachage à mains nues. Mais il semble que la morelle jaune est plus redoutable que cela car elle renaît quelques semaines plus tard et se propage à une allure folle. Elle empêche toute culture intercalaires entre les palmiers, même pas celle de la luzerne, et ne peut servir elle-même de fourrage pour les ovins et les caprins qui répugnent à s’en approcher.» Cet agriculteur est ulcéré par les lenteurs administratives et le manque de réactivité de certains responsables locaux en charge de la protection phytosanitaire, qu’il a pourtant alertés au début de l’année en cours. Le 26 avril 2012, il a reçu une sorte d’ordonnance émanant de la station régionale de la protection des végétaux de Biskra lui indiquant les produits chimiques et leurs dosages pour se défaire de la morelle jaune. Il a alors cherché vainement auprès des distributeurs d’engrais et d’intrants agricoles ces produits, mais en vain.

Là où il s’attendait à un véritable branle-bas de combat de la part des pouvoirs publics contre cette herbe exogène et hautement nuisible, notre interlocuteur, affolé par la dangerosité de cette plante n’a eu, selon lui, que «de l’indifférence et une nonchalance professionnelle» le mettant en rage. Par conséquent, il lance un véritable S.O.S. au ministère de l’Agriculture car, craint-il, «dans quelques semaines, il ne restera plus rien de cet éden hérité de mon père, et qui a toujours pourvu au besoin de la famille.» Pour le moment, et c’est ce qui le met hors de lui, il est réduit à assister, impuissant, à l’envahissement de sa terre par la morelle jaune et au dépérissement de ses palmiers.

Hafedh Moussaoui

Source : http://www.elwatan.com/regions/est/biskra/alerte-a-la-morelle-jaune-10-06-2012-174144_131.php

La Morelle Jaune, la mauvaise herbe de la mondialisation

mai 25, 2011

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) apporte son aide à l’Irak et à la Syrie pour lutter contre la morelle jaune, une mauvaise herbe redoutable qui détruit les cultures en suçant l’eau et les nutriments du sol et dont les baies sont un véritable poison pour le bétail. De la famille de la tomate, originaire d’Amérique subtropicale, la morelle jaune (de son nom scientifique Solanum elaeagnifolium) plante ses racines très profondément dans le sol et possède des épines qui rendent son extraction à la main assez problématique pour les paysans.

Lire l’article : http://www.toulouse7.com/2011/05/25/la-morelle-jaune-la-mauvaise-herbe-de-la-mondialisation/

 

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Utiliser le désherbage thermique?

En France, se développe une nouvelle technique: le désherbage thermique à l'aide d'un chalumeau auquel on adapte une buse spécifique.

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Ce kit brûle herbe thermique à l'origine destiné aux professionnels, s'est avéré performant pour tous les jardiniers, amateurs, confirmés et même les collectivités.
Le chalumeau brûle herbe est très efficace, même dans les endroits difficiles (massifs, dalles...).
Adapté à traiter des surfaces importantes, et sa fabrication robuste : votre chalumeau permettra alors de traiter tous vos massifs!

Fonctionnement du chalumeau désherbant :
Le désherbage thermique utilise du gaz butane ou du propane (gaz domestique).
Contrairement à l’écobuage, le désherbage thermique ne brûle pas les mauvaises herbes : il chauffe les parties hautes de la plante.
Le choc thermique que subit la plante provoque l’éclatement des cellules végétales et entraîne ainsi l’arrêt de son développement. Pour une meilleure efficacité, il est conseillé de désherber lorsque les mauvaises herbes sont à un stade précoce.

Avantages du désherbage thermique :

Vous ne traitez que le plants concernés, l’application étant localisée, vous ne risquez aucune dissémination,
Plusieurs mode de chauffe sont disponibles sur la poignée, en fonction des surfaces ou des cultures, adaptez votre désherber thermique en choisissant la puissance adéquate.
Pas de risques d’incendie
Les désherbant chimique sont connus pour leur nocivité sur la nappe phréatique, votre voisin a peut-être puit que vous risquez de contaminer.
Vous n'aurez plus l'inconvénient des vapeurs nocives des produits chimique pendant le traitement,
Le contact cutané des désherbant chimique est non seulement cancérigène, mais génère des mutations génétique sur l'enfant "porté" par la femme enceinte,
Vous ne risquez pas d'empoisonner votre animal domestique ou encore pire un enfant en bas-age, avec un désherbage thermique.
Le coût du désherbage thermique est faible par rapport au cumul d’achat de produits chimiques.

 

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