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 la publication scientifique et l'OAI

27/11/2008

la publication scientifique et l'OAI

 

Open Archives Initiative (initiative pour des archives ouvertes), généralement abrégée en OAI est un projet qui vise à faciliter l'échange et la valorisation d'archives numériques.

Le monde de la communication scientifique, enseignants/chercheurs et professionnels de la documentation, est en train de vivre une profonde mutation. En effet après une gestation lente pendant les années 90, le mouvement vers le Libre Accès s’est imposé et connaît depuis le début des années 2000 un fort développement qui bouscule le processus de diffusion des résultats de la recherche.

 Ce bouleversement a plusieurs origines qui se complètent :

  • émergence de nouvelles technologies dont Internet : diffusion en ligne, mondialisation,instantanéité, baisse des coûts, facilité d’usage ;

 

  • Une hausse du prix des abonnements aux revues papier et électronique, due à la position prédominante de certains éditeurs qui, suite à des mouvements de concentration dans le champ de l’édition scientifique, se sont retrouvés en position de quasi-monopole et, donc, en mesure d’imposer des choix tarifaires qui rendaient de plus en plus difficile la tâche des bibliothécaires désireux de proposer une offre documentaire cohérente et exhaustive. Elsevier est un éditeur néerlandais qui exite depuis le 16ème siècle. Cette année il a racheté les revues les plus connues, un article  coûte 2500 euros. Il est donc en position de monopole ce qui lui permet d’augmenter ses prix de 10% par an ce qui est exorbitant pour les chercheurs et les bibliothèques.
  • Le développement et la démocratisation de l’outil Internet qui, fait remarquable, explose au moment où les premiers dépôts d’archives ouvertes apparaissent
  • La prise de conscience progressive par ces mêmes scientifiques de l’impact que peut avoir une publication diffusée via ce média.
  •  développement dans certains milieux (informaticiens, chercheurs) d'une réflexion philosophique globale sur les logiques de partage des ressources (logiciels open source) et de la connaissance (progrès scientifique) ;
  • Évolution de la réflexion juridique sur les droits de propriété intellectuelle : réaction à l’abandon des droits d’auteur _Creative commons1 et Copyleft imposé par les éditeurs scientifiques.

 

La communauté des scientifiques et des bibliothécaires a formalisé les principes de l’Open Access dans la déclaration de Budapest le 14 février 2002, suivie de celles de Bethesda et de Berlin. L'Initiative de Budapest pour l’Accès Ouvert2 (BOAI) encourage les chercheurs, les institutions de recherche et les universités à employer les deux voies complémentaires :

 

 *   La publication d’articles dans des revues en libre accès, gratuites, proposant une validation par les pairs (peer review), constitué par un comité de lecture qui est l’organisme de validation de la revue

      *     le dépôt d’articles et autres documents dans des archives ouvertes en pré et post publications, sans processus de validation intellectuelle. Elles ont l’avantage d’une diffusion instantanée de nouveaux résultats et d’une validation de la date de publication (questions d’antériorité)à pre-print à réponse des chercheurs et des doctorants à la course contre la montre et plus globalement c’est la démocratisation de l’accès à l’information !!!!!

Une pré-publication ou preprint est la version finale du texte d’un articles cientifique sur le point d’être publié dans une revue. Le principe de la pré-publication consiste donc à rendre ce contenu disponible au format électronique avant que la version validée ne paraisse. L’intérêt de la pré-publication est qu’elle permet de communiquer des résultats de recherche au sein de la communauté scientifique, en temps quasi réel, en contournant les contraintes liées aux délais de validation intellectuelle et de production des revues électroniques ou papier, qui peuvent parfois s’avérer très longs.

 

La post-publication est la version publiée dans une revue d’un texte produit parun (des) auteur(s) après acceptation par un comité de rédaction et éventuellement par un comité de lecture (évaluation par les pairs).

 

Une publication en libre accès est une publication qui remplit les deux conditions suivantes :

 

   Le/les auteur(s) ainsi que les titulaires du droit d’auteur accordent à tous lesutilisateurs un droit d’accès gratuit, irrévocable, mondial et perpétuel et leur concèdent une licence leur permettant de copier, utiliser, distribuer,transmettre et visualiser publiquement l’oeuvre et d’utiliser cette oeuvre pour la réalisation et la distribution d’oeuvres dérivées, sous quelque format électronique que ce soit et dans un but raisonnable, et ce à condition d’en indiquer correctement l’auteur ; ils accordent également aux utilisateurs le droit de faire un petit nombre de copies papier pour leur usage personnel.

 

*    La version complète de l’oeuvre, ainsi que tout document connexe, dont une copie de l’autorisation ci-dessus, réalisée dans un format électronique standard approprié, est déposée dès sa publication initiale dans au moins un réservoir en ligne subventionné par un établissement d’enseignement supérieur, une société savante, une agence gouvernementale ou tout autre organisme reconnu oeuvrant pour le libre accès,la diffusion sans restriction, l’interopérabilité, et l’archivage à long terme(PubMed Central est un exemple en sciences biomédicales). Le développement du Mouvement pour l’accès libre à l’information scientifique a conduit les éditeurs commerciaux à réagir en proposant le modèle de publication hybride. En2004, les premiers à se lancer ont été la National Academy of Sciences (NAS) aux Etats-Unis avec le journal Proceedings of the National Academy of Sciences et Oxford University Press (OUP) en Grande Bretagne avec lejournal Nucleic Acids Research. Ce modèle semble connaître un certain succès puisque les principaux intéressés le proposent maintenant. Cependant il ne correspond pas entièrement à la définition du libre accès en particulier pourles questions dedroit d’auteur.

 Définition :

 le journal hybride est un journal électronique scientifique qui publie des articles en accès gratuit et d’autres en accès payant (abonnement). Le choix du mode d’accès revient à l’auteur et non à l’éditeur. L’éditeur, une fois un article accepté pour publication après la phase d’évaluation par les pairs (peer review), donne le choix à l’auteur du mode d’accès électronique. L’auteur décidant de publier en accès gratuit doit généralement payer un droit (payé par l’institution ou un sponsor)pour couvrir les frais de la revue. En contrepartie, l’éditeur met immédiatement l’article en ligne sur son site web. Les auteurs qui ne choisissent pas le mode gratuit ne paient pas les frais de traitement, bien qu’ils puissent avoir à payer des frais à la page et pour la couleur. Ils ne bénéficient pas d’une mise en ligne immédiate et gratuite bien qu’ils puissent bénéficier d’un accès en ligne gratuit ultérieurement si la revue propose untel accès à ses numéros ayant une antériorité suffisante.

 Ce modèle est une réponse sans risque des éditeurs commerciaux au développement dumouvement pour le libre accès à l’information scientifique (Open access). Ilpeut même conduire à faire évoluer tel ou titre. Ainsi Oxford University Press a introduit le modèle hybride pour Nucleic Acids Research3 en janvier 2004 après l’avoir diffusé pendant 32 années selon le mode traditionnel de l’abonnement. Les revenus et la participation des auteurs ont été suffisants pour décider OUP d’en faire une revue uniquement en libre accès en janvier2005.

 En généralla revue n’accepte pas que les auteurs conservent leur droit d’auteur

 (CopyrightTransfer Agreement). Fin 2006 seuls BMJ, OUP, Springer et Taylor & Francis permettent aux auteurs de garder leur droit sur leur publication.Certains proposent de prendre modèle d’une licence Creative Commons.

 La situation est donc variée selon le statut de l’éditeur : il y a des différences entre éditeurs commerciaux, sociétés savantes et presses universitaires, à but non lucratif en général. Si les termes financiers sont proches, la gestion des droits d’auteur et des archives diffèrent.

 Enfin plusieurs études ont montré que les journaux en accès libre ont un lectorat plus important que les autres et qu’ainsi les articles publiés ont un taux de citation plus important.Très vite l’Institute for Scientific Information – ISI a intégré des journaux en libre accès dans la liste de ses calculs de facteurs d’impact. A la revue PLoS (journal hybride)Biology4, lancée en octobre 2003, a reçu un facteur d’impact de plus de 14 en peu de temps. Ce facteur la place parmi les revues les plus citées dans le domaine des sciences de la vie.

Conclusion

 On voit donc que la situation, du fait d’intérêts divergents des différents acteurs, s’est complexifiée. Les propositions actuelles qui se présentent toutes comme des expérimentations de nouveaux modèles économiques sont basées sur le risque minimum du côté des éditeurs. Pour les bibliothèques la situation est toute autre : si certains éditeurs annoncent des réductions du coût des abonnements en fonction du nombre d’articles payés par les auteurs, ce n’est pas une règle générale. Les éditeurs savent tirer leur épingle du jeu et la présentation des services hybrides ont tendance à brouiller les choses : on utilise le terme OPEN mais on ne met en oeuvre qu’une partie des éléments fondant le mouvement Open Access.Pour les auteurs il est devenu difficile de s’y retrouver.

 Sources : LARDYJean-Pierre                                    Wikipedia

 

Les initiatives opensource.

 

I) Revue Plos.

Le succès des éditions PloS n’est plus à démontrer. Avec 6 journaux consacrés aux sciences biologiques et médicales et un impact factor de 14,7 pour PloS Biology, la réputation de ce serveur scientifique entièrement gratuit n’a cessé de croître depuis sa création.

Mais l’aventure est loin d’être achevée. A peine quelques semaines après la sortie de sa nouvelle revue PloS Clinical Trials, l’éditeur annonce sur son site Internet la prochaine publication d’un nouveau journal : PloS ONE. Cette revue, dédiée à tous les domaines scientifiques, devrait voir le jour durant le second semestre2006.

PloS ONE est un projet particulièrement ambitieux : l’éditeur présente sur la page d’introduction du projet les trois axes de cette future revue : un espace de publication d’articles à fort impact, une communauté d’échanges et de dialogues entres cientifiques, mais également un serveur gratuit et très réactif publiant dans les plus brefs délais les articles soumis et acceptés.

Par ce nouveau journal, PloS concurrencerait donc les deux ténors de lapublication haut niveau, Science et Nature, en proposant à son tour une revue généraliste. Mais l’approche "communautaire" du projet n’est pas sans rappeler l’influence de l’Internet 2.0 et de son interactivité. Nature, en lançant différents blogs sur son site web, s’est déjà laissé tenter. Dans un même souci de communication et d’interactivité, les deux revues Nature et Science ont également lancé ces derniers mois leurs podcasts respectifs.

Mais PloS gagnera-t-il son pari en faisant peser dans la balance son principe d’open source ? Quelles influences aurait ce futur troisième ténor de la publication généraliste haut niveau sur le monde scientifique ? Le second semestre 2006 s’annonce particulièrement captivant !

II°) HAL - HyperArticle en Ligne (cnrs)

 

Le serveur HAL permet de déposer et de rendre publics des documents scientifiques de toutes les disciplines.Le dépôt doit être fait, soit par un des auteurs du document ayant l'accord des autres auteurs, soit par une personne autorisée (documentaliste du laboratoire par exemple). HAL est un outil de communication scientifique directe entre chercheurs. Un texte déposé sur HAL doit décrire un travail achevé de recherche, conforme aux usages scientifiques dans la discipline ; le contenu doit être comparable aux manuscrits que les chercheurs soumettent pour publication aux comités de lecture de revues scientifiques, d'actes de colloque, etc. Les documents déposés sur HAL ne sont soumis à aucune évaluation scientifique détaillée. Seul un examen rapide permet de s'assurer que le document proposé entre bien dans la catégorie définie ci-dessus – le CCSD restant libre de mettre en ligne ou pas le document sans justification. Les documents déposés dans HAL bénéficient de la pérennité de cette base, y restent de façon permanente et reçoivent une adresse web stable; ainsi,comme une publication dans un journal scientifique habituel, ils peuvent faire 'objet d'une citation dans un autre travail.

 

III°) Revue.org

C’est un site issu de la communauté scientifique. Née en 1999,c’est la plus ancienne fédération française de revues en ligne. Elle constitueun espace reconnu qui accentue la visibilité de chaque revue en particulier et de toutes les revues en général. Revues.org est financée par le Centre national de la recherche scientifique, l'Ecole des hautes études en sciences sociales et l'Université d'Avignon. L’équipe de Revues.org est installée à la Vieille Charité et à Paris, où elle dispense des formations qu’elle propose. Elle est composée d’informaticiens spécialisés dansles technologies du web, d’éditeurs, de formateurs et de documentalistes. Elle mène des missions de service public: mise à disposition d'une plateforme complète, mise en ligne de contenus scientifiques, formation à l'édition électronique, conseil aux rédactions, veille éditoriale et technologique,développement de fonctionnalités, mise en place d'accords d'interopérabilité.Elle met en ligne plus de 20.000 documents structurés en XML à travers plus de70 sites web (portail, revues, répertoire de liens scientifique, calendrier scientifique, moteur de recherche spécialisé), gérés éditorialement par plus de cent cinquante chercheurs, enseignants, documentalistes et éditeurs en Sciences humaines. Le nombre de projets éditoriaux, de visiteurs et de fonctionnalitéest en forte croissance. L'équipe marseillaise est composée pour moitiéd'éditeurs-formateurs en Sciences humaines et sociales, et pour moitiéd'informaticiens, qui développent un CMS (Lodel), gèrent neuf serveurs Debian,un SVN, une instance Dspace et un moteur de recherche indexant plusieursmillions de pages web.

 

Source : www.revue.org,plos, hal

 

http://capes-doc.over-blog.com

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