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 L’agriculture à Annaba

17/11/2008


L’agriculture à Annaba

Un schéma directeur pour le développement du secteur

La direction de l’agriculture de la wilaya de Annaba a entamé la mise en place des dispositions induites par le schéma directeur officiel de développement du secteur de l’agriculture.

C’est sur la base de données fiables, collectées sur le terrain des opérations, que cette institution a établi le schéma local appelé, au même titre que les autres wilayas du pays, a être remis au ministère de tutelle avant la fin de l’année. Ces données devraient servir à l’élaboration du schéma d’aménagement du territoire. Selon M. Merakchi, directeur des services agricoles de la wilaya de Annaba, ce dernier cible une meilleure rentabilisation des terres agricoles à travers l’utilisation rationnelle de l’eau, la relance et la valorisation des cultures pérennes et la réhabilitation des zones à vocation maraîchère, les zones de montagnes, de piémont et les zones humides. La démarche du ministère de l’Agriculture est suscitée par les dispositions contenues dans le Plan national de développement lancé en 2001. Elle se fixe comme objectifs : atteindre l’accélération des investissements tendant à développer les capacités de stockage, de conditionnement et de transformation. Un autre objectif, et non des moindres, porte sur l’exportation des produits algériens à destination du marché européen dans le cadre de la mise en application de l’accord d’association avec l’Union européenne (UE). A Annaba, l’on se prépare déjà à mettre en place ou à moderniser les infrastructures commerciales nécessaires. Avec une superficie totale agricole de 133 972 ha, dont 43 850 ha surface agricole utile, 75 424 ha forestier et 14 698 ha en parcours et terres improductives, la wilaya de Annaba est considérée comme étant un pôle de développement agricole. Cette importance est conférée par les 18 600 ha du périmètre du lac Fezzara, 7000 ha à haute valeur agricole dans la plaine d’El Hadjar, 2400 ha à o ued El Aneb et chevauchant sur El Tarf, par le périmètre irrigué de Bounamoussa avec 1800 ha. D’autres caractéristiques, tels les 3 cours d’eau (oued Seybouse, oued El Aneb et oued Rassoul, le massif de l’Edough), le climat humide et subhumide de type méditerranéen, une pluviométrie variant de 600 à 800 m/an, complètent les atouts naturels du secteur agricole de la wilaya. Parallèlement à l’élaboration du schéma directeur, la DSA a établi un programme d’action visant à la mise en valeur des terres sur la base de concessions, la protection de la steppe, privilégiant celle de l’écosystème pastoral, le développement des zones de parcours et celui des élevages et des production agricoles. D’après M. Ben Mohamed, chercheur agronome : « L’Algérie reste fortement dépendante du marché extérieur pour couvrir ses besoins agroalimentaires. D’où la facture alimentaire de quelque 3,2 milliards de dollars/an. Pour satisfaire nos besoins, réduire les 70% de nos exportations, comme les céréales actuellement de l’ordre de 8 millions de tonnes, les 40% en produits laitiers, la relance du secteur agricole devrait être effective et efficace. » Se référant à de récentes études, cet agronome a indiqué que chaque Algérien consomme 100 dollars de produits importés et que chaque ménage consacre 50% de ses revenus aux dépenses alimentaires, l’équivalent de 500 dollars/individu/an. Notre interlocuteur a tenu à souligner la nécessité d’une bonne application du Plan national de développement agricole, enclencher un réel essor dans le court et moyen termes de l’agriculture nationale.


Par N. Benouaret

source: http://www.elwatan.com

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