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 GRACE À LA BIOTECHNOLOGIE, LES PLANTES SE DEFENDENT DES INSECTES RAVAGEURS.

17/11/2008


GRACE À LA BIOTECHNOLOGIE, LES PLANTES SE DEFENDENT

DES INSECTES RAVAGEURS.

Par Michael Robin

 

Des chercheurs espèrent produire des lignées de canola capables de se  défendre des  insectes nuisibles et des maladies.

JEUDI, 29 OCTOBRE 1998

 

 C’est le rêve de tous les producteurs : une plante qui  se défend contre les insec-

tes nuisibles.

C’est le but d’un projet de biotechnologie appuyé par le Fonds d’innovation

agroalimentaire Canada-Saskatchewan (FIA). Par le biais de la manipulation génétique, des chercheurs du ministère de l’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), à Saskatoon, tentent d’intégrer dans la plante de canola des défenses contres les  insectes et les maladies.

Le but ultime est de produire des souches de canola capables de  se défendre.

Derek Lydiate, chef de la section de génétique moléculaire au centre de recherche de l’AAC, à Saskatoon, explique que l’une des stratégies est d’utiliser des inhibiteurs de protéases afin de rendre les  plantes toxiques à des insectes telles que la puce de terre et la larve de racines. Les protéases sont des enzymes qui servent à digérer les protéines. Ces inhibiteurs de protéases feront obstacle au système digestif de l’insecte. Incapable de bien digérer sa nourriture, l’insecte affaiblit et meurt.

Malheureusement, les  insectes se défendent en créant de plus en plus de protéases. Le défi est donc de produire du canola avec un niveau d’inhibiteurs de protéases très élevé afin que les insectes ne parviennent pas à le surmonter.

«À longue échéance, nous cherchons à développer des composés qui seront nuisibles à l’insecte,» indique Derek Lydiate.

Une autre stratégie consiste à éviter complètement la bataille en créant des cultures inappétissantes aux insectes ravageurs. Les chercheurs examinent des composés, produits par les  plantes de canola et d’autres plantes, afin de découvrir les composés qui repoussent les insectes, ou ceux qui stimulent le nourrissage et la ponte d’oeufs.

L’objectif est d’augmenter le niveau des composés qui repoussent naturellement les insectes et, en même temps, réduire les substances qui attirent les insectes.

En ce qui a trait aux maladies, Derek Lydiate explique que l’on vise la rouille

blanche, la jambe noir du colza et la pourriture sclérotique, des maladies fongiques qui peuvent ravager une récolte de canola. Certaines plantes, incluant quelques souches de canola et plantes apparentées, ont des résistances intrinsèques à ces maladies.

Le but des chercheurs est d’identifier grâce à la cartographie des gènes, l’emplacement de la gène résistante sur le ADN de la plante en question. L’utilisation de la manipulation génétique et des méthodes de reproduction conventionnelles permettra de rassembler des “constellations” de gènes dans une lignée de canola. Cette lignée de canola serait donc résistante aux trois principales maladies.

Pour plus d’information au sujet de ce projet, contactez Derek Lydiate au (306)956-7697.

 

 

LA SÉLECTION DES PLANTES FAVORISE L’ADAPTATION DES

LÉGUMINEUSES EN SASKATCHEWAN

par Myrna MacDonald

 

Au cours des années 1970, la culture des pois de champs se faisait seulement dans les endroits fraîches et humides de la province. Aujourd’hui, les producteurs réussissent à cultiver des pois à travers la province.

Ce changement est dû aux améliorations génétiques. Les pois de champs sontmieux adaptés aux conditions locales. «Cela démontre jusqu’où peut aller l’évolution d’une plante, en vingt ans, grâce à la recherche et à la sélection des plantes», dit Bert Vandenberg, professeur associé à l’université de la Saskatchewan et membre de l’équipe de chercheurs du Centre de développement

des cultures (CDC).

«D’autres légumineuses à grains, comme les pois chiches et les haricots secs, ont le même potentiel. Nous voulons que ces récoltes atteignent leur plein potentiel, mais cela n’est pas possible sans éliminer quelques contraintes.»

Le haricot est la légumineuse à grains la plus importante au monde et le pois chiche n’est pas loin derrière. Les États-Unis constituent un important marché pour les haricots Pinto et les Great Northern. L’Inde, de son côté, est un grand consommateur de pois chi- ches, surtout celui du genre Desi qui est moulu en farine. Les pois chiches Kabuli sont ceux que l’on retrouve d’habitude dans les buffets à salades en Amérique du Nord.

Depuis la fin des années 1980, les chercheurs saskatchewannais étudient les cultures spécialisées, mais ce n’est qu’en 1991 et en 1992 respectivement qu’un programme de sélection a été mis sur pied pour les haricots et les pois chiches.

C’est en tant que chaire en recherche sur les légumineuses au CDC que le M.Vandenberg se donne comme objectif l’amélioration génétique de ces deux cultures.

Ce poste de chercheur a été créé en 1996. Une mise de fonds de 2,6 millions $ du Fonds d’innovation agroalimentaire Canada-Saskatchewan (FIA) a permis d’établir une fondation pour financer le projet. La fondation du chaire en recherche sur les légumineuses génère des recettes d’investissements qui servent à payer les salaires du Dr. Vandenberg et d’un technicien.

Chaque année, la Saskatchewan cultive environ 100 000 acres de pois chiches alors que l’on fait pousser seulement quelques milliers d’acres de haricots secs. Cependant, M. Vandenberg explique que le marché réagit déjà favorablement aux légumineuses à grains. «Nous avons un produit uniforme, sans insecte. Grâce à notre production de lentilles et de pois nous sommes déjà connus dans ce domaine. De plus, plusieurs fournisseurs traditionnels se tournent vers d’autres cultures», ajoute M. Vandenberg. Il existe deux contraintes qui retardent la production de pois chiches et de haricots sesc en Saskatchewan : la plupart des cultivars mûrissent trop tard et ils ne sont pas très résistants aux maladies.

«La sélection amélioratrice des plantes est la solution la plus rentable pour surmonter ces contraintes à long terme», dit Bert Vandenberg. «Par exemple, des améliorations génétiques peuvent modifier le couvert de verdure du haricot de manière à ce qu’il soit mieux adapté à la méthode de récolte en coupe directe utilisée en Saskatchewan».

Les chercheurs ont déjà fait du progrès en raccourcissant la période de mûrissement Plusieurs cultivars de haricots secs ont été mis en circulation auprès des producteurs de légumineuses de la Saskatchewan au printemps de 1997 par le Crop Development Centre .

 

 

Publié par le Fond d’innovation agroalimentaire

Appuyé par Agriculture et agroalimentaire Canada et le ministère de l’agriculture et de l’alimentation de la Saskatchewan

 

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