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 Vue panoramique de la biodiversité biologique dans le domaine de l'arboriculture en Algérie

9/10/2008


Vue panoramique de la biodiversité biologique dans le domaine de l'arboriculture en Algérie

 
C’est le groupe d’espèces où la régression est si importante et même préoccupante. Les espèces concernées sont  la vigne de cuve, les agrumes, les dattes, les figues sèches, l’olive de table et l’huile d’olive et aussi les espèces fruitières à noyaux et à pépins.Viticulture en Algérie La réorganisation du secteur public agricole entamé en 1987, a accentué d’avantage la déstructuration  des productions développées par le passé. La disparition des savoir-faire et une politique d’encadrement inadéquate ont conduit à l’abandon des parcs à bois et des champs de pied mère, ainsi qu’à la réduction de nombre de pépiniéristes (collectionneurs et dépositaires de matériaux génétiques) générant de faite l’abandon de l’entretien des plantations.

L’introduction de nouvelles espèces et variétés, principalement les espèces à pépins n’a pas toujours fait l’objet de précautions d’usage nécessaires pour évaluer les risques et apprécier leur comportement, notamment en matière de maladies et d’adaptation. Les espèces locales spontanées et sauvages d'arbres et d’arbustes à fruits comestibles, originaires des différents écosystèmes algériens (variétés d’olivier, de vigne, de mûrier, de châtaignier et de palmier),  ne font pas l’objet de programme lié à la connaissance, à la protection et à la conservation systématique. Il s’agit souvent d’espèces rares ou très rares, menacées à brève échéance. Ces variétés cultivées,  installées depuis plus de 60 ans, dans des terroirs spécifiques  s’érodent de plus en plus. C’est le cas de certains cépages de vigne de cuve et des variétés d’agrumes.

La viticulture. Celle ci est localisée essentiellement à l’Ouest du pays. Le vignoble de cuve  a connu une régression considérable de ses superficies pour se reconstituer de nouveau à l’orée de ce troisième millénaire, contrairement au raisin de table pour lequel on observe une augmentation de sa superficie. Les agrumes en AlgérieUne chute importante de la production est à relever en raison de l’arrachage de la vigne de cuve, du vieillissement et du rythme de reconstitution très faible du verger viticole. L’encépagement actuel présente un éventail assez restreint de cépages adaptés aux différentes régions du pays ; en effet, la reconstitution du vignoble se heurte au manque en plants suite à l’arrachage des champs de pieds mère.

L’agrumiculture. Le verger agrumicole s’étend sur une superficie de 41380 ha, soit 8,38% de la superficie arboricole nationale, localisé essentiellement dans les périmètres irrigués. La production des agrumes est devenue tributaire de cette  régression des superficies. Si les orangers, qui détiennent plus de superficie que les autres espèces, n’ont pas connu de changement, les clémentiniers et les pomelos ont accusé une régression, alors que le citronnier connaît un regain d’intérêt. Culture intensive par essence l’agrumiculture rencontre de nombreuses contraintes liées à’insuffisance des ressources hydriques, à l’état défectueux des réseaux d’irrigation et de drainage, à l’âge très avancé de plus de la moitié des plantations et à une utilisation modeste des techniques agricoles modernes.
Palmeraies en Algérie La phoeniciculture. Elle se localise au grand Sud et dans la steppe où les plantations se sont mises en place lentement, suit une période de plantation plus intensive entre 1910 et 1930. On compte actuellement 104390 ha pour la palmeraie algérienne qui est composée d’environ 10 millions d’arbres, dont un peu plus de 7,4 millions sont en production, générant une production totale variable entre 2 et 4,3 Millions quintaux / an.

Il existe en Algérie trois familles de dattes :  Deglet Nour (Confinée à El-oued mais en expansion, occupe  la première  place avec 48 % de la production totale), Degla Baida ( vient en  2ème position avec 30,1 % de la production totale) et Ghars et analogue, ( 21,6 %, produit 659000 qx/an, soit 22 % de la production totale).

L’un des principaux problèmes de la palmeraie est la maladie cryptogamique, particulièrement le Bayoudh (Fusarium oxysporum). On note, par ailleurs, que même si des études ont fourni une connaissance, encore peu valorisée, sur la diversité génétique du palmier dattier, peu d’informations relatives à l’état de conservation et les tendances d’évolution des ressources génétiques sont disponibles actuellement.

L’oléiculture : L’oléiculture occupe essentiellement les zones difficiles. L’olivier est concentré au Nord, particulièrement dans le Tell. Le secteur privé dispose de plus des 2/3 des surfaces. Un modèle d’épanouissement à cette ressource doit être élaboré qui puisse amender aux  incohérences qui la guettent, entre autre le vieillissement du verger, son remplacement parfois par des cultures spéculatives et l’exode de la main d’oeuvre des zones montagneuses propre à cette ressource.
Oliviers en AlgérieVu la rusticité et l’adaptation de l’olivier, sa culture occupe les terres des zones difficiles, pentues et peu propres aux autres cultures. Peu attractif concernant l’investissement et pendant longtemps ignoré par les politiques agricoles et les plans de développement y afférents. L’industrie de transformation accuse un retard sur le plan de la modernisation, de la technologie et des politiques agressives de commercialités en sa faveur.

Concernant le matériel génétique, les porte-greffes actuellement employés sont constitués de populations hétérogènes, provenant de semis de noyaux d’olives de variétés cultivées telles que Chemlal, Siguoise et parfois d’oléastres, alors que les variétés nationales peuvent être recommandées dans leurs régions d’origine. Chaouia et al (2003à (1).

Variétés d’olive d’Algérie

 * Variété Siguoise ou olive de Tlemcen appelée aussi olive du Tell ou Picholine marocaine. On la rencontre de Oued Rhiou jusqu’à Tlemcen. Sa zone d’extension déclinante arrive à la Mitidja. Cette variété est utilisée principalement pour la production d’olives de table en vert ou en noir est également appréciée pour la production d’huile.

* Variété Sévillane ou Gordal : originaire de l’Espagne, cette variété à très gros fruits est localisée dans les plaines sublittorales oranaises, elle est utilisée uniquement pour la production d’olives de table en vert.

* Variété Rougette de la Mitidja : elle est fréquente dans la plaine de la Mitidja et sur le piémont de l’Atlas, à faible altitude, c’est une variété à huile.

* Variété Chemlal : c’est l’olive à huile de Kabylie, elle s’étend de l’Atlas Blidéen  jusqu’aux Bibans et le Guergour. Sa grande vigueur lui permet de tirer parti des sols maigres avec une huile de qualité. Accompagné des Azeradj et Bouchouk,  dont le fruit est parfois conservé, le vaste peuplement de Chemlal est bordé par des variétés locales de très faibles extension , comme l’Aguenaou, par les variétés du Guergour et par celles du Soummam.  Ces variétés sont à double fin.

* Variété Limli : c’est la variété des versants montagneux de la basse vallée de la Soummam jusqu’à la mer. C’est une bonne variété à huile.

* Variété Rougette et Blanquette de Guelma : se sont deux variétés à huile et se trouvent en mélange dans les régions de l’Est du pays.

 Le verger arboricole fruitier. Représenté par les rosacées à noyaux et à pépins ainsi que les espèces dites rustiques essentiellement le figuier et l’amandier, le verger arboricole s’étale sur une superficie estimée à prés de 131120 ha. Cette dernière connaît une  progression qui concerne l’ensemble des espèces.

* Le pêcher (Prunus persicae L.) réussit dans les zones littorales à influence marine où le cumul en froid est limité.

* Le néflier  (Eriobotrya japonica L) était cultivé antérieurement à l’arrivée des Français en 1830. Le fruit est répandu sur le littoral. Il est également  présent dans la Mitidja et à l’intérieur du pays.

Le pommier (Malus communis L) existant en Algérie présente une gamme de variétés selon le besoin en froid. Les variétés  à faible  besoin en froid (400 à 600 heures de froid) sont Llorca, Anna, Dorset Gold. Les variétés à besoin moyen  en froid (600 à 800 à heures de froid) sont Golden et Reine des reinettes.

 L’abricotier (Prunus armeniace) se localise essentiellement dans la régions des Aurès, dont la variété Louzi occupe une partie importante des superficies. L’abricotier existe aussi dans les régions du Hodna ainsi que dans les oasis présahariennes de Messad et de Laghouat, où des variétés locales appelées Mech-Mech, l’Amor Leuch, originaire de Tunisie, et le Louzi rouge originaire du Hodna donnent de bons résultats. Les variétés commerciales cultivées dans le Chelif, l’Oranais, La Mitidja et le Hodna sont principalement le Bulida, dont le Bulida Hatif.

Le prunier (Prunes domestical) : les variétés existantes sont classées en 5 groupes : prunes proprement dites (Anna spath, Prune d’Ente et Stanley), Reines Claudes (Reine Claude d’Athan, Reine Claude Verte ou dorée et Reine Claude violette), les mirabelles (Mirabelle de Nancy et la Mirabelle petite), les Quetsches (Qutsch d’Alsac, Quetsch d’Italie et Quetsche jauni) et  les prunes japonaises qui s’adaptent le mieux au climat algérien (Golden Japon, Santa Rosa et beauty).
(1)  Cf. MATE, 2004 -  Elaboration de la stratégie nationale et du plan d’action national de la diversité biologique (phase 2 du projet ALG/97/G31). MATE - PNUD

 source: http://www.gredaal.com

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