Culture du blé - rendements , maladies et ravageurs » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Culture du blé - rendements , maladies et ravageurs

16/9/2008

Culture du blé - rendements , maladies et ravageurs

- Les conditions de culture
- Les différents stades de développement du blé
- Les rendements
- Les maladies et ravageurs du blé

Les conditions de culture

Le blé est une plante qui se développe bien dans une terre argileuse. La topographie du terrain doit être dégagée et légèrement onduleuse afin de fournir un drainage adéquat et faciliter l'utilisation de machines agricoles.

La préparation du sol est importante. La terre doit être nettoyée des mauvaises herbes, labourée afin de l'ameublir, de l'aérer et d'enfouir les éléments de surface et enfin enrichie au moyen d'engrais.

Pour l'emblavage, le choix des semis à planter ainsi que la date à laquelle ils seront mis en terre revêtent une grande importance. Les recherches scientifiques sur le génome du blé, entre autres, ont permis la mise au point de variétés adaptées au besoin du marché en fonction de leur utilisation future et résistantes à certains virus. Pour le blé d'hiver par exemple, semer trop tôt risquerait d'entraîner un levage précoce du blé qui pourrait conduire à l'interruption de sa croissance du fait des gelées.

Pour un bon développement du blé, la température est un facteur important. Elle doit être comprise entre - 6°C et +20°C. L'idéal étant un temps chaud avant la croissance et des conditions d'ensoleillement au cours des étapes ultimes. Les précipitations peuvent varier entre 300 millimètres et 1000 millimètres par an, répartis de manière à fournir beaucoup d'eau à la plante durant sa période de croissance et de fines pluies vers la fin de manière à faire gonfler les grains.

Le germe contenu dans les semis développe une première partie s'ancrant dans le sol pour former les racines et une autre pointant vers la surface, c'est la germination (fig. 1). La température minimale de germination des graines se situe entre 3 et 4°C. Contrairement à d'autres plantes, les racines des céréales ne pénètrent pas profondément dans le sol, elles sont disposées horizontalement. Les premières pousses sont visibles après 10 jours à peine, c'est la levée (fig. 2). La plante commence réellement sa croissance durant les mois d'hiver pour donner de petites pousses en fin de saison. A un même niveau de la tige et à la base de la plante se constitue une touffe herbacée, cette étape est appelée tallage (fig. 4). Commence alors la période dite de "montaison", phase pendant laquelle la plante pousse rapidement si le temps et l'humidité le permettent et au cours de laquelle elle met de nouvelles feuilles. Il convient, à ce stade, de la protéger contre les insectes et les maladies ainsi que de lui apporter une dose d'engrais à base de matières azotées. Fin mai l'épi se forme, c'est "l'épiaison" (fig. 8). La floraison ne débutera que lorsque la température dépassera les 14°C (fig. 9). La période de maturation des grains requiert de la chaleur et un temps sec, elle se fera dorénavant en plusieurs étapes, la maturité laiteuse (le grain contient encore 50% d'humidité et le stockage des protéines touche à sa fin), la maturité jaune (le grain à perdu en humidité et l'amidon a été constitué), la maturité complète (la teneur en humidité atteint environ 20%), le grain est mûr et prêt à être récolté (fig. 12), c'est alors la période des moissons.

Lors de la récolte, il faut faire attention à ne pas endommager les grains car c'est en fonction de leur bon état ainsi que de celui des sacs utilisés pour leur transport (qui doivent être traités en cas de besoin) et enfin du choix des entrepôts (qui doivent répondre à des conditions très strictes d'aération, de protection contre l'humidité et contre les attaques de tous ordres) que dépend leur bonne conservation. Toutes ces précautions sont d'autant plus importantes que les grains peuvent être stockés sur de longues périodes grâce à leur faible teneur en eau au moment de la récolte.

Si l'on se réfère à des études et des projections faites par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les besoins en blé tendre devraient s'accroître encore dans les années à venir, pour atteindre environ 1000 millions de tonnes en 2020. Pour être apte à satisfaire cette demande, la production mondiale devrait progresser à un rythme annuel supérieur à 2%.

Calendrier des semis et des moissons de blé dans différents pays

Source : Secrétariat de la CNUCED d'après l'ouvrage du Cyclope : "le blé" de J-P. Charvet

Les rendements

Le blé est avec le riz, un aliment de base de l'alimentation humaine. Les rendements mondiaux ont évolué rapidement durant la deuxième moitié du XXème siècle, principalement sous l'impulsion des progrès techniques et des innovations apportées au niveau des méthodes de production (automatisation, engrais...).

Évolution des rendements de blé à l'hectare
entre 1961 et 2005 en tonnes

Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
Note : Axe premier : pays; axe secondaire : monde

Parmi les pays affichant une production significative (supérieure à un million de tonne), l'Ethiopie est l'État dont les rendements sur la période 1961-2005 sont les plus faibles avec 1 tonne environ par hectare. En comparaison, l'Allemagne avec une production de plus de 13,4 millions de tonnes sur la période 1961-2005, affiche un rendement à l'hectare de 5,4 tonnes/hectare.

Le rendement mondial moyen est de 2 tonnes/ha. D'un point de vue historique, il y a eu une importante progression des rendements depuis les années 1960. Au niveau mondial, la moyenne était de 1,1 tonnes/ha en 1961, ce qui représente une progression de l'ordre de 145% en l'espace de quarante ans. Parmi les régions productrices, c'est l'Union européenne des 15 qui présente les plus hauts rendements avec sept pays se classant parmi les dix plus productifs.

Classement des vingt-cinq premiers pays à travers le monde par leur rendement sur l'année 2005

Rendement (t/ha)
 
Namibie : 8,89
Luxembourg : 5,83
Pays-Bas :8,72
République tchèque :5,53
Belgique :8,27
Arabie Saoudite :5,19
Irlande :8,11
Autriche :5,03
Royaume-Uni :7,99
Mexique :5,00
Allemagne :7,40
Slovénie :4,70
Denmark :7,16
Slovaquie :4,52
Nouvelle-Zélande :7,10
Norvège :4,52
France :6,98
Hongrie :4,49
Egypte :6,49
Chili :4,41
Zambie :6,43
Malte :4,27
Suède : 6,33
Chine :4,22
Suisse :6,05
    

Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)

Les maladies et ravageurs du blé

Quelques exemples de maladies du blé

- Le piétin échaudage - Gaeumannomyces graminis,
- le piétin verse - Gaeumannomyces graminis,
- les septorioses - Septoria tritici & Septoria nodorum,
- helminthosporiose - Helminthosporium,
- les rouilles (rouille brune, noire et jaune),
- Oïdium - Erysiphe graminis,
- Fusarioses - Fusarium,
- Carie - Tilletia tritici,
- Le charbon.

Pour de plus amples informations concernant ces différentes maladies du blé, consulter le fichier pps suivant : maladies.

Pour un aperçu photographique des différents types de champignons, consulter le site internet de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) :
- rouille brune sur blé tendre d'hiver,
- urédosores de rouille brune sur limbe de feuille de blé à l'épiaison,
- urédosores de rouille brune sur feuille de blé en fin d'hiver,
- rouille jaune sur feuille de blé tendre d'hiver,
- stries de Rouille jaune sur feuilles de blé,
- urédosores groupées sur limbe de feuille d'une jeune plante de blé,
- rouille jaune sur feuille de blé tendre d'hiver.

Quelques exemples de ravageurs du blé

- La jaunisse nanisante de l'orge (J.N.O)
- Les zabres
- Les destructeurs de récolte entreposée

Pour de plus amples informations concernant ces différentes maladies du blé, consulter le fichier .pps suivant : ravageurs.

Pour de plus amples informations sur les insectes ravageurs pouvant s'attaquer aux produits stockés et à la salubrité des grains, se reporter au site internet de la Commission canadienne des grains.

Une liste complète mais non exhaustive des ravageurs et maladies ainsi que des moyens de lutte peut être consultée auprès du site internet de la société V.I.S.A en cliquant sur le lien suivant : programme de protection des semences de ferme.


Source: http://www.unctad.org

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