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 L'alimentation, inimaginable sans les plantes

7/9/2008


L'alimentation, inimaginable sans les plantes


Depuis plus de 10 000 ans, l'homme s'alimente de plantes sélectionnées et cultivées. Celles-ci nous fournissent des nutriments vitaux tels que les protéines, les graisses et les hydrates de carbone. Les plantes, fournisseuses de nourriture, couvrent un besoin de base des êtres humains. L'alimentation est inconcevable sans les plantes.
 
La recherche et l'agriculture sont cependant actuellement confrontées à des problèmes qui n'existaient pas par le passé. La croissance de la population mondiale et le changement climatique réservent des difficultés toujours plus grandes. C'est pourquoi les scientifiques renforcent leurs recherches sur des plantes résistant à l'environnement. En effet, les céréales, les arbres fruitiers et les légumes doivent, à l'avenir, pouvoir s'accommoder de toujours moins d'eau à mesure que les températures augmentent. Ceux-ci doivent également être moins sujets à l'invasion de champignons et autres parasites afin que les agriculteurs aient moins besoin de pesticides.
 
Dans le même temps, les généticiens font des recherches sur le patrimoine génétique des plantes. Celles-ci devraient être à ce point améliorées qu'elles seront capables de produire des substances de meilleure qualité. Les aliments seront ainsi plus sains et plus nourrissants, promet la recherche.
 
Une alimentation saine accroît la qualité de vie
 
De plus en plus de gens souffrent en Allemagne de maladies courantes comme les maladies cardiovasculaires, les allergies, le cancer et le diabète de type II. Il existe un lien étroit entre ces maladies et l'alimentation. C'est un fait connu de la science. Le lien exact reste cependant encore largement inexploré. Comment et pourquoi l'alimentation donne une bonne santé ou rend malade et quelle est l'influence de l'alimentation sur les maladies? Ces questions restent sans réponse.
 
Le ministère fédéral de l´Éducation et de la Recherche soutient la recherche de ce "lien" dans le cadre de l'initiative "Réseaux de la recherche alimentaire moléculaire: les aliments, véritables garants de notre santé - Prévention des maladies par l'alimentation" ("Netzwerke der Molekularen Ernährungsforschung: Lebensmittel zur Gesunderhaltung des Menschen Krankheitsprävention durch Ernährung".
 
Une alimentation équilibrée intégrant de nombreux fruits et légumes est considérée comme particulièrement saine. Cela est dû surtout aux précieuses substances. La science essaie de savoir pourquoi il en est ainsi. Ainsi, les chercheurs de l'Institut de diététique de l'Université Halle-Wittenberg étudient quels sont les effets de l'alimentation sur l'artériosclérose. L'axe de recherche prioritaire de l'Université de Kaiserslautern concerne les constituants alimentaires qui permettent de guérir les maladies intestinales, voire de les prévenir.
 
Des aliments plus sains grâce aux additifs végétaux?
 
Les substances végétales protègent de l'hypertension, ont une action anti-inflammatoire et apaisent la douleur. Elles contribuent pour une part essentielle au bien-être des personnes. Beaucoup de composants végétaux sont même vitaux pour l'organisme humain. Les vitamines, les substances minérales et les oligo-éléments sont les plus connus.
 
Ce fait n'échappe pas à l'industrie alimentaire. Dans les vitrines frigorifiques des supermarchés, de plus en plus d'aliments fonctionnels se disputent les faveurs des clients. Ces produits sont enrichis de substances végétales extrêmement efficaces. L'huile, le beurre et la margarine, par exemple, contiennent toujours plus de vitamine E. Selon la science, celle-ci protège du cancer et diminue les risques de maladies cardiovasculaires mais cela n'est pas prouvé. Actuellement, on sait toutefois que trop de vitamines est dangereux pour la santé.
 
Le colza offre des possibilités insoupçonnées
 
L'huile de colza était à l'origine une "huile pour les pauvres", longtemps utilisée uniquement comme huile lampante. Son goût amer provenait de l'acide érucique qu'elle contient. Dans les années 1960, on est parvenu, après dix années de recherche, à fabriquer une huile de colza sans cet acide. Cependant, cela ne suffisait pas pour rendre le colza attractif. D'autres substances toxiques, parfois présentes dans les résidus après le pressage, posaient encore des problèmes. Dix ans ont passé à nouveau jusqu'à ce qu'une variété de colza ne présentant pas ce risque soit commercialisée.
 
Le colza offre un énorme potentiel. En effet, il recèle des qualités encore loin d'être entièrement exploitées. Afin de tirer profit de ces trésors, le ministère fédéral de l'Éducation et de la Recherche a financé, de 1999 à 2005, le projet d'interconnexion "NAPUS 2000". Ce projet fait partie des trois projets pilotes de la recherche alimentaire moléculaire.
 
Un des sujets de la recherche a porté sur les substances amères qui se trouvent dans les résidus du pressage, du reste très précieux. Différents groupes de chercheurs ont travaillé avec succès à l'élaboration de nouvelles variétés en ayant recours à la fois aux méthodes classiques de sélection végétale et aux procédés biotechnologiques. Le colza, fournisseur de précieuses protéines, pourrait un jour remplacer les produits à base de soja dans l'industrie alimentaire, estiment les spécialistes.
 
Toutefois, il faut encore optimiser les différentes approches et tester si elles sont applicables dans la pratique. Les scientifiques de YellowSin, un projet de coopération germano-canadien rattaché au programme GABI-FUTURE du ministère fédéral de l'Éducation et de la Recherche, y travaillent. Ce projet est conçu pour durer jusqu'en 2012.
 
Le colza contient d'autres substances précieuses comme l'acide alpha-linolénique, élément de base permettant l'obtention d'acides gras oméga-3. Ceux-ci sont essentiels à notre alimentation. Cependant, le corps ne peut les produire, à lui seul, en quantité suffisante. Les seules sources naturelles sont le poisson et les algues. La sélection végétale et les approches biotechnologiques doivent faire du colza le fournisseur de ces substances précieuses.
 
Optimiser les plantes destinées à l'alimentation
 
D'autres plantes jouent bien entendu également un rôle décisif dans notre alimentation et font donc l'objet de la recherche végétale. Même la boisson préférée des Allemands, la bière, fait désormais partie de l'agenda de travail de la recherche sur les génomes. Le goût de la bière dépend, entre autres, de la qualité du malt utilisé. Le malt est fabriqué à partir de l'orge. Pour obtenir les meilleurs résultats, il est bon de savoir quels sont les facteurs qui déterminent la qualité du malt.
 
La science veut donc connaître dans les moindres détails le patrimoine génétique de l'orge. En août 2007 s'est formé un groupe international qui se consacre au décryptage complet du génome de l'orge. L'Allemagne coordonne pour la première fois un tel projet international de séquençage. Le ministère fédéral de l'Éducation et de la Recherche alloue en tout six millions d'euros à ces travaux. Les connaissances approfondies du bagage génétique de l'orge devraient à long terme continuer de faciliter la sélection de nouvelles variétés.
 
Le blé également est au coeur de l'intérêt scientifique. Cette céréale, appréciée, peut en effet être vraiment dangereuse: certains champignons peuvent par exemple coloniser des plants de blé et entraîner la production de substances toxiques. Même avec des moyens chimiques et des variétés résistantes, l'invasion ne peut pas être entièrement empêchée.
 
En s'appuyant sur la recherche sur les génomes, les sélectionneurs essaient donc maintenant de trouver un moyen de mieux protéger le blé. Ils ont pour principal objectif de développer d'autres plantes résistantes sans effets secondaires gênants.
 
Ainsi, la recherche sur les plantes n'entend pas seulement rendre les récoltes plus productives mais également réduire la quantité de substances toxiques utilisées pour traiter les champs. Mais elle participe surtout à une alimentation saine grâce à la culture de substances végétales.

source: http://www.bundesregierung.de

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