L'écologie, plus qu'un métier, un comportement » maladies des plantes , agriculture et écologie

 L'écologie, plus qu'un métier, un comportement

4/9/2008


L’écologie, plus qu’un métier, un comportement

Aurore Crosnier et Marie-Agnès Lambert

 

On ne peut rester insensible devant l’état de la planète Terre (1) et ses cris d’alarme sont inquiétants : pollution, diminution de la ressource en eau, disparition des espèces, problèmes de gestion des déchets, réchauffement climatique, catastrophes naturelles… L’étude de l’écologie et de l’environnement sont aujourd’hui devenues une nécessité. Mais pour quel usage ?

 

L’écologie a fait naître des passions, qu’elles soient mues par l’amour de la nature, une volonté politique ou encore le besoin d’en faire un métier. Depuis quelques années, l’université (2) forme des scientifiques et des professionnels capables de comprendre et de résoudre des problèmes d’ordre écologique, sur la base d’une bonne connaissance de l’évolution des êtres vivants, des interactions entre eux et avec l’environnement. Le défi pour l’écologue (3) est de passer du laboratoire au terrain car l’étude de l’environnement et de l’écologie nécessite d’observer et d’agir sur place.

 

 L’écologie, une prise de conscience collective

 

 Étudier l’écologie, la biologie, les écosystèmes, la biodiversité … permet de mieux comprendre le fonctionnement de la nature, de prendre conscience des mauvais comportements humains vis-à-vis d’elle, et de mettre en place des actions pour la protéger. On voit tout de suite sur le terrain ce qui ne va pas, mais il ne faut pas se décourager ni sombrer dans la déprime. Bien au contraire, il faut voir les choses avec objectivité et avec plus de conscience pour agir.

 

D’autre part, étudier la nature rend humble. L’homme croit qu’il a tout compris, il tente de dompter la nature et d’appliquer ses propres lois. Il a oublié que la nature possède ses propres lois, et que rien n’est dû au hasard.

 

 La philosophie, une prise de conscience individuelle

 

 La philosophie, quant à elle permet de prendre conscience individuellement de sa propre responsabilité vis-à-vis de la nature et de la réconcilier avec l’homme. Elle permet de développer une plus grande sensibilité et encourage à pratiquer un comportement citoyen (respecter et protéger la nature, limiter le gaspillage…) D’autre part, la philosophie amène à se détacher de ce qui est superflu pour ne se concentrer que sur l’essentiel. Le confort n’est jamais définitif, et comme le prouvent les catastrophes naturelles, on peut tout perdre du jour au lendemain. Il faut donc relativiser, pour s’attacher non plus à un bonheur extérieur mais au bonheur intérieur et retrouver les liens avec la nature que l’homme a perdus depuis très longtemps.

 

Réintégrer l’homme dans la nature

 

 L’écologie protège les espèces, crée des réserves d’où l’homme est exclu. Or, l’homme fait partie de la nature. Aujourd’hui, quelques essais timides tentent de les réconcilier : dans certaines réserves naturelles françaises, on maintient une économie locale : développement de l’artisanat, réintégration de l’élevage, respect de l’environnement, vie locale en auto-suffisance. À plus grande échelle, on a pris conscience que la nature pouvait rendre bien des services : à New York, devant la pollution de l’eau, deux solutions ont été envisagées : soit construire une station d’épuration, soit restaurer le milieu naturel que couvrent les bassins versants de Croton, Catskill et Delaware, boisés à 75 %, pour que ce milieu retrouve son rôle de purification de l’eau. La deuxième solution a été adoptée, coûtant 10% moins cher que la première. Dans la même idée, certaines entreprises américaines (4) proposent maintenant des solutions écologiques aux problèmes d’urbanisme. Mais ce genre d’initiative reste très timide en France.

 

 Ainsi, si l’écologie est devenue une priorité pour préserver le patrimoine commun de l’humanité, il est indispensable de se comporter en véritable philosophe pour redonner un sens à ce qu’on vit dans un monde ou l’homme doit redécouvrir son lien avec la Nature.

 

 (1) Voir article société page 6 de la revue 203

 

(2) Entre autres : Université Paris XI à Orsay

 

(3) Spécialiste de l’écologie, à ne pas confondre avec écologiste qui désigne un militant politique en écologie

 

(4) Par exemple :  Applied Ecological Services, inc. Wisconsin.

 

Source : http://www.nouvelleacropole.org/articles/article.asp?id=148

 


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