Financement agricole : Quand le terrorisme s’en mêle » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Financement agricole : Quand le terrorisme s’en mêle

24/5/2012

Financement agricole : Quand le terrorisme s’en mêle

Posté le 22 août 2011 par Paysans d'Algérie

Depuis le lancement du fameux plan national de développement agricole (PNDA), le financement de l’agriculture ne cesse pas de faire l’objet de débat mais sans que le sujet ne soit exploré dans toutes ses dimensions.
Après les dizaines de milliards de dinars absorbés entre 2001 et 2006 dans le cadre du PNDRA (développement rural et agricole), il y a eu la politique de renouveau rural et agricole mise en branle depuis 2008 avec des financements, tellement faramineux, qu’ils ont aiguisé les appétits et la gourmandise de courants habitués à la convoitise des deniers publics.
L’année dernière, un nouveau plan quinquennal pour l’agriculture (2010-2014) a été mis en œuvre dans le cadre du programme présidentiel avec un budget de 1 000 milliards de dinars, soit 200 milliards DA par année.
Ce qu’il y a lieu de relever dans toutes ces tentatives de relancer le secteur agricole, c’est qu’à aucun moment le bilan du programme précédent n’a été fait.
Mieux encore, les subventions agricoles n’ont jamais été soumises à un contrôle adéquat qui aurait permis de prévenir toute forme de détournement ou à des études efficientes qui auraient permis de faire le diagnostic juste et effectif des faiblesses et atouts de chaque filière.

L’indifférence du Parlement

Même les instances habilitées n’ont jamais évoqué la question des subventions agricoles. C’est le cas de l’institution parlementaire avec ses deux chambres (APN et Sénat), qui, pourtant, est investie de prérogatives pour mettre en place des commissions d’enquête ou, au moins, interpeller le gouvernement sur ces subventions agricoles, dont le citoyen a le droit de regard, car elles relèvent de l’argent du contribuable.
En revanche, les subventions allouées par l’Etat aux producteurs et transformateurs, à coup de milliards, ont souvent fait l’objet de détournements et autres manigances fallacieuses, à l’instar du scandale de la Générale des concessions agricoles (GCA) ou l’affaire de la poudre de lait détournée qui a secoué l’année dernière l’ONIL (office interprofessionnel du lait), entre autres.
Les inégalités qui ont entaché l’opération d’effacement des dettes des agriculteurs, à laquelle le président Bouteflika a débloqué 41 milliards de dinars à la veille de la campagne électorale pour les présidentielles de 2009, illustrent aussi ce manque de clarté dans la gestion des subventions agricoles.

Blanchiment d’argent et financement du terrorisme

Ce laxisme a poussé des courants aux desseins pernicieux jusqu’à verser dans l’utilisation des fonds engagés pour le développement agricole dans la grande criminalité.
L’affaire de l’utilisation de l’argent du soutien agricole dans la culture de cannabis et d’opium révélée en 2009 dans la région d’Adrar en est la parfaite illustration.
Les dérapages risquent de s’avérer encore plus graves si les pouvoirs publics ne revoient pas leur démarche en matière de contrôle de l’argent des subventions.
Hier, sur les colonnes d’El Watan, notre collègue de Boumerdès a mis le doigt sur un fléau dont les conséquences sont à prendre au sérieux: Il s’agit des groupes terroristes qui s’impliquent dans le financement de l’agriculture ou rackettent les exploitants agricoles dans cette région du pays.
Avec le caractère informel qui prédomine le financement du secteur, l’investissement agricole risque de devenir le terrain idéal pour le blanchiment d’argent ou le financement de la criminalité sous toutes ses formes.

Source : http://paysansdalgerie.wordpress.com/tag/blanchiment-d-argent/

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