Des pratiques illégales et nuisibles à l’origine de la raréfaction des poissons près des côtes algériennes » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Des pratiques illégales et nuisibles à l’origine de la raréfaction des poissons près des côtes algériennes

22/4/2011

Des pratiques illégales et nuisibles à l’origine de la raréfaction des poissons près des côtes algériennes

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texteLe 16.01.11

La diminution du poisson près des côtes algériennes est due à des "pratiques illégales et nuisibles" en matière de pêche maritime, a estimé dimanche 16 janvier à Skikda le président de la commission nationale des marins pêcheurs, M. Hocine Bellout.

La pollution, le non respect de la pause biologique, le braconnage dans  les zones interdites à la pêche, l’usage d’explosifs et la pêche sous-marine, sont autant de facteurs de la disparition du poisson de nos côtes, a souligné  le même responsable.

M. Bellout a vivement dénoncé l’utilisation par des chalutiers de filets  interdits à l’échelle internationale, longs de 3.500 à 4.000 m et profonds de  40 m et ce, à 3.000 miles seulement de la côte, au lieu de 6.000 miles réglementaires. "Ce sont-là des pratiques hautement préjudiciables à la pêche (à), dès  lors qu’elles provoquent des dégâts et entament sérieusement les ressources halieutiques, comme cela s’est vérifié sur les côtes de 14 wilayas du pays",  a-t-il ajouté.

Le président de la commission des marins pêcheurs a considéré que la  réserve halieutique est aujourd’hui "menacée d’extinction" compte tenu du  non respect du rythme biologique, ce qui va entraîner, selon lui, une rareté  de plus en plus prononcée du poisson sur les étals. Il a ajouté, à ce propos, que la production locale, actuellement de 187.000 tonnes/an, régresse d’année en année par rapport à des pays comme le  Maroc ou la Tunisie qui ont atteint respectivement 1.350.000 tonnes/an et 650.000 tonnes/an.

M. Hocine Bellout s’est également indigné des autres pratiques, notamment  celle de certains pêcheurs qui s’attaquent aux petits poissons, interdits à  la pêche, demandant, "au nom de la profession", le respect rigoureux de la  législation en matière de pêche maritime, sinon, a-t-il soutenu, "dans moins  de 50 ans, les côtes algériennes se seront vidées de toute forme de vie".

El Watan avec APS

 

 

Category : PECHE / BIODIVERSITE MARINE | Write a comment | Print

Comments

| Contact author |