AGRICULTURE : Les normes européennes pénalisent les agriculteurs algériens » maladies des plantes , agriculture et écologie

 AGRICULTURE : Les normes européennes pénalisent les agriculteurs algériens

25/11/2010

AGRICULTURE : Les normes européennes pénalisent les agriculteurs algériens

L’atelier sur la mise à niveau de l’outil national de contrôle des produits animaux et d’origine animale a été ouvert, hier, à l’hôtel Hilton d’Alger. La «réglementation européenne en matière de contrôle sanitaire des produits animaux et d’origine animale» et des produits alimentaires en général, était le point focal des travaux de cet atelier, qui s’achèvent aujourd’hui. L’exposé explique en partie la faiblesse des exportations algériennes vers l’Europe en la matière qui restent, de loin, en deçà des quotas arrêtés par l’accord d’association engageant les deux parties depuis 2005.
Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Ainsi, les émissaires de la Commission européenne (CE), venus animer ce séminaire au profit de 40 vétérinaires algériens, coorganisé par le ministère algérien de l’Agriculture et du Développement local et le TAIEX (Technical assistance and information exchange), instrument d’assistance technique et d’échange d’information de la CE, ont eu à présenter leur modèle normatif et outils de contrôle en la matière. Plutôt des restrictions par la «norme» que l’Europe impose aux produits agricoles importés. Un arsenal juridique bien en place, il est vrai, pour prévenir contre les risques sur la santé publique liée à l’alimentation mais, qui paraît beaucoup plus protectionniste en faveur de l’agriculture européenne, contre la concurrence. Dans son allocution d’ouverture, hier, le directeur du programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association (P3A) pour l’Algérie, M. Aïssa Zelmati, a mis l’accent sur l’importance de se mettre au diapason des évolutions techniques dans le monde. «Nous nous battons pour que nos produits soient exportés et nous sommes tenus par l’obligation de se mettre à niveau et diversifier notre offre», a-t-il souligné. Avant de passer la parole aux experts européens, se sont d’abord succédé, respectivement, Mlle Anne-Marie Baescu de la TAIEX qui a présenté cet instrument et le chef de bureau hygiène alimentaire de la Direction des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Mme Yasmina Zerabib qui, de son côté, a présenté la législation algérienne en matière de contrôle des produits animaux et d’origine animale. Les missions du TAIEX, instrument du P3A sont, en effet, «très spécifiques» et visent à «améliorer le fonctionnement des administrations du pays bénéficiaire dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV) à travers une expertise sur des bonnes pratiques, des aspects clés de la réglementation et l’acquis communautaire européen. Elle est véhiculée par des missions d’experts, des séminaires et des visites d’études des fonctionnaires algériens dans les institutions des Etats membres de l’UE. Et, elle recommande d’harmoniser les règlements des bénéficiaires ou de les adapter suivant le modèle européen. Autant dire que le système algérien en matière de contrôle des produits animaux et d’origine animale, qui demeure encadré par une loi datant de 1988 et manque cruellement de mécanismes juridiques d’application et également de ressources humaines suffisantes, est obsolète. En ce sens, le modèle européen est un exemple à suivre. C’est une machine bien huilée, rien n’est laissé au hasard. Des méthodes pointues et consignées noir sur blanc dans des textes juridiques disponibles sur la Toile. De la production primaire, la transformation, le stockage et le transport jusqu’aux étiquetages et autres taux d’ingrédients dans les aliments pour informer le consommateur. Les Européens exagèrent même. En tout cas, l’agriculture algérienne n’est pas au stade de développer des organismes génétiquement modifiés et n’utilise pas le traitement ionisé dans le processus de fabrication des aliments mais, présente des avantages comparatifs importants en terme de qualité biologique. Une agriculture «bio» qui pourrait conquérir le marché européen. L’accord d’association constitue une opportunité pour les agriculteurs algériens. Or, jusqu’ici, et à titre d’exemple, nous n’arrivons même pas à dépasser 15 % du quota d’huile d’olive que l’Europe concède aux exportateurs algériens.
L. H.

Source : http://lesoirdalgerie.com

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