LA GÉNOMIQUE VEGETALE » maladies des plantes , agriculture et écologie

 LA GÉNOMIQUE VEGETALE

10/7/2010

 

LA GÉNOMIQUE  VEGETALE

La génomique s’inscrit dans la continuité de la génétique, qu’elle dote d’outils d’analyse fine et directe du génome et d’une capacité de traitement très rapide d’un très grand nombre de données grâce à des équipements de type industriel. Elle intègre l’étude de la structure des génomes (génomique structurale) et l’analyse de la fonction des gènes (génomique fonctionnelle).

1.1. De la génétique à la génomique

La génétique, littéralement étude des gènes, consiste à étudier la transmission des caractères héréditaires d’une génération à l’autre. Les gènes sont définis comme des « facteurs héritables » gouvernant les caractéristiques d’un individu. Dans certains cas, un seul gène contrôle un caractère. Ce caractère est appelé monogénique. On peut citer l’exemple des caractères de peau lisse et de noyau adhérent qui distinguent les nectarines, les brugnons et les pêches. La nectarine (pêche à peau lisse et à noyau libre) et le brugnon (pêche à peau lisse et à noyau adhérent) sont en fait des mutants de pêches, connus depuis l’Antiquité, et déjà utilisés en croisement dans des programmes d’amélioration du pêcher au XIXème siècle.
C’est en observant des caractères monogéniques du pois que Gregor Mendel (1822-1884) a établi les premières lois fondamentales de la génétique.


Ces lois, très simples et universellement partagées par les plantes et les animaux, stipulent que :

• un gène donné peut exister sous deux formes différentes (allèles) ;

• un individu possède deux exemplaires de chaque gène, provenant chacun d’un de ses parents et portés par deux chromosomes dits homologues ;

• l’individu ne transmet qu’un seul de ces allèles (au hasard) à chacun de ses descendants.
Certains allèles, dits dominants, imposent leur version du caractère à l’individu qui les porte. Chez un hétérozygote (les deux allèles du gène en question, provenant respectivement des deux parents, sont différents) c’est donc la forme du caractère imposée par l’allèle dominant qui sera exprimée. D’autres allèles, dits récessifs, sont masqués lorsqu’ils sont associés à un allèle dominant et sont traduits dans l’expression du caractère seulement lorsqu’ils sont présents à l’état homozygote (les deux allèles du gène en question, provenant respectivement des deux parents, sont identiques).
L’ensemble des allèles d’un individu constitue son génotype. L’ensemble de ses caractères (gouvernés par les gènes, exprimés dans un environnement donné) constitue son phénotype.
Les allèles provenant de chacun des parents de l’individu sont « réassortis » au cours d’une division cellulaire particulière appelée méiose, qui conduit à la formation des cellules sexuelles. Les cellules sexuelles (ou gamètes) ne contiennent qu’un seul allèle de chaque gène.

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