Le vrai problème des OGM : les brevets sur le vivant » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Le vrai problème des OGM : les brevets sur le vivant

12/6/2010

 

Le vrai problème des OGM les brevets sur le vivant

Refonder les critiques sur les Organismes Génétiquement Modifiés

 Au-delà des idées reçues

Document publié le 6 avril 2005

Les critiques habituellement faites aux OGM ne sont pas toujours pertinentes. Des informations précises permettent de situer celles qui le sont selon le type d’OGM, et dans ce cas, celles qui ne sont pas spécifiques à cette méthode d’amélioration. Le problème des brevets sur le vivant apparaît comme l’enjeu majeur qui devrait mobiliser l’attention des acteurs impliqués dans les questions agricoles.

Les OGM constituent un ensemble très hétéroclite selon le but qu’ils poursuivent et selon les espèces concernées ; les conclusions qu’on peut en tirer ne sont pas les mêmes selon les cas.

Quelques généralités d’abord

Qu’est-ce qu’un OGM ?

Cela signifie « organisme génétiquement modifié ». Ce qui les distingue des variétés classiques réside dans la manière dont cette modification est obtenue.

En sélection classique, on croise des plantes, on choisit les meilleurs descendants, on les croise entre eux, etc. pendant de nombreuses générations. Cela prend au moins 10 à 20 ans.

Les OGM, au contraire, sont obtenus en introduisant dans la plante, par des moyens biotechnologiques, un gène prélevé sur un autre organisme ; l’expérience montre qu’il a le même effet sur l’OGM obtenu que celui qu’il avait avant. Ce travail va très vite (1 an ou 2) mais demande de très gros moyens financiers.

Les variétés obtenues doivent ensuite être testées, ce qui prend le même temps (quelques années) qu’il s’agisse ou non d’OGM.

Les OGM ne peuvent modifier qu’un seul caractère

On ne peut introduire dans l’organisme qu’un seul gène. Les OGM ne peuvent donc modifier qu’un seul caractère, qui soit commandé par un seul gène. Cela exclut la plupart des caractères : le potentiel de rendement, la précocité et bien d’autres. Ceux qui peuvent dépendre d’un seul gène concernent :

- des résistances aux maladies ou aux parasites ;
- des résistances à des produits de traitement contre les mauvaises herbes ;
- des résistances à des accidents climatiques ;
- le goût, la forme, la fabrication de substances recherchées (intérêt médicamenteux par exemple) ;
- il se peut qu’il y en ait d’autres un jour.

Encore faut-il qu’on connaisse le gène en question, et qu’on sache exactement où le trouver, ce qui est extrêmement difficile, même depuis qu’on sait séquencer le génome.

Tout cela explique que les OGM existant actuellement ne concernent que quelques espèces : maïs, soja, coton, colza et riz (d’autres sont sans doute encore en cours d’étude) ; actuellement, tous concernent la résistance à des maladies ou à un herbicide (le round-up). Cela fait en tout 6 gènes maximum qui ont été trouvés !

C’est donc uniquement de façon indirecte que les OGM peuvent augmenter le rendement :

- soit en tuant le parasite mais cela n’est efficace que si ce parasite est très abondant (coton en Inde, où l’habitude n’est pas aux traitements insecticides, et non aux USA, où les agriculteurs ont l’habitude de traiter, et continuent même avec des cotons OGM par « sécurité » !) ;
- soit en permettant de traiter la culture à un herbicide qui tuera les mauvaises herbes sauf la plante cultivée.

Examinons maintenant les reproches qu’on leur fait

1er reproche : les OGM pourraient être dangereux pour la santé, directement, par leur consommation, car « on a violé les barrières de la Nature ».

Ce risque ne peut valoir que pour les organismes consommés par l’homme, directement ou par animaux interposés, comme le maïs. Ce n’est pas le cas du coton par exemple.

Le seul risque possible viendrait de la nouveauté. Mais il n’y a aucune raison de penser que ce risque soit pire que celui des produits de traitement, ni même que celui de toutes les variétés créées depuis un siècle par sélection classique, ou celui des cosmétiques, etc.

La vraie solution consisterait à être aussi exigeant pour toutes les variétés quelles qu’elles soient, pour les produits de traitement, les cosmétiques etc. que pour les médicaments.

2ème reproche : les OGM forcent l’agriculteur à acheter ses semences à chaque fois qu’il sème.

C’est vrai, mais c’est tout aussi vrai pour presque toutes les variétés classiques. Pour le comprendre, il faut connaître les bases de l’hérédité. Essayons de les expliquer succinctement.

Il y a 3 catégories d’espèces vivantes selon leur mode de reproduction en conditions naturelles :

- les autogames, qui se reproduisent en se fécondant eux-mêmes ;
- les allogames, qui se reproduisent par fécondation croisée ;
- les espèces à clones, chez qui on n’utilise pas la sexualité.

Comme espèces autogames, citons le blé, le coton et le soja. Si on sème les graines récoltées sur une même plante, on obtient des plantes-filles exactement semblables à la plante-mère, donc entre elles, et ainsi de suite de génération en génération. On appelle cela une « lignée pure ». Une variété est alors une lignée pure : toutes les graines vendues sous un même nom sont issues d’un même pied il y a très longtemps. Elles sont donc très homogènes. Seules sont hétérogènes des populations locales n’ayant jamais fait l’objet d’une sélection : elles sont composées d’un mélange de lignées pures.

Pour cette catégorie, l’agriculteur qui récolte lui-même sa semence ressèmera exactement la même variété qu’il avait achetée. Le faire a quand même des inconvénients, car il ne faut pas confondre la qualité génétique et la qualité de la semence : les mauvaises herbes aussi donnent des graines et certaines ressemblent tellement à celles de l’espèce cultivée qu’on n’arrive pas à les trier. Si l’agriculteur ressème ses propres semences, il sèmera ces mauvaises herbes avec ; c’est son droit ! Mais s’il les vend à un autre, c’est de la mauvaise graine qu’il lui vendra ; il est donc normal qu’on le lui interdise. Le sélectionneur, lui, est obligé de prendre d’énormes précautions pour éviter ces mauvaises herbes dans ses champs de multiplication de semences ; et c’est contrôlé. A mon avis, cela justifie que l’agriculteur paie l’achat de nouvelles semences chaque année, pas qu’on lui interdise de ressemer les siennes chez lui.

Comme espèces allogames, citons le maïs, le riz et le colza. Chaque plante provient d’un croisement entre 2 plantes différentes : on les appelle « variétés-hybrides ». Tous les lots d’une même variété sont identiques, mais en moyenne seulement, car toutes les plantes de tous les champs d’une même variété sont différentes entre elles. Puisqu’un champ comporte des dizaines de milliers de plantes, la moyenne de leur comportement est la même d’un champ à l’autre. A la floraison, le pollen, qui est la « semence » mâle, parcourt des centaines de mètres pour aller féconder n’importe quelle fleur de la même espèce. Or rien ne peut empêcher deux voisins de semer des variétés différentes de la même espèce.

Donc chez les espèces allogames, celui qui récolte sa propre semence ressèmera un hybride entre les deux variétés, ou avec des pieds sauvages de la même espèce. Il ne retrouvera pas les qualités qu’il recherche. Alors, il ne le fait généralement pas ; sans même qu’on l’en empêche.

Une précision pour les « variétés F1 » : elles n’existent que dans les espèces allogames, mais il y a une petite différence avec les autres ; tous les pieds d’une même variété F1 sont identiques entre eux. S’il n’y a pas d’autre variété de la même espèce aux environs, tous les croisements se font avec des partenaires identiques, comme chez les autogames ; mais les allogames ne supportent pas la consanguinité, d’où une énorme baisse de vigueur chez les descendants ; d’autre part, dans un croisement entre deux F1 identiques tous les descendants sont différents entre eux, de façon imprévisible.

Le résultat pour l’agriculteur qui veut récolter sa propre semence est donc le même que chez les autres allogames.

Petite remarque à l’intention des racistes : nous les humains, sommes allogames ! Les êtres supérieurs ne sont pas les races pures (trop consanguines) mais les « hybrides » !

Chez les OGM, c’est pareil : selon qu’il s’agit d’une espèce autogame ou allogame, on peut ou non récolter sa semence. Ce qui en empêche dans les 2 cas, c’est si l’obtenteur a pris un brevet : OGM ou non, c’est alors interdit.

Les espèces à clones peuvent ou non avoir une reproduction sexuée, mais seul le sélectionneur s’en sert, car ces plantes ont aussi une reproduction non sexuée, par d’autres organes (tubercules, oignons, boutures, etc.). Ce sont eux que l’agriculteur utilise car si on les plante on obtient de nouveaux pieds, identiques génétiquement à la plante d’origine, donc aussi entre eux. L’ensemble de tous ces pieds obtenus sans sexualité s’appelle un clone. L’agriculteur peut-il les récolter lui-même pour les replanter ? Oui, mais pas partout. Par exemple toutes les régions de France sauf la Bretagne sont naturellement infestées de virus qui attaquent les pommes de terre et se transmettent par les tubercules. Dans un tel cas, il est plus prudent de se réapprovisionner auprès de producteurs bretons.

Je conclurai l’examen de ce 2ème reproche fait aux OGM en disant que dans la grande majorité des cas, si on veut utiliser des variétés meilleures, il est inévitable de racheter ses semences à chaque semis. Les OGM ne sont, de ce point de vue, que comme les autres.

3ème reproche : les OGM augmenteraient l’utilisation de traitements chimiques.

4ème reproche : les OGM favoriseraient l’apparition par sélection naturelle de souches qui leur résistent.

JE TRAITERAI CES DEUX DERNIERS REPROCHES ENSEMBLE car ils sont opposés entre eux.

Ils concernent seulement la lutte contre les ennemis des cultures. Les herbicides tuent les mauvaises herbes qui concurrencent la culture. Les fongicides et les insecticides protègent cette culture respectivement contre les maladies et les insectes.

Les OGM visés par le 3ème reproche sont ceux qui résistent aux herbicides qu’on pourrait mettre sur la culture s’ils ne tuaient que les mauvaises herbes et pas ... la culture elle-même ! Actuellement, ils résistent tous au même produit, le round-up, qui tue tout ... sauf ces OGM-là ! Mais ils ne servent à rien si on ne traite pas aussi au round-up ! Donc cela amène à augmenter les traitements chimiques. Le créateur de ces OGM et le créateur du round-up sont le même !! Il dit que ce produit est plus efficace, plus biodégradable et moins toxique pour l’homme que les herbicides habituels, et que donc il sera utilisé à leur place et non en plus. Même si c’est vrai, cela crée une dangereuse situation de monopole. Bref, ces OGM-là devraient être interdits ... à condition d’interdire les herbicides eux-mêmes et de trouver d’autres moyens de lutte (le désherbage manuel est-il envisageable en Afrique ?)

Les OGM visés par le 4ème reproche sont ceux qui résistent aux maladies (dues généralement à des champignons microscopiques ou des virus) et aux insectes, qui attaquent la plante. Ils leur résistent parce qu’ils contiennent des molécules qui les tuent. Cette fois, ils permettent d’éviter de traiter chimiquement contre ces maladies ou insectes. C’est exactement le contraire des OGM précédents.

Le reproche qu’on leur fait n’est pas le même : c’est qu’au bout de quelques années, il apparaît des souches de ces maladies résistantes à ces OGM (comme pour les antibiotiques chez l’homme). On sait maintenant que c’est un mécanisme général chez les êtres vivants : si on essaie, quel que soit le moyen employé, d’éradiquer complètement l’ennemi (vivant) d’une espèce, cela sélectionne des souches résistantes de cet ennemi. Il n’existe que deux manières de réagir :
- soit on l’accepte et on part pour un cycle sans fin avec des épidémies,
- soit on accepte de laisser aux ennemis de l’espèce une part qui ne réduit pas trop la production. Pour les cultures, cette part semble aux environs de 30 % en pays tempéré.

La solution, pour ces OGM-là, serait d ?exiger que chaque sac ne contienne que 70% (chiffre à vérifier) de graines modifiées, les autres graines n ?étant pas OGM (par exemple la variété à partir de laquelle on avait obtenu l’OGM). Mais cela ne serait efficace qu’à long terme et si c’est fait à l’échelle d’un continent au moins.

5ème reproche : le risque de dissémination incontrôlable du gêne de l’OGM par fécondation des plantes voisines.

Ce reproche consiste à dire : « le gène ajouté va se répandre de proche en proche vers de nouveaux organismes, on ne pourra plus l’arrêter, et là il se combinera avec d’autres gènes, ce qui est dangereux ».

Une telle dissémination du gène OGM n’est possible que pour les espèces allogames, par fécondation d’une plante « vierge » par une qui porte le gène. Ceci ne peut exister qu’entre plantes de la même espèce. Des espèces, même très proches génétiquement, ne se croisent pratiquement jamais entre elles, et quand elles le font, les hybrides sont stériles et ça ne va pas plus loin. Quelles conséquences ? Que ces plantes « contaminées » possèdent désormais ce gène, et qu’il y fonctionne comme dans l’OGM de départ : si celui-ci résiste à une maladie, la plante « contaminée » y résistera aussi ; où sera l’inconvénient ?

6ème reproche : les cultures d’OGM destinées à produire un médicament pourraient féconder des champs voisins. Quiconque consommerait ensuite les produits de ces champs, consommerait ce médicament sans le savoir.

Ce risque existe, mais seulement si l’OGM et le champ voisin appartiennent à la même espèce (voir 5ème reproche). La solution semble simple : interdire la création de tels OGM sur des espèces consommées par l’homme ou par des animaux consommés par l’homme. Il est vrai qu’il peut y avoir le champ consommé par des limaces, elles-mêmes mangées par des insectes, eux-mêmes mangés par des oiseaux, eux-mêmes mangés par les chasseurs etc. Cela peut exiger des études sérieuses de la chaîne alimentaire, et un moratoire avant l’autorisation donnée à l’OGM jusqu’à s’assurer des conditions à lui imposer.

Peut-on et doit-on interdire les OGM ?

J’ai dit qu’un OGM était beaucoup plus rapide à obtenir qu’une variété classique. C’est là un atout décisif, car dans le monde actuel on est incapable de savoir ce dont on aura besoin dans 10 ans. L’OGM, lui, répond à un besoin actuel (réel ou... induit par la pub !). C’est pourquoi je crois qu’essayer de les faire interdire tous est voué à l’échec. Seuls, ceux qui produiraient un médicament risqueraient d’avoir assez d’impact pour être interdits dans des espèces consommées par l’homme.

Evidemment, le succès des OGM ne peut que donner encore plus de pouvoir aux multinationales. Je n’y vois personnellement pas d’inconvénient, pourvu qu’elles ne puissent pas utiliser cela de façon nocive.

C’est là que se cache le vrai problème : le brevetage du vivant.

Les partisans de ce brevetage ? Les multinationales bien sûr. Leur argument :

« Créer une variété est un travail qui doit être rétribué, sinon personne ne le ferait. Il faut donner au créateur l’exclusivité de droits sur chaque kg vendu. Pour cela, il faut qu’on puisse reconnaître si ce qui est vendu appartient à cette variété. Comme les OGM sont reconnaissables à un seul gène, on sait les identifier. Donc, il faut pouvoir les breveter ».

Cet argument paraît logique. Il ne l’est pas : voici pourquoi.

La notion de brevets s’appliquait au départ à des inventions d’objets nouveaux. L’inventeur peut prendre un brevet s’il paie les droits de brevetage et peut décrire l’objet pour prouver qu’il n’existait pas déjà et pouvoir reconnaître toute contrefaçon. Si l’objet est une vraie invention, il n’existait pas déjà ; mais en pratique on se contente de regarder s’il est reconnaissable de ce qui était déjà breveté !

Ce système n’existait pas pour le monde vivant où il est particulièrement dangereux car un être vivant n’est jamais entièrement nouveau, il provient toujours d’êtres existant déjà.

Pour rétribuer les créateurs de variétés classiques, il existe des « droits d’obtenteur ». Ces droits diffèrent des brevets par deux points essentiels :

- L’obtenteur ne doit pas seulement prouver que sa variété est distinguable, mais aussi qu’elle apporte un avantage significatif par rapport à tout ce qui existe.
- Ces droits concernent la vente de la nouvelle variété telle qu’elle est globalement, avec tous ses caractères. On ne pourra attaquer comme contrefaçon que quelque chose qui lui serait entièrement identique.
- Les brevets au contraire ne portent que sur un seul caractère : la couleur par exemple, ou... la possession d’un certain gène (qu’il ait été acquis par sélection classique ou par OGM) Il suffit de payer ! Tout ce qui aura cette couleur, ou ce gène, devra des redevances au détenteur du brevet.

Deux exemples des conséquences possibles.

- Le premier est imaginaire mais plausible :

Si dans un pays reculé on utilise traditionnellement une plante pour ses propriétés curatives, un occidental peut en acheter quelques kilos de graines, revenir les faire breveter, puis faire constater que dans le pays d’origine on utilise cette plante qu’il a brevetée : il est en droit d’exiger que ce pays lui paie des droits.

- Le deuxième exemple a hélas bel et bien existé : c’est le procès Monsanto - Schmeiser, au Canada.

La multinationale Monsanto vendait un colza OGM résistant au round-up. Le colza est allogame. Un agriculteur, P. Schmeiser, en cultivait un autre qu’il ressemait. Il a « récupéré » le gène de l’OGM Monsanto cultivé par un voisin. Il les a ressemées, sans verser de droits à Monsanto, en toute innocence, ...mais en contradiction avec le brevet ! Monsanto lui a intenté un procès... et l’a gagné ! Le cultivateur y a perdu 200 000 dollars ! Les juges ignoraient sûrement la logique de la reproduction du colza, mais ils connaissaient la « logique » purement juridique des brevets.

La même chose aurait pu arriver avec une variété classique, pour peu que le sélectionneur en ait breveté un seul caractère, quelconque. Ce n’est donc pas un problème d’OGM, mais de brevetage du vivant. Doit-on faire faire aux juristes des études de biologie ?

Les brevets arrangent bien les multinationales : elles ont, elles, les moyens d’avoir des biologistes et des juristes. Elles peuvent donc « monter » des projets ou des procès auxquels les politiques ou juristes donneront, même en toute bonne foi, raison.

Si donc les droits d’obtenteur sont légitimes, les brevets ne le sont pas pour le vivant.

En résumé

Il n’est ni nécessaire ni possible d’empêcher la création et la commercialisation de tout OGM quel qu’il soit.

Certaines mesures seraient souhaitables, quoiqu’à mon avis de peu d’impact :

- interdire les OGM dans les espèces entrant dans la chaîne alimentaire de l’homme, surtout si elles sont destinées à produire des médicaments ;
- interdire les OGM résistants aux herbicides (peu d’impact si on ne trouve pas d’autres moyens non chimiques de désherber) ;
- pour les espèces autogames, lever l’interdiction de récolter ses propres semences (mais interdire leur revente). Cela suppose le remplacement des brevets par de simples droits d’obtenteurs ;
- introduction obligatoires dans les semences OGM d’un certain pourcentage (à étudier) de semences non OGM.

Surtout, il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre : c’est contre le brevetage du vivant qu’il faut lutter, car il permet beaucoup d’abus et amène à confisquer progressivement le marché au bénéfice des seuls OGM.

Par Michel Gillet,

Source : http://penserpouragir.org  

 

Le vrai problème des OGM : les brevets sur le vivant

18 juillet 2005, Michel

L’auteur essaye de rester nuancé. Mais il n’y malheureusement pas moyen d’être nuancé en matière d’OGM. Ils sont nocifs pour notre environnement, pour l’homme et pour la société. Cela apparait clairement dans l’article. Il faut ajouter aux reproches cités par l’auteur ce qui suit. La création d’OGM entraîne une diminution des variétés d’une plante. Par exemple, plus de deux cents variétés de riz pourraient être remplacées par seulement trois ou quatre. Cette réduction du nombre de variétés entraîne une diminution des résistances naturelles. Si une variété unique est attaquée par une bactérie, c’est toute la production qui est menacée. Si une variété parmi des dizaines est attaquée, le risque de famine est moindre. Cet affaiblissement des défenses naturelles entraîne lui aussi le recours plus intense aux produits chimiques de synthèse.

Une culture OGM contamine nécessairement les cultures voisines. Il n’est donc plus possible de cultiver du soja, du maïs, du riz, du colza non ogm (ou bio) à côté d’un champ OGM. C’est pour cela qu’actuellement au Brésil et en Argentine, la forêt primaire continue d’être dévastée. On se dit que là au moins, les OGM seront maintenus dans leur territoire par la barrière de la forêt restante ! On ne compte plus le nombre de cultivateurs ruinés par la production OGM. Au Canada le principal planteur de colza du Satchkatchewan est ruiné, contaminé par les OGM voisins. En Inde, on ne compte plus le nombre de petits paysans qui se suicident. Après deux ou trois années d’espoir, la culture OGM du coton s’avère un désastre.

Que deviendra l’alimentation de la planète lorsqu’elle sera aux mains de deux ou trois multinationales. La réponse est évidente. Il faut savoir que celles-ci dépensent chaque années des millions de dollars pour convaincre agriculteurs et gouvernants de rentrer dans la filière OGM.

Ce sont les agriculteurs et les consommateurs qui sont maîtres de notre avenir. Dire oui aux OGM c’est choisir le chemin de la dépendance, de la ruine et de la pollution environnementale. Dire non, c’est choisir la voie du développement responsable et durable et la sauvegarde de l’avenir du petit paysan.

 

Tags : brevets
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Comments

oner77, le 19-11-2010 à 11:39:28 :

La création est parfaite

La construction de l'univers est parfaite,

 

La construction de la terre est parfaite

 

la création toute entière est parfaite,

 

Ne laissons pas certains hommes dérégler ce qu'il y a de parfait.

 

Point de discussion avec eux,

leur argument ne nous interesse ni de prés ni de loin.

 

Non aux OGM.

 

merci

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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