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 Fonctionnement de l’arbre

4/6/2010

Fonctionnement de l’arbre

Nous avons tous au moins une fois dans notre vie été fascinés par les arbres que nous croisons. Leur beauté, leur majesté ne peut que nous inspirer.

Certains se contentent de regarder. D’autres veulent comprendre comment un arbre fonctionne.

Nous allons essayer de répondre à cette question, au moins en partie, le sujet étant tellement vaste, une étude approfondie demanderait des pages et des pages.

Un arbre, c’est quoi ?

Pour pouvoir porter ce nom, certaines qualités sont requises. Il faut être un végétal ligneux composé de racines, de tronc (s) et d’une ramure. De plus, le végétal doit être soit un angiosperme dicotylédone, soit un gymnosperme.

Mais cela ne nous empêche pas de donner ce nom à ceux que nous faisons pousser en pot.

Les arbres font partie de l’embranchement des phanéogames qui entrent dans la classification suivante :

Embranchement-> sous embranchement -> classes -> familles -> genres -> espèces.

 Les phanéogames :    

-angiosperme

            *monocotylédones

                      -poacées

            *dicotylédones

                       -betulacées

                       -fagacées

                       -rubiacées

                        .....

-gymnosperme

            *conifèropsides

                    -pinacées

                    -taxodiacées

                       ...

           *taxopsides

                    -taxacées

                     ...

Un autre embranchement étant les cryptogames.

La croissance de ce végétal s’effectue d’abord en hauteur et en diamètre tout au long son existence (on parle de croissance apicale et de croissance concentrique). Les branches s’allongent, de nouveaux rameaux se créent et se transformeront par la suite en branches.

La pousse s’effectue principalement au printemps mais aussi en été.

On distingue deux grands sous-embranchements : les feuillus et les conifères aussi nommés angiospermes et gymnospermes en raison de leur mode de reproduction.

Il est composé (de bas en haut) de racines, d’un collet, d’un tronc et d’une cime ou houppier.

- Les racines :

La plupart des arbres ont une racine pivotante plus ou moins importante. C’est la première qui se forme lors de la germination de la graine. Elle ne repousse pas si elle est coupée.

Les racines ont trois fonctions : ancrer l’arbre dans le sol, transporter la sève et stocker des éléments nutritifs indispensables.

La croissance des racines se fait par l’allongement des radicelles qui les composent. De plus, elles respirent. Il faut que le sol contienne de l’air. Les radicelles sont couvertes de poils absorbants qui sont chargés de puiser l’eau et la nourriture dans le sol.

- Le collet :

C’est la partie assurant la liaison entre les racines et le tronc. C’est ce que nous appelons le nébari.

- Le tronc :

coupe tronc arbre

 

 

 

 

Chez les feuillus, il est composé des éléments suivants, de l’intérieur vers l’extérieur :

La moelle : tissu végétal un peu mou au centre du tronc. Il se forme au début de la croissance de l’arbre et ne se modifie pas. Il a une forme différente en fonction des espèces.

Le duramen : composé de cellules mortes qui ont fini d’évoluer. Les cernes marquent les couches successives d’aubiers superposées au cours des années. C’est le support de l’arbre que l’on nomme aussi le bois parfait. La sève n’y circule plus.

Le cambium : là où se produit la croissance de l’arbre en épaisseur. C’est une mince pellicule située entre l’écorce et l’aubier. Dès que cette couche est approvisionnée en sève élaborée provenant du liber, elle fabrique du bois.

L’aubier (ou xylème)  : c’est une couche fabriquée par le cambium. Il est composé de cellules plus ou moins vivantes qui se transforment en duramen. Ces cellules transportent la sève brute des racines aux feuilles. Elle est constituée de fibres résistantes, disposées dans le sens de la longueur, constituant l’ossature et de vaisseaux permettant la circulation de la sève brute.

Le liber (ou phloème)  : la partie la plus interne du liber possède des canaux qui amènent la sève élaborée des feuilles aux cellules du cambium. Le reste est composé de cellules en grande partie mortes.

C’est dans le liber que circule la sève élaborée qui est appelée aussi sève descendante.

L’écorce : c’est un tissu qui protège l’arbre des maladies, des insectes, blessures, etc.... Elle est composée du liber (qui est vivant) et du rhytidome (qui est un tissu mort). Au fur et à mesure de la croissance de l’arbre, l’écorce s’étend, éclate et meurt. Il faut généralement 1 à 2 ans pour que le liber se renouvelle. L’aubier, par son expansion, le pousse vers l’extérieur.

Les éléments principaux à retenir sont : le coeur (ou bois dur), l’aubier, le cambium, le liber et l’écorce. Un moyen mémo-technique pour s’en souvenir : C.A.C.L.E. ou B.A.C.L.E.

Un autre petit truc permettant de se rappeler quelle sève circule où : Aubier : Ascendante.

- Les branches :

Elles ont la même composition que la structure interne du tronc. Elles se divisent en ramifications de plus en plus fines au fur et à mesure que l’on s’éloigne du tronc et que l’on monte dans l’arbre.

On y trouve des branches principales (charpentières), secondaires, tertiaires, etc.....

- Les feuilles :

Les feuilles font leur apparition au printemps, elles sortent des bourgeons qui se sont formés durant l’été et/ou l’automne précédents et dans lesquels elles étaient protégées pour l’hiver.

C’est l’augmentation de la luminosité (intensité et durée) qui entraîne le débourrement des feuilles.

Elles sont composées :

D’un limbe, d’un pétiole, de nervures. Elles sont de formes différentes selon les espèces (feuilles, aiguilles ou écailles).

Et plus en profondeur, on trouve :

cuticule : vernis protecteur

épiderme supérieur : protecteur et qui assure la rigidité de la feuille

tissu palissadique : dans lequel se trouve la chlorophylle

tissu lacuneux : dans lequel circule l’eau et les gaz

épiderme inférieur : qui assure la rigidité de la feuille

stomates : où passent l’oxygène et le gaz carbonique

nervures : canaux amenant la sève brute ou évacuant la sève élaborée.

Comment ça fonctionne ?

Comme tout être vivant, l’arbre a besoin de se nourrir et il le fait principalement par les feuilles et par les racines.

La photosynthèse est un processus permettant, grâce à la lumière, aux cellules des feuilles de fabriquer de la matière carbonée organique à partir d’eau et de carbone minéral (CO2).

La chlorophylle présente dans les feuilles et qui leur donne leur coloration verte, intervient dans le processus de photosynthèse pour intercepter l’énergie lumineuse, première étape dans la conversion de cette énergie en énergie chimique.

C’est le retrait en automne de ce pigment vert très dominant qui permet aux autres couleurs de se révéler.

Les stomates se trouvant sous la feuille absorbent le gaz carbonique, le transforment en sucres (glucose, cellulose, amidon....) et rejettent de l’air.

Les racines quant à elles absorbent les sels minéraux en puisant l’eau.

La base du nutriment est assurée par l’azote (N), l’acide phosphorique (P) et la potasse (K) que l’on retrouve dans le sol.

Tous ces éléments sont ensuite transportés dans l’arbre pour permettre la fabrication de tissus ou constituer des réserves.

L’absorption de l’eau se trouvant dans le sol s’effectue grâce à l’évapotranspiration. Au soleil, les feuilles transpirent. L’eau qu’elles contiennent s’évapore, ce qui crée une dépression dans les canaux transportant la sève, créant ainsi une aspiration au niveau des racines.

Il y a donc de la sève brute, aussi appelée sève ascendante, qui est une solution de sels minéraux absorbés par les radicelles et qui circule dans le xylème (composant de l’aubier) et de la sève élaborée ou sève descendante, contenant principalement des acides aminés et des sucres circulant dans le phloème, tissu conducteur du liber.

La reproduction des arbres

Ils se reproduisent différemment suivant qu’ils appartiennent à la famille des angiospermes (feuillus) ou des gymnospermes (conifères). L’arrivée à l’âge de la reproduction est très variable d’une espèce à une autre.

Les angiospermes :

Ils sont communément dioiques (pieds mâles et pieds femelles). La pollinisation est faite par les insectes. Les fleurs fécondées se transforment en fruits contenant une ou des graines.

Les gymnospermes :

Ils sont généralement monoïques (fleurs mâles et femelles sur le même pied). Les ovules sont simplement protégés par des écailles.

La pollinisation se fait principalement grâce au vent.

La maturation de ces graines est longue, elle peut aller de quelques mois à plusieurs années.

Cycles en fonction des saisons

Après avoir poussé tout le printemps et tout l’été, l’arbre va entamer un processus qui lui permettra de se mettre au repos.

Pour les feuillus, les jours raccourcissant, la chlorophylle présente dans les feuilles se retrouve en manque de lumière assurant son existence, elle disparaît petit à petit. Les feuilles prennent des couleurs qui auparavant étaient masquées par la forte présence de chlorophylle.

Les couleurs varient selon l’espèce, allant du jaune au rouge en passant par des tons orangés.

Quand il n’y a plus de chlorophylle, l’arbre se débarrasse de ses feuilles en faisant pousser un peu d’écorce entre la feuille et son point d’attache, exception faite des espèces marcescentes (feuilles sèches qui restent sur l’arbre en automne-hiver jusqu’à l’éclosion des nouveaux bourgeons).

Mais certains feuillus conservent leur feuillage tout au long de l’année, comme les buis par exemple.

Le cas des conifères est différent car ceux-ci ne perdent pas leurs aiguilles (ou écailles pour certains) l’année de leur pousse, mais 2 voire 3 années après.

Il y a cependant quelques genres qui perdent la totalité de leur feuillage à l’automne : Larix, Pseudolarix, Glyptostrobus, Metasequoia et Taxodium. La résine circulant dans leurs tissus les protège du gel.

L’arbre a accumulé des réserves qu’il a stockées dans ses racines en attendant qu’un nouveau cycle puisse recommencer au printemps suivant.

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Les angiospermes sont les plantes à fleurs, et donc les végétaux qui portent des fruits. Angiosperme signifie « graine dans un récipient » en grec.

Les gymnospermes sont des plantes dont l’ovule est à nu (non enclos dans un ovaire). Le nom gymnosperme provient du grec gumnospermos signifiant « semence nue ».

Un végétal phanéogame est une plante ayant des organes de reproduction apparent dans le cône ou dans la fleur.

Un végétal cryptogame se caractérise par des organes reproducteurs cachés ou peu apparents.

Les monocotylédones comprennent des végétaux dont la plantule typique ne présente qu’un seul cotylédon sur l’embryon, qui évolue en donnant une préfeuille.

Généralement, les dicotylédones présentent une plantule à deux cotylédons.

Source : http://www.parlonsbonsai.com  

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