Agriculture africaine et OGM : entre dangers pour la souveraineté alimentaire et perspectives citoyennes - Risque ou opportunité ? » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Agriculture africaine et OGM : entre dangers pour la souveraineté alimentaire et perspectives citoyennes - Risque ou opportunité ?

4/6/2010

 

Agriculture africaine et OGM : entre dangers pour la souveraineté alimentaire et perspectives citoyennes - Risque ou opportunité ?

Document publié le 13 juillet 2005

L’introduction des OGM dans l’agriculture africaine. Les enjeux de la souveraineté alimentaire. Les perspectives citoyennes

Notre engagement militant nous commande d’attirer votre attention sur un thème aussi important qu’est « Agriculture africaine et OGM ». Pour présenter ce thème nous avons focalisé le regard sur trois parties distinctes qui composent la présente communication, à savoir :

- Agriculture et sécurité alimentaire ;
- OGM et dangers pour la souveraineté alimentaire des pays ;
- quelques perspectives citoyennes face à l’introduction des OGM en Afrique.

Agriculture et sécurité alimentaire

L’agriculture se définit comme étant une activité de l’homme qui a pour but de lui procurer les biens nécessaires à la satisfaction de ses besoins et de ceux de ses semblables, ceci au moyen de la nature, du travail, et du capital. Actuellement, l’agriculture est également jugée indispensable au maintien de l’environnement et à la sauvegarde du paysage. Elle a pour rôle de :

- Cultiver et mettre en valeur les ressources du sol ;
- garantir l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires ;
- entretenir le territoire, sauvegarder le paysage.

L’agriculture est donc une activité économique qui consiste à favoriser le développement des plantes ou d’animaux pour tirer des substances utiles à l’homme, en particulier des produits alimentaires. Tous les pays du monde pratiquent l’agriculture :

- Dans les pays développés, elle est dite intensive car elle se fait suivant un processus par lequel les rendements augmentent, que ce soit calculé par unité de surface ou par animal. On l’associe à une utilisation de plus en plus efficace des facteurs de production internes et externes (Temé, et al 1996). Dans ces pays (les Pays-Bas, la France, les Etats-Unis, ...) seuls 2,5 à 3 % de la population active pratiquent cette activité. Ils constituent aujourd’hui des grands exportateurs de produits agricoles. Ceci a été rendu possible par l’utilisation des nouvelles technologies dans le secteur agricole.

- Dans les pays en développement, cette activité exige en général beaucoup d’espaces et cela constitue une originalité majeure vis-à-vis des industries. Par contre sa productivité est largement inférieure à celle des autres activités économiques. Plus particulièrement en Afrique, avec l’utilisation des techniques traditionnelles, l’utilisation moins efficace des facteurs de production, on assiste à une baisse de rendement et à une dégradation des sols. A cet effet, l’agriculture est dite extensive dans ces pays. En outre l’agriculture est fortement dépendante des conditions naturelles : qualité du sol, et surtout du climat. Plus de 80 % de la population (en majorité des ruraux) travaillent dans ce secteur, mais cela n’empêche guère à l’Afrique de tendre sa main vers l’Europe ou l’Amérique afin de subvenir aux besoins alimentaires de sa population.

Les OGM constituent-ils un danger pour la souveraineté alimentaire en Afrique ?

Les citoyens ont exprimé leur souci de voir appliquer le principe de précaution pour tout produit alimentaire issu des modifications génétiques. Le droit de choisir entre des produits OGM et non OGM est la première attente des consommateurs. Ceci est une question de souveraineté alimentaire.

Cependant aujourd’hui, nous sommes confrontés à la pratique de l’introduction des OGM dans l’agriculture Africaine et cette situation nous renvoie à une série de questionnements, à savoir :

- Comment organiser les ressources limitées dont nous disposons pour faire face à nos besoins illimités et assurer notre existence à la fois individuelle et collective ?
- Que faut-il produire pour satisfaire nos besoins alimentaires ?
- Selon quelles modalités ?
- Quelles sont les conséquences de l’utilisation des résultats du progrès technique dans l’agriculture ?

Les réponses à ces questions font recours à des techniques et sciences nouvelles telles que la biotechnologie, le génie génétique etc. La dernière science est responsable de l’apparition des OGM dans l’agriculture.

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié le code génétique (ensemble des gènes) par une technique nouvelle dite de « génie génétique » pour lui conférer une caractéristique nouvelle. Ce processus s’inspire des techniques de sélection, ou de mutation, qui existent déjà dans le monde agricole.

Les trente dernières années ont vu se développer, dans les pays du nord, et singulièrement aux Etats Unis, les techniques modernes de « génie génétique », consistant à introduire un ou plusieurs gènes dans le patrimoine génétique d’un organisme et de construire des organismes dits « génétiquement modifiés » (organismes génétiquement modifiés -OGM- et les micro-organismes génétiquement modifiés -MGM-). Ces techniques permettent de transférer des gènes sélectionnés d’un organisme à un autre, y compris entre des espèces différentes. Elles offrent ainsi potentiellement la possibilité d’introduire dans un organisme n’importe quel caractère nouveau dès lors que le ou les gène(s) correspondants ont été identifiés au préalable.

La transformation génétique peut être effectuée sur de nombreuses espèces végétales, depuis les céréales jusqu’aux légumes ou aux arbres. En tout, ce sont plus de soixante espèces qui peuvent être modifiées. Les OGM les plus avancés correspondent surtout aux espèces de grande culture comme le maïs, la betterave, et le colza. Les gènes introduits sont très divers mais actuellement ce sont principalement des caractères d’intérêt agronomique qui sont les plus développés.

En effet, l’introduction des OGM ne peut rester sans dangers dans l’agriculture africaine, dans la mesure où les exploitants africains doivent s’approvisionner en semences aux niveaux des multinationales productrices de semences.

De ce point de vue face à l’introduction des OGM l’agriculture Africaine s’expose à quatre (4) dangers connus qui sont :

- Difficultés dans l’acquisition des semences (importation) ;
- Risque de prix élevé des semences ;
- Technique de production mal maîtrisée ;
- Manque de techniciens spécialisés pour l’encadrement.

La résultante de toutes ces menaces est que l’agriculture avec OGM tend inéluctablement vers une série d’assomptions à savoir :

- Monopole de cette agriculture par les multinationales (coûts de semences et prix élevés) ;
- Bouleversement des habitudes alimentaires au sud, avec comme corollaire l’apparition de maladies liées au changement dans le régime alimentaire ;
- Plus grande dépendance des économies du Sud, donc des économies africaines.

Quelques perspectives citoyennes face à l’introduction des OGM en Afrique

La course au profit favorise le développement technologique ; l’agriculteur doit innover, il ne peut tomber dans la routine s’il veut suivre le développement technique qui, dans tous les secteurs (machinisme agricole, transport, pesticides, engrais, génétique, nutrition animale) augmente ; et pourtant l’Afrique doit pouvoir nourrir ses populations, mais de quelle façon ?

Sûrement en améliorant la productivité du travail, la quantité des biens produits (production en masse). Cette démarche est assurément la voie qui permet de construire des perspectives d’alternatives citoyennes ultimement orientées vers :

- une augmentation du nombre d’actifs agricoles pour dégager une main d’œuvre plus nombreuse, ce qui permettrait de réduire ou d’empêcher l’utilisation des OGM ;
- une augmentation des surfaces par exploitation agricole ;
- un développement des productions de type industriel ;
- une protection de certaines cultures comme le coton, le café, le riz, le mais contre l’invasion OGM ;
- le développement d’un plaidoyer lobbying par les organisations de la société civile africaine auprès des gouvernements du sud pour plus de résistance aux politiques néolibérales ;
- un accroissement des emprunts pour financer l’augmentation du cheptel ou l’acquisition des terres ;
- une plus grande spécialisation des producteurs agricoles pour saisir le contour de l’introduction des OGM dans l’agriculture Africaine.

La croissance de l’agriculture, le développement de la technologie par l’exigence de l’utilisation désormais d’un matériel à haut rendement toujours plus perfectionné, les prix qui ne cessent d’augmenter sont autant de facteurs qui poussent les paysans africains à se spécialiser dans la production des biens de consommation de sources agricoles.

Conclusion

Si l’introduction des OGM dans l’agriculture africaine constitue un sujet de questionnement et d’angoisse pour le consommateur africain, il n’en demeure pas moins que les dangers de cette introduction sont aussi controversés.

Il est reconnu que des plantes génétiquement modifiées telles que le maïs, la betterave et le colza possèdent des propriétés de résistance à des insectes ennemis des cultures, ou permettant de réduire la quantité d’herbicides utilisés de façon plus raisonnée, d’utiliser des produits plus respectueux de l’environnement ou de simplifier les itinéraires techniques. En outre, le génie génétique ouvre de nouvelles possibilités, jusqu’alors peu exploitées, en terme d’adaptation des plantes de cultures à des conditions extrêmes telles que la sécheresse, la salinité, le froid ou les maladies (résistance au doryphore de la pomme de terre, par exemple). Le génie génétique pourrait également permettre d’éliminer des substances toxiques produites naturellement par les plantes.

Malgré l’opposition toujours aussi forte du grand public, les OGM conquièrent la planète. Selon la revue Nature, les semences génétiquement modifiées sont en train de conquérir la planète, qu’on le veuille ou non. « Actuellement, quatre pays produisent 99 % de l’agriculture transgénique. Mais les choses sont en train de changer : les politiques sont flexibles, les lois se relâchent, et les semences se déploient » écrit le responsable du dossier spécial sur le sujet, Peter Aldhous.

L’acceptation de cette agriculture biotechnologique n’est toutefois pas acquise dans le grand public, précise-t-on. Alors que les consommateurs japonais s’y opposent avec vigueur, en Europe, la colère gronde. Le lobby pro-OGM y a trouvé des alliés puissants. En Angleterre, le débat est particulièrement acrimonieux. Les écologistes prétendent que chaque champ ayant accueilli des OGM devrait être replanté par des semences traditionnelles pendant plusieurs années. Ce à quoi l’industrie s’oppose vigoureusement pour des questions de rentabilité. La commission sur l’agriculture, l’environnement et la biotechnologie (Agriculture and Environment Biotechnology Commission) étudie actuellement les façons d’implanter une forme de cohabitation. Elle doit remettre son rapport sous peu.

Actuellement, les Etats-Unis sont de loin les plus grands producteurs et utilisateurs d’OGM. « Les semences génétiquement modifiées sont partout, totalisant 40 % du maïs, 81 % du soja, 65 % du canola, et 73 % du coton, et ces proportions continuent de grimper ». La multinationale Monsanto fait face au scepticisme des gouvernements canadien et américain dans sa nouvelle conquête : celle du blé.

Seuls de rares pays ont accepté formellement un avenir transgénique, estime Peter Aldhous. Mais l’industrie marque des points dans les pays où l’agriculture est en croissance. Au Brésil, par exemple, second producteur mondial de soja, on sent un vent favorable au profit des OGM.

Par Indé Kouriba,

Forum lié à l'article

25 août 2005, Babs

Bonjour à tous.

C’est en tant que Française que je prends la parole. Française soucieuse du respect de la vie, donc de la nature et de la situation injuste des pays pauvres.

J’ai été assez horrifiée de lire les propos de ce monsieur concernant l’agriculture chez nous et ses résultats !

Malheureusement, chez nous, vous devriez le savoir, notre agriculture survit uniquement grâce aux subventions. C’est un 1er point important !

Le 2ème est pour moi la qualité de ce que nous mangeons et la qualité du sol qui l’a produit... vous n’êtes quand même pas sans ignorer que nous sommes dans une situation catastrophique des points de vue de l’éthique et de la santé, différente de la votre en Afrique où la malnutrition et les famines sont encore nombreuses, mais quand même catastrophique ! de notre côté : obésité, cholestérol, diabète, cancers... pollutions de l’air et de l’eau.... vous manquez d’eau et nous, nous avons 75% de nos cours qui sont pollués ! Nous avons crée la vache folle, la grippe aviaire, et notre poulet de mauvaise qualité envahit vos pays amenant catastrophe pour vos éleveurs avicoles et vos consommateurs... et vous croyez encore que l’Europe est LE modèle agricole à suivre ????

Mais je dois alors vous donner des chiffres :
mes sources sont des conférences, des livres, des articles de 2 messieurs, dont le 1er est très connu pour son action admirable et rentable au Burkina et maintenant aussi au Mali je crois : il s’agit de Pierre Rabhi et Philippes Desbrosses. Il faut à tout prix les connaître et les écouter, les lire !!!
Il faut avoir des vraies informations concernant notre système agricole, les soi-disant progrès de notre technologie... l’agriculture c’est s’occuper de la terre avec amour pour en recueillir les fruits, c’est le travail des paysans !!! Ici il y en a qui en ont fait le travail des économistes, des scientifiques et des industries pétrolières.... et les paysans européens en bout de chaine n’en récoltent plus le fruit !!!! ni l’amour de la terre !!!

je ne parle pas de OGM, les voix populaires s’élèvent de partout pour refuser... et ce sont ceux qui ont le portefeuille déjà bien rempli et qui veulent se le remplir encore plus, qui sont minoritaires et qui ont perdu tout bon sens qui vont décider et nous l’imposer !!!
On peut avoir de bons renseignements sur les OGM en s’abonnant à la mailing list du site de Terre Sacrée :
http://terresacree.org
( SOS-Planete, le site de l’association Terre sacrée, parce qu’on la massacre ! Base vivante d’informations incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L’actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques !
Mailing liste d’information liée : "Pour un demain plus humain". S’abonner gratuitement :
http://terresacree.org/archives.htm.
Archives de la liste :
http://terresacree.org/misajourr.htm
La planète est le bien commun de l’humanité. En prendre soin donne un sens à la vie.) Les multinationales se sont appropriées les productions de semences et déposent des brevets sur le vivant ! Allons-nous laisser cela continuer ?

La France étant un des premiers pays agricoles au monde, nous croyons qu’elle est autosuffisante du point de vue alimentaire ; or, la mainmise des groupes multinationaux sur l’agriculture est telle que nous dépendons aussi des Etats Unis, du Brésil ou de la Thaïlande pour notre approvisionnement.

En France une exploitation agricole meurt tous les vingt minutes, soit 500 emplois directs et indirects en moins par jour, des régions entières retournent à la friche.

Les coûts externes de cette dernière sont d’ores et déjà devenus insupportables : le coût de production atteint trois fois la valeur de l’aliment produit. Sans oublier une agriculture devenue en cinquante ans essentiellement « pétrolière »...
Celle-ci exige des résultats spectaculaires sans s’interroger sur la pérennité de ses méthodes, aléatoires et transitoires, qui ne satisfont que des populations solvables, capables de dépendre de technologies hautement sophistiquées et coûteuses.

L’agriculture moderne génère sa propre perte. Elle détruit ses sols et ses agriculteurs. Elle produit des montagnes de blé impanifiable. A ce rythme, aurons-nous encore du pain au prochain millénaire ? Aurons-nous encore des agriculteurs ? La profession connaît le taux de suicide le plus élevé de France. La pollution des pesticides provoque à elle seule six fois plus de cancers de déficience immunitaire chez les paysans et le taux de stérilité ou de sperme de mauvaise qualité a augmenté chez les personnes en contact avec ces produits !!!

je souhaite vous faire lire un extrait d’une conférence de Mr Desbrosses :
<< Quelques rappels statistiques :

 On recense environ 1,3 milliard de paysans dans le monde. _ 30 millions seulement sont motorisés. _ 300 millions ont une traction animale. _ 970 millions produisent tant bien que mal leur maigre subsistance avec l’expression la plus noble de l’énergie : la force des bras. _ le rendement moyen de ces petits paysans est de 4 à 5 quintaux par hectare. Ce qui est, en apparence, dérisoire face aux performances de l’agriculture industrielle.

Pourtant, il suffirait seulement de leur permettre, par des moyens simples, peu onéreux et peu destructeurs, de doubler cette production, soit : 10 quintaux par hectare, pour que le miracle alimentaire apparaisse sur la Terre et rende dérisoires les performances des quelques millions d’agriculteurs intensifs qui non seulement polluent l’environnement, mais condamnent leurs sols à la stérilité, à brève échéance.

Faisons le calcul : 1 milliard de producteurs (durables) à 10 quintaux par hectare, contre 30 millions d’intensifs à 100 quintaux par hectare, cela fait trois fois plus de denrées produites écologiquement par les petits agriculteurs qui, de plus, joueront un rôle primordial dans l’entretien des territoires et dans l’équilibre de la société au lieu d’aller grossir les populations misérables des bidonvilles...

Un droit fondamental : la souveraineté alimentaire.

 Le nœud du problème est en effet ici : est-ce que les populations de la terre doivent rester soumises aux impératifs technico-commerciaux d’une poignée de multinationales qui influencent, à leur profit exclusif, les politiques dans le monde, ou devons-nous rendre aux êtres humains la liberté et le droit de produire eux-mêmes pour la satisfaction de leurs besoins légitimes ?

Cette souveraineté alimentaire est un droit fondamental comme celui de bénéficier d’un environnement sain, d’eau potable et d’air respirable... Il suffirait de permettre aux populations paysannes, par la connaissance de méthodes très simples (compostage, rotations et associations végétales, cultures de plantes indigènes, variétés adaptées aux situations particulières, irrigation économe au goutte-à-goutte...) de produire de manière autonome pour que la Terre regorge d’aliments.

Deux exemples :

 Le frère Michel Hubert, jésuite français à Madagascar qui m’informe régulièrement depuis dix ans de ses avancées avec la population rurale de Fianarantsoa, a réussi ces dernières années à multiplier par dix les récoltes de riz de sa petite communauté, uniquement par la fertilisation à base de compost et la réhabilitation de pratiques traditionnelles et de variétés rustiques. _ Le cas de Pierre Rabhi au Burkina Faso (en plein Sahel). Il a quintuplé les récoltes de pommes de terre par l’instauration du compostage dans les cultures, à la place des engrais du commerce et par la fabrication d’un insecticide naturel (non toxique) élaboré sur place par macération à partir de l’écorce amère d’un arbre local le « cailcédrat ». Cette simple préparation utilisée en épandage foliaire joue le rôle de répulsif contre les insectes parasites, prédateurs des cultures.

La question philosophique de notre temps pourrait être : le bonheur est-il une grande usine ? Et la question complémentaire : le système actuel n’a-t-il pas pour principal objet de nous rendre otages d’une assistance technologique sophistiquée et coûteuse, mais dévastatrice et condamnée à terme ? Le modèle alimentaire actuel s’apparente plus à une industrie de la faim qu’à une « révolution verte » salvatrice.

Peut-on expliquer pourquoi, en cinquante ans, la population mondiale n’a que doublé, la famine étant multipliée par dix, malgré des performances technologiques de l’agriculture. Peut-on expliquer pourquoi l’Afrique, qui était autosuffisante au sortir de la dernière guerre mondiale, se trouve aujourd’hui dans une telle détresse alimentaire ? Huit cents millions de Terriens souffrent de famine et ce chiffre va probablement s’aggraver par pénurie d’eau prévisible, stérilisation et désertification de millions d’hectares chaque année, appauvrissement des ressources génétiques, migrations de réfugiés écologiques de plus en plus nombreux qui désorganisent et troublent la paix civile des régions encore autosuffisantes.

Merci de m’avoir lue,
j’espère de tout cœur pouvoir vous apporter des éléments nouveaux qui remettront en question votre vision du développement de l’agriculture en Afrique, qui en a grand besoin, mais par pitié, pas comme nous ici !!!

Je vous encourage vivement à connaître l’agriculture biologique et biodynamique, à chercher à rencontrer ou lire ou entendre Pierre Rabhi, à penser souveraineté alimentaire, commerce équitable....

Barbara, d’Alsace de naissance et du Burkina Faso de coeur...

Voir sur le site conférence de Philippe Desbrosses

Source : http://penserpouragir.org

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Comments

Gilook, le 07-06-2010 à 20:18:00 :

LES OGM SONT UNE CHANCE POUR L'AFRIQUE

Je pense que les biotechnologies sont très positives pour l'Afrique. Elles vont permettre aux africains de développer, par exemple, des productions agricoles en utilisant moins de phytosanitaires que les productions conventionnelles françaises qui se voient interdites d'utiliser des semences génétiquement modifiées.Savez vous que Claude Fauquet, un chercheur très réputé qui a quitté la France pour aller continuer ses recherches aux Etats-Unis, a mis au point avec son équipe un manioc sur-protéiné et capable d'être conservé après sa récolte beaucoup plus longtemps que le manioc existant? Les africains qui consomment cette culture vivrière seront ravis de pouvoir en profiter. Voir interview de Claude Fauquet sur le site :www.biotechnologies-végétales.com

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