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 LES CHERCHEURS ALGÉRIENS DÉNONCENT LEUR MISE À L’ÉCART

27/5/2010

LES CHERCHEURS ALGÉRIENS DÉNONCENT LEUR MISE À L’ÉCART
«Sollicitez-nous!»
27 Mai 2010

L’université algérienne en général, et l’Ecole nationale polytechnique en particulier, dispose d’un gisement de compétences qui ne demandent qu’à participer à la bataille du développement.

Les professeurs de l’Ecole nationale polytechnique (ENP) ont appelé hier l’Etat à lancer des appels d’offres de recherches dans tous les secteurs, notamment celui de l’économie de l’énergie afin de booster l’économie nationale.
En effet, lors de son discours à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes de la postgraduation spécialisée en économie de l’énergie, le professeur et directeur du laboratoire de valorisation des énergies fossiles à l’Ecole nationale polytechnique, M.Chems Eddine Chitour, a longuement insisté sur ce qui constitue selon lui une nécessité. «L’Université algérienne en général, et l’Ecole nationale polytechnique en particulier, dispose d’un gisement de compétences qui ne demandent qu’à participer à la bataille du développement», a-t-il déclaré avant d’ajouter: «Nous disposons d’un gisement unique de 100 professeurs (...) Ils peuvent naturellement apporter des connaissances mais aussi travailler sur des sujets de recherche de l’industrie dans un cadre organisé, voire former en recherche pour l’industrie.»
Le scientifique a usé de tous les arguments pour défendre cette cause. «Sollicitez-nous (...) donnez-nous du grain à moudre afin de ne plus faire de la recherche pour la recherche, mais plutôt pour le développement du pays», a-t-il dit.
En effet, le pays gagnerait à encourager cette catégorie d’hommes de science, notamment dans le secteur de l’économie de l’énergie. Et pour cause, la déforestation, les changements climatiques, la sécheresse et la famine sont autant de problèmes dus à la surconsommation d’énergies fossiles qui préoccupent toutes les nations du monde, notamment l’Algérie.
La maîtrise de cette énergie constitue les défis de demain et nécessite une prise en charge urgente.
«Le moment est venu d’accélérer le rythme de passage aux énergies non carbonées (...) mettons en place un modèle de développement national de l’énergie en adoptant trois principes majeurs, à savoir l’économie d’énergie directe et indirecte et arriver à une diminution de 20%. Aller vers les systèmes efficaces qui diminuent l’intensité énergétique et aller à marche forcée vers le développement progressif des énergies renouvelables», a-t-il proposé.
Et ce modèle de développement national, ce sont les nouveaux diplômés de l’Ecole nationale polytechnique qui vont devoir assurer sa réalisation et sa concrétisation sur le terrain.
Ce sont une cinquantaine de cadre ingénieurs de la Sonatrach et de Sonelgaz formés à l’ENP.
Ces derniers ont suivi un cursus de formation de postgraduation spécialisée en économie de l’énergie.
«Les gens qui ont été formés seront là en 2030, géreront le pays et prendront en charge les défis futurs», a expliqué le Pr Chitour avant d’ajouter: «Le regard qu’ils portent sur l’énergie, les défis futurs, l’environnement a changé (...) nous ne leur avons pas inculqué des connaissances, nous pensons les avoir structurés pour qu’ils soient capables d’analyser.»

Yasmine ZOUAGHI

Source : http://lexpressiondz.com

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