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 Le soja c’est quoi ?

9/5/2010

sojaLe soja c’est quoi ?

D’un point de vue botanique le soja est une légumineuse. Cette espèce produit des plantes érigées de 30 cm à 2 mètres de haut. Les fleurs sont petites (< 2 mm) et de couleurs blanches à violettes. A maturité, cette plante produit des gousses comportant de 1 à 5 graines.

Où et comment cultive-t-on le soja ?

Plante écologique par excellence, le soja à l’état naturel, bonifie le sol, protége la nappe phréatique, et forme des substances nutritives en moins de 100 jours. Sa culture, faible consommatrice d’engrais et de pesticides, respecte parfaitement l’environnement.
Le soja dispose de très nombreux atouts agronomiques :

Il utilise l’azote de l’air et ne nécessite donc pas d’engrais azoté chimique.

Sa culture n’appauvrit pas le sol dans lequel il pousse, au contraire : il apporte à la terre des micro-éléments qui permettent d’enrichir celle-ci.

Il contribue à « nettoyer » la terre.

Relativement préservé des parasites et des maladies, le soja nécessite très peu de traitements chimiques.

La culture de soja se pratique sur des sols profonds, meubles et frais, de type argilo-sableux ou limoneux, avec un pH de 4.5 environ.
Le soja à énormément besoin de lumière durant toute la durée de son cycle d’où la bonne exposition qui lui est nécessaire.
En France, les agriculteurs le sèment en mai et le récoltent en septembre-octobre. Il est cultivé principalement sous irrigation dans le Sud-Ouest où la production de graines atteint des rendements de l’ordre de 30 à 35 quintaux par hectares. Il n’existe pas de soja OGM en France.

D’où vient le soja ?

Le soja est originaire du Nord-Est de la Chine (Mandchourie) et serait issu de la domestication d’une espèce volubile, connue aujourd’hui sous le nom de Glycine soja. Après sa domestication, son extension est rapide dans toute l’Asie dès le XIVème siècle de notre ère, car les graines sont introduites dans l’alimentation humaine.
Ce n’est qu’aux XVIème et XVIIème siècle que les Européens découvrent les vertus de cette plante, et débutent au XVIIIème siècle les premières études agronomiques occidentales sur le soja. Par la suite, cette culture s‘étendra en Europe puis aux Etats-Unis.

Pâturé ou utilisé en tant que foin, voire ensilage, le soja est introduit progressivement dans les rations alimentaires des principaux animaux d’élevage (porcs, volailles, bovins) principalement sous forme de tourteau (co-produit riche en protéines et pauvre en matières grasses, obtenu après extraction de l’huile de la graine), pour devenir le premier constituant protéique mondial des formules d’aliments pour animaux.

Soja légume, Soja graine : ne pas confondre !

Le soja légume est récolté lorsque les graines sont bombées et remplissent les gousses vertes à 90 %. Il peut être consommé à la manière du petit pois, c’est à dire en soupe, curry ou daube, ou comme l’arachide dans des bouillies, toujours dans des préparations faisant appel à une cuisson longue. (voir ci-dessous les anti-nutritifs)
Le soja légume a une très haute valeur nutritive, c’est un des légumes les plus riches en protéines. Il constitue aussi une importante source de vitamines et de minéraux.

Le soja graine est lui récolté lorsque la graine est sèche est qu’elle flotte à l’intérieur de la gousse. Elle est ainsi prête à être destinée à l’extraction de l’huile et/ou à l’alimentation animale.

Le soja dans le monde

La production de soja dans l’Union Européenne ne cesse d’évoluer. La France représente à elle seule 20 % de la production de l’UE (soit 149 000 tonnes en 2004), et sa production ainsi que ses rendements ont augmenté. Cependant, l’Italie reste largement le premier producteur Européen de la production de soja avec 66 % du tonnage de l’ensemble de l’UE (soit 513 000 tonnes en 2004).

La production mondiale, qui s’élève à 225 millions de tonnes, augmente dans presque tous les pays, à l’exception de l’Inde. On peut voir que les Etats-Unis sont encore en 2004 les premiers producteurs mondiaux (avec 75 millions de tonnes) , mais depuis le Brésil leur a ravi cette place de leader, devant les Etats-Unis, l’Argentine et la Chine.

Le soja s’est développé au Brésil surtout à partir des années 70, notamment dans les états du Parana et Rio Grande do Sul. Cultivé pour l’exportation, aujourd’hui il se tourne de plus en plus vers le marché intérieur, en raison d’une croissante demande de l’industrie alimentaire (margarine et huile).
Au début des années 60, le géant sud-américain cultivait seulement 250.000 hectares de soja, alors qu’aujourd’hui il s’approche des 21 millions d’hectares. Actuellement, le soja se développe aussi dans les régions semi-arides du pays.

Les sous-produits du soja :

l’huile et le tourteau Les tourteaux sont les résidus solides obtenus après extraction de l’huile des graines. Ce sont les co-produits de la trituration, c’est à dire l’industrie de fabrication de l’huile.
L’huile est utilisée dans l’industrie (savons, détergents, peintures, résines glycérophataliques, lubrifiants, cosmétiques, encre…).
Les tourteaux sont utilisés en alimentation animale. Ils constituent la deuxième classe d’aliments la plus importante après les céréales, car ils représentent la principale source de protéines.

* Les bienfaits du soja :

Le soja est particulièrement riche en protéines, puisque sa graine entière contient au moins 32% de protéines. De plus, le soja présente la particularité de contenir les 8 acides aminés dits essentiels présents dans la nature parmi les 20 acides aminés qui constituent l’ensemble des protéines.

Ces 8 acides aminés essentiels sont : l’Isoleucine, la Leucine, la Lysine, la Thréonine, Tryptophane, Valine, Méthionine + Cystine, Phénylalanine + Tyrosine

Ils sont dits essentiels car notre organisme n’est pas capable de les synthétiser (de les fabriquer). Or, ces acides aminés sont importants pour la structure des cellules nerveuses. Il faut donc les trouver dans l’alimentation. C’est à ce titre que l’intérêt nutritionnel du soja est fort.
Attention, cependant : le soja ne contient pas de fer. Il faut donc compléter son utilisation par de la viande par exemple.

Les aliments à base de soja ne contiennent pas de cholestérol et leur profil lipidique (teneurs en graisse) fait la part belle aux acides gras insaturés, principalement les Oméga 6. Concrètement, consommer du soja permet avant tout de rééquilibrer son alimentation, mais aussi de faire baisser le taux de cholestérol dans le sang.

Le soja est particulièrement recommandé aux femmes, car il contient un phyto-œstrogène, les isoflavonnes, qui sont concentrés dans le germe de la graine.
Cette molécule agit comme précurseur d’une légère activité hormonale, capable « d’imiter » dans une faible mesure l’activité des oestrogènes.
C’est pourquoi le soja est recommandé pour atténuer les effets secondaires indésirables de la ménopause.
Il réduit aussi les risques de division cellulaire, et il est utile dans la lutte contre le cancer du sein, de l’utérus, de la prostate et du colon.

* Les facteurs anti-nutritifs du soja :

Le soja contient à l’état naturel des facteurs anti-nutritifs . Ce sont principalement des inhibiteurs de protéase qui perturbent la digestion des protéines. Ces inhibiteurs sont de type anti-trypsiques principalement.

La trypsine est une enzyme endogène produite dans le pancréas. C’est la plus importante du groupe des protéinases, qui décompose la protéine en acides aminés (lysine, méthionine…). La trypsine agit comme une clef qui vient se loger dans une serrure, la protéine, pour en assurer la digestion.

Les inhibiteurs de trypsine sont généralement des inhibiteurs d’origine végétale. Ils appartiennent au groupe des inhibiteurs de protéases.
Dans le tractus digestif, ils entrent en liaison avec la trypsine et la transforment. Ainsi l’enzyme est changée de façon à ce que le principe de « clé et serrure » entre l’enzyme et le substrat (protéine) ne fonctionne plus, et qu’il n’y ait pas de décomposition en acides aminés.

Cela se traduit par de très fortes diarrhées, dont les conséquences sont a minima un amaigrissement du sujet et une impossibilité à assurer correctement ses fonctions reproductrices. Dans un élevage, les conséquences sont catastrophiques et irréversibles, car leur effet est cumulatif. Lorsque le seuil toxique est atteint, il n’y a plus rien à faire.

On trouve aussi de l’uréase dans le soja. C’est une enzyme végétale qui décompose l’urée en hydroxyde d’azote (NH3). Elle n’a que peu d’importance pour la digestion de l’animal.

Les facteurs anti-nutritifs sont thermosensibles, ils sont donc inactivés lors d’un traitement thermique.
C’est pourquoi les populations d’Asie ne consomment le soja cru qu’à l’état de germe, peu pourvu en facteurs anti-nutritionnels. Les autres préparations culinaires traditionelles font l’objet d’une longue cuisson qui détruit notamment les inhibiteurs de trypsine.

En alimentation animale, les traitements thermiques industriels possibles sont variés, mais le choix de DIALZO s’est porté sur la cuisson-extrusion qui est la technologie la plus complète et la plus appropriée permettant la destruction des germes contaminants et des facteurs anti-nutritionnels du soja.

source : http://www.dialzo.fr/

 

Tags : soja
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