Hydraulique agricole à Blida : Généralisation du système goutte-à-goutte » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Hydraulique agricole à Blida : Généralisation du système goutte-à-goutte

6/5/2010

irrigation goutte à goutteHydraulique agricole à Blida : Généralisation du système goutte-à-goutte

Le directeur des services agricoles de la wilaya de Blida a déclaré, lors de la 2e session de l’APW, que face à la mauvaise répartition et l’insuffisance des eaux destinées à l’irrigation agricole, les agriculteurs se sentent obligés de recourir aux forages informels.

Les agriculteurs de la wilaya de Blida se plaignent toujours de l’insuffisance de l’eau pour les besoins de l’irrigation. Certains d’entre eux reconnaissent qu’ils sont souvent contraints de recourir à d’autres moyens d’irrigation tels que les forages pour les besoins de leur activité. Selon les directions de l’hydraulique et des services agricoles, le nombre réel des forages a atteint dernièrement les 2400. Seulement, 400 d’entre eux sont réglementaires. Guenis Messaoud, directeur des services agricoles de la wilaya de Blida, a déclaré, lors de la 2e session de l’APW que face à la mauvaise répartition et à l’insuffisance des eaux destinées à l’irrigation agricole, les agriculteurs se sentent obligés de recourir aux forages informels. « En collaboration avec la direction de l’hydraulique, nous avons pris attache avec ces agriculteurs afin qu’ils régularisent leur situation.

D’ailleurs, nous avons investi une somme dépassant les 784 millions de dinars dans le but de doter près de 700 exploitations agricoles du système d’irrigation par goutte-à-goutte. Cela permettra d’assurer une utilisation rationnelle des ressources hydriques et une meilleure répartition des eaux sur toute la surface plantée », a-t-il insisté. Par ailleurs, et dans un rapport de l’APW évoquant la situation du secteur de l’hydraulique agricole dans la wilaya de Blida, il est noté la diminution en quantité des eaux souterraines, l’anarchie dans la répartition des eaux aux agriculteurs par faute d’inexistence de compteurs ainsi que l’insuffisance en nombre des retenues collinaires.

On apprend que la retenue de Sidi Hamad, réalisée en 2006, n’est toujours pas exploitée. Depuis cette date, des dégâts ont touché le canal principal qui déverse de l’eau en dehors de la retenue. Selon le même rapport, des agriculteurs ont eu recours à la réalisation de canaux privés, afin d’éviter la dispersion de l’eau. Le cas est presque identique pour la retenue de Oued Sefsaf dans la commune de Bouinane, sauf que ce projet a été gelé en 1997 pour des raisons sécuritaires. Cela, sans compter l’épineux problème des écoulements des eaux usées sur les terres agricoles, ce qui mène à la disparition de plusieurs vergers, comme c’est le cas à Ben Khelil et Larbaâ.

M. Saâdi, directeur de l’hydraulique, nous a informés qu’en matière de retenues collinaires, deux seulement sont opérationnelles, deux autres seront réceptionnées prochainement à Amroussa et à Bougara. Ses services comptent réaliser 7 nouvelles retenues dans les années à venir.

 

Par Asma Bersali

Planète : De nouvelles techniques d’irrigation pour le Maghreb

Des chercheurs du Cemagref (Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement) de Montpellier tentent de trouver un moyen de réduire la consommation d’eau dans l’agriculture.

 Leurs travaux s’orientent vers une technique d’irrigation qui a pour but de « valoriser chaque goutte ». Alors que l’agriculture absorbe aujourd’hui 70 % de l’eau douce consommée annuellement dans le monde, les chercheurs du Cemagref expérimentent une technique d’irrigation basée sur « un goutte-à-goutte enterré » pour réduire sensiblement cette consommation tout en augmentant la production alimentaire. Comme l’a rappelé le Forum mondial de l’eau à Istanbul, l’eau doit impérativement être économisée en raison de la forte croissance démographique mondiale mais aussi du réchauffement climatique. C’est pourquoi les chercheurs tentent également de promouvoir, notamment au Maghreb, le goutte-à-goutte de surface (poser les tuyaux à même le sol) pour remplacer les techniques d’irrigation classiques. Une technique qui « permet de réaliser une économie de 50% d’eau par rapport à l’irrigation par rigoles, et de 15% par rapport à l’irrigation par aspersion », explique Sami Bouarfa, chercheur au Cemagref. Toutefois, le goutte-à-goutte de surface empêche le passage d’engins de labour et de récolte sur les terres de céréales, d’où la nécessité d’enterrer les tuyaux. Les chercheurs expérimentent le goutte-à-goutte enterré depuis maintenant deux ans, et selon Pierre Ruelle, agronome, 10% d’eau supplémentaires pourraient être économisés en plus. « Ce n’est pas négligeable, mais cela risque de ne pas suffire », souligne toutefois Sami Bouarfa. L’irrigation par rigoles étant à l’origine d’un très grand gaspillage d’eau douce, notamment au Maroc, il s’agit maintenant de convaincre les agriculteurs du pays de remplacer leurs systèmes d’irrigation par un goutte-à-goutte classique.

- Source : Maxisciences..

 

Source : http://www.elwatan.com

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