Des plantes pour purifier l’air à intérieur des logements. » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Des plantes pour purifier l’air à intérieur des logements.

2/5/2010

plante intérieurDes plantes pour purifier l'air à l'intérieur des logements

Lorsqu'en 1973, les équipes de la NASA (Agence spatiale américaine) récupérèrent le Skylab 3, ils identifièrent, à l'intérieur même de la capsule, plus d'une centaine de produits composés organiques volatils, plus connus sous le trigramme COV. Ces constatations menèrent les chercheurs à pousser plus avant leurs recherches sur la pollution de l'air et notamment de l'air à l'intérieur de lieux clos. Ces derniers pressentaient les effets néfastes des COV sur la santé.

C'est à cette époque qu'est né le "BioHome". Depuis la fin des années soixante, le Docteur Wolverton était un chercheur environnemental au service de l'armée américaine, chargé de nettoyer les désordres environnementaux créés par les armes biologiques. Lors d'un test en Floride, il fut à la tête d'une mission qui a découvert que les plantes des marais pouvaient éliminer l'agent Orange (celui-ci avaient été introduit accidentellement dans les eaux locales à la suite d'essais du gouvernement sur la base de Eglin Air Force). À la suite de ce succès, il poursuivit ces recherches au Stennis Space Center de la NASA (anciennement Mississippi Test Facility). C'est là que fut créé le "BioHome", un lieu hermétiquement clos où furent entreposées de nombreuses plantes communes. Le but du"BioHome" était de nettoyer le centre de ses substances chimiques mais également de fournir aux chercheurs des données nécessaires à leurs études sur les plantes.

À son arrivée au Stennis Space Center, la première étape pour le docteur Wolverton fut de continuer ses travaux entrepris avec les militaires. Il fut ensuite chargé de trouver des solutions pour utiliser les plantes dans le nettoyage des eaux usées des centres de la NASA. À ce jour, le système qu'il a élaboré pour remplacer les fosses septiques traditionnelles par des bassins de jacinthes est toujours utilisé. Ce n'est qu'après ces expérimentations qu'il à vraiment commencer à étudier les pouvoirs dépolluants des plantes sur l'air et notamment sur le COV : Ammoniac, Benzène Formaldéhyde Monoxyde de carbone Pentachlorophénol, Toluène, Trichloréthylène, Xylène... En effet, déjà à cette époque, tous ces composés étaient connus pour leurs effets irritants et leur potentiel cancérigène. Dans les lieux clos, ces composés stagnent et ne peuvent être recyclés par l'épuration naturelle du complexe écosystème terrestre.

Le "BioHome" fut équipé sur chaque porte extérieure de capteurs de prélèvement de l’air intérieur. Des analyses avec un chromatographe et un spectromètre de masse ont montré les niveaux élevés de COV, avant la disposition des plantes à l'intérieur du lieu.  Lorsqu'on entrait dans le bâtiment, il arrivait qu'on éprouve une brûlure grave des yeux et un malaise respiratoire, les deux symptômes classiques « de syndrome des bâtiments malades ».

Des plantes d’intérieur à feuillage ont été introduites pour évaluer leur capacité d’absorption des COV de l’espace nouvellement construit et meublé.  Ce filtre de plantes a été réalisé avec 15 plantes mises en pot standard.  La qualité d'air a été de nouveau examinée.  Les résultats ont prouvé que la majeure partie des COV avait été éliminée.   Le résultat final était qu’on n'éprouvait plus  les mêmes affections qu'auparavant, lorsqu'on y entrait. Ce fut la première application « réelle » utilisant les plantes d’intérieur pour purifier l’air intérieur.

Il faut attendre plus de dix ans avant qu'en 1984 des études publiées par la NASA démontrent l'efficacité de certaines variétés de plantes sur l'absorption des composés organiques volatils qui polluent l'intérieur des bâtiments.

Enfin, selon la NASA et un rapport publié en 1989 par le docteur Wolverton, "Si l'homme doit évoluer dans des environnements clos, sur Terre ou dans l'espace, il doit s'appuyer sur des supports naturels de vie : les plantes. ".

Études de l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI).

Premier état de la qualité de l'air dans les logements français L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), créé par les ministères en charge de la Construction, de la Santé et de l’Ecologie, L’ADEME, le CSTB et l’ANAH, présente les résultats de la première campagne nationale sur la qualité de l’air dans les logements en France. Cet état de la qualité de l’air ciblé sur une trentaine de polluants chimiques, physiques et microbiologiques est la première référence disponible sur la pollution dans le parc de logements français. La qualité de l’air que nous respirons dans les différents lieux intérieurs que nous fréquentons tous les jours 22 heures sur 24 - logements, bureaux, écoles, transports, espaces de loisirs…- est reconnue aujourd’hui comme un enjeu de santé publique tant au niveau international qu’en France. La pollution de l’air intérieur est suspectée de jouer un rôle significatif dans l’accroissement de diverses pathologies chroniques et les allergies respiratoires. Produits de construction et de décoration, d’ameublement, d’entretien, de bricolage, équipements de chauffage et de production d’eau chaude, présence humaine et activités liées aux besoins essentiels (cuisine, hygiène, lavage) ou autres (tabagisme, utilisation de bougies, d’encens, cosmétiques, présence de plantes et d’animaux domestiques), air extérieur..., sont autant de sources et vecteurs des pollutions observés. Après une phase pilote portant sur 90 logements, la campagne nationale dans les logements conduite par l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI) sur la période 2003-2005 autorise aujourd’hui à dresser un premier état de la qualité de l’air intérieur représentatif de la situation des 24 millions de résidences principales en France métropolitaine continentale.

Les paramètres ont été choisis en fonction de leur impact sur la qualité de l’air ou sur le confort, de leur dangerosité et de leur fréquence d’apparition : monoxyde de carbone, composés organiques volatils, particules, radon, allergènes de chien, de chat, d’acariens, rayonnement gamma, dioxyde de carbone, température, humidité relative, débit d’air… Pour la plupart, ce sont des paramètres différents de ceux retenus habituellement pour caractériser la qualité de l’air extérieur, car ils sont le reflet de la présence de multiples sources de pollution intérieures : matériaux, équipements, mobilier, produits ménagers, activité humaine, environnement extérieur, etc. Des informations détaillées ont également été collectées sur les caractéristiques techniques des logements et leur environnement ainsi que sur les ménages, leurs activités et le temps passé au contact de la pollution.
Ces données seront exploitées ultérieurement. Les données ont été recueillies dans 567 résidences principales (1612 individus enquêtés) réparties sur 55 départements et 74 communes de la France continentale métropolitaine, sur une durée d’une semaine, à l’intérieur des logements, dans les garages attenants lorsqu’ils existaient et à l’extérieur.

L’état de la qualité de l’air intérieur des logements s’exprime sous la forme de distributions statistiques montrant, pour chaque polluant ou paramètre de confort, la répartition des logements en fonction des concentrations ou niveaux mesurés. Cet état de la pollution sera complété, début 2007, par les niveaux de contamination fongique et la présence d’humidité (données actuellement en cours de validation).

Cet état constitue la première référence disponible sur la qualité de l’air intérieur du parc de logements en France et ne peut être comparé à une situation antérieure du fait de sa primeur. Il montre néanmoins des niveaux similaires à ceux déjà mis en évidence par des études ponctuelles en France et dans des enquêtes internationales de grande envergure.
Il existe une spécificité de la pollution à l’intérieur des logements par rapport à l’extérieur qui s’exprime en particulier par la présence de certaines substances non observées à l’extérieur ou par des concentrations nettement plus importantes à l’intérieur.

Les polluants visés sont présents à des niveaux quantifiables dans la majorité des logements du parc. La répartition de la pollution chimique organique n’est pas homogène dans le parc. Seule une minorité de logement (9%) présente des concentrations très élevées pour plusieurs polluants
simultanément ; à l’inverse 45% des logements présentent des niveaux de concentrations très faibles pour l’ensemble des polluants mesurés. Selon le polluant, de 5 à 30% des logements présentent des valeurs nettement plus élevées que les concentrations trouvées en moyenne dans le parc. Hormis pour le radon et l’amiante (non mesuré dans cette étude), il n’existe pas encore de valeurs guides établies en France, auxquelles comparer les concentrations retrouvées dans les logements. Les rares recommandations comparables sur le même pas de temps de mesurage, disponible à l’échelon international ou à l’étranger peuvent parfois être dépassées dans des proportions variables de logements, en particulier : quelques % pour le monoxyde de carbone, de quelques % à jusqu’à près d’un quart pour le formaldéhyde, la moitié pour les allergènes d’acariens.

Les résultats de cette campagne sont actuellement exploités par les agences sanitaires et seront utilisées par les autorités pour mieux établir les risques sanitaires associés à la pollution de l’air intérieur et définir les éventuelles mesures à prendre pour la protection de la population.

L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI) est placé sous la tutelle des Ministères en
charge de la Construction, de la Santé, de l’Ecologie avec le concours du CSTB (opérateur technique), de l’ADEME, de l’AFSSET et de l’ANAH. Il produit et rassemble des connaissances sur les polluants présents dans les atmosphères intérieures des différents lieux de vie (logements, écoles, bureaux, lieux de loisirs…) dans le but de fournir aux gestionnaires de risques les éléments directement utiles à l’élaboration de politiques publiques permettant de prévenir ou limiter les risques liés à la pollution de l’air dans les espaces clos. Ses résultats sont également mis à disposition du public et des professionnels concernés pour aider à une meilleure compréhension de cette problématique et aider, par l’implication de tous, à l’amélioration la qualité de l’air intérieur.

Rapport de l'"UFC Que Choisir ?"                            

Un rapport de l'"UFC Que Choisir ?" du 23/11/2006 montre que selon une importante étude menée par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur concernant la pollution intérieure, plus de 10 % des logements analysés sont très pollués.

"La pollution chimique est plus importante à l'intérieur qu'à l'extérieur." Le constat de la première étude à grande échelle de l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur ne se veut guère rassurant. Selon cette étude, près d'un logement sur dix présente des niveaux de pollution chimique très élevés (présence simultanée de 3 à 8 composés à de très fortes concentrations) que ce soit en raison des acariens, du tabagisme, des produits d'entretien ou des appareils de chauffage. Selon le polluant, de 5 à 30 % des logements analysés présentent des valeurs nettement plus élevées que les concentrations trouvées en moyenne dans le parc.

Que retrouve-t-on exactement dans ces logements pollués de l'intérieur ? Un peu de tout, et en quantités suffisantes pour déclencher maladies chroniques et allergies respiratoires. Tout d'abord le trop fameux formaldéhyde, gaz redoutable pour son pouvoir irritant et allergisant. En 2004, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) l'a d'ailleurs fait passer de cancérogène probable à cancérogène certain pour l'homme. Un surclassement en première classe des risques. Depuis que « Que Choisir » traque les ingrédients et substances indésirables voire dangereuses dans ses tests, la présence de formaldéhyde a été révélée dans des nettoyants et détergents ménagers, des shampooings, des désodorisants d'intérieur, des tapis, des gels douche, du bois aggloméré de meubles, des peintures d'intérieur, des revêtements de sols...

En ce qui concerne les polluants biologiques, alors que le seuil de sensibilisation aux allergènes d'acariens a été fixé à 2 microgrammes par gramme, 50 % des logements ont des teneurs en allergènes d'acariens dans la poussière supérieures à 1,6 microgrammes/g, voire supérieures à 2,2 microgrammes/g pour certains acariens. Les résultats de cette étude confirment ceux de l'étude menée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) en mai dernier qui constatait, en moyenne, la présence de 17 microgrammes/m3 de formaldéhyde alors que cette substance ne devrait pas dépasser les 10 microgrammes/m3.

Les études, rapports, enquêtes se succèdent. Les solutions sont connues (évaluation des substances dans leurs conditions réelles d'utilisation, détermination de seuils d'exposition maximaux aux substances dangereuses, information des consommateurs par étiquetage sur la présence de substances dangereuses, politique volontariste de substitution des substances dangereuses par les pouvoirs publics, attribution à une agence publique nationale unique chargée de l'air intérieur d'un pouvoir de retrait des substances et produits dangereux...).

Il faut aussi rappeler que nous respirons approximativement 6 à 10 litres d'air toutes les minutes, soit environ 15 000 litres par jour et que nous passons environ 80 % de notre temps à l'intérieur (bureau, habitation, école...)

Le site de l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur.

Vous trouverez sur ce site http://www.air-interieur.org/ de nombreux rapports et études sur la qualité de l'air depuis une vingtaine d'année.
Notamment les rapports de Messieurs Luc MOSQUERON ET Vincent NEDELLEC :

INVENTAIRE DES DONNÉES FRANÇAISES SUR LA QUALITÉ DE L'AIR INTÉRIEUR DES BÂTIMENTS 1990-2001

INVENTAIRE DES DONNÉES FRANÇAISES SUR LA QUALITÉ DE L'AIR INTÉRIEUR DES BÂTIMENTS 2002-2004

 Le programme Phytair.

A l'heure actuelle, des recherches se poursuivent en France, notamment avec le projet Phyt'air mené en collaboration avec le CSTB et la Faculté de Pharmacie de Lille. Des expérimentations ont ainsi porté sur la capacité du Chlorophytum à réduire la présence en toluène dans l'air en environnement clos, dont les résultats sont repris dans un document du CSTB ou consultable sur ce site.

Rapport du CSTB

Source : http://www.plantes-depolluantes.com

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Comments

Papilouve, le 08-02-2011 à 16:45:11 :

Choisir les plantes dépolluantes

Hello, vous pouvez aussi visiter ce site assez complet sur les plantes dépolluantes : ! comme par exemple savoir choisir les plantes qui correspondent à chaque pièce, et savoir contre quoi elles luttent...

Et ça n'a rien à voir, mais j'adore le fond de votre blog !! (je peux vous demander où  vous l'avez trouvé ? mon email est dans le commentaire ! Merci beaucoup : )

Sonia Green, le 12-05-2010 à 10:43:20 :

plantes dépolluantes

je viens juste de poster sur un article au sujet similaire; j'en profites pour vous dire que les plantes dépolluantes sont utilisable sous la forme des murs vegetaux et tableaux vegetaux ; pour en savoir plus (je vais pas encore développer!) vous pourrez trouver de l'information sur le site http://urbangarden.fr
et des illustrations sur www.small-garden.fr
Bonne journée

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