Entretien d'un verger d'amandiers en production » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Entretien d'un verger d'amandiers en production

26/4/2010

 

amandiersEntretien d'un verger d'amandiers en production

La production d'amandes est caractérisée par trois périodes de travail importantes :
- la taille
- la pollinisation
- la récolte

Et par trois facteurs de production importants :
- la taille,
- la pollinisation
- la nutrition.

Les temps de travaux sur un verger d'amandiers avoisinent les 100 heures/ha dont deux grands postes :
- taille : 25 h/ha
- et récolte : 30 à 50 h/ha.

Les trois facteurs de production :

1 ) La taille :
L'amandier a besoin d'une taille régulière afin de permettre un renouvellement régulier des rameaux fructifères et aussi de conserver une bonne pénétration de la lumière dans l'ensemble de l'arbre.
Cette taille n'est qu'une taille simplifiée qui consiste à supprimer les structures gênantes dans le centre de l'arbre, les rameaux trop vigoureux dans la partie haute et de sélectionner les renouvellements des branches fruitières.

2 ) La pollinisation :
Mise à part Lauranne, les principales variétés d'amandiers sont auto-incompatibles, ce qui signifie que le pollen d'une fleur ne peut pas féconder le pistil de cette fleur ni de toutes celles de la même variété.

Il est donc nécessaire d'avoir un transport du pollen d'une variété vers une autre. Ce transport est assuré essentiellement par les abeilles.
La floraison de l'amandier étant très importante, 30 000 fleurs par arbre
dont 10 000 seulement donneront des fruits, il faut donc un nombre important de butineuses pour assurer une bonne pollinisation croisée.
C'est pourquoi il est conseillé de mettre 8 à 10 ruches à l'hectare et de les disperser dans le verger plutôt que de les mettre en bordure.

Le moyen le plus simple étant de mettre deux palettes de quatre ruches par demi-hectare.

3 ) La nutrition :
Le terme de nutrition comprend la fertilisation et l'irrigation. Une nutrition équilibrée doit permettre de trouver un équilibre entre la pousse et la production. Les déséquilibres de nutrition, en manque ou en excès, ont la même conséquence, la non-production. En effet, un déficit de nutrition entraînera obligatoirement une chute de fruits et un manque de renouvellement, un excès favorisera un développement à bois au détriment des organes fructifères.

La fertilisation peut se résumer à deux apports dans l'année :
- Février : engrais complet avec un équilibre N-P-K-Mg de type 1-1-2 0,5 à doser sur l'azote pour amener 50 unités.
- Avril : à raisonner en fonction de la charge et de l'effet année, on apporte seulement de l'azote, de 0 à 50 unités. Deux apports d'azote correspondent à un minimum, il est intéressant de fractionner ces apports ou de finir la fertilisation azote par une fertiirrigation. Il est ainsi plus facile de piloter la fertilisation par rapport à la charge.

L'irrigation est un élément essentiel pour stabiliser les rendements, elle peut être rationnée si les apports sont fréquents. Le système racinaire utilisera mieux l'eau apportée si l'irrigation est faite souvent et en petite quantité.
En fait, il est possible de réduire les quantités d'eau apportées jusqu'à 50 % de l'ETP, moins bien sur les précipitations, ce qui représente environ 430 mm entre Avril et Septembre (précipitations et réserves du sol comprises).
Il faut donc apporter environ 250 mm d'irrigation.

La conduite du verger :

La protection phytosanitaire : Comme dans toutes les espèces fruitières, l'état sanitaire de l'arbre influe sur la production de l'année et sur le potentiel de production de l'année suivante. Il est donc important de garder un verger sain tout au long de l'année.
- Les principaux problèmes que l'on rencontre sont :

Les maladies fongiques : - le Fusicoccum - le Monilia - le Coryneum

Les ravageurs : - les acariens - les pucerons - l'Eurytoma

En moyenne, la protection phytosanitaire représente environ 6 à 8 traitements dans l'année dont trois impératifs pour le Monilia (chute des feuilles, ouverture des écailles, chute des pétales) et le reste suivant l'environnement et l'état sanitaire du verger.

L'entretien du sol : Afin d'optimiser la production, on doit contrôler la concurrence des adventices pour l'eau et les éléments minéraux.
L'enherbement des vergers, pratiqué pour la plupart des espèces fruitières, facilite le passage d'engins après les pluies (tracteur et atomiseurs, récolteuses …) et limite la concurrence des adventices au milieu du rang. En effet, en tenant une bande désherbée sur le rang où est apportée l'irrigation et la fertilisation, l'influence de la présence d'un enherbement est limitée. L'entretien d'un enherbement représente 3 à 4 passages au broyeur et 3 désherbages par an.

SOURCE : http://www.sudamandes.com

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