Formation sur la biodiversité marine : Découverte d’espèces non répertoriées » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Formation sur la biodiversité marine : Découverte d’espèces non répertoriées

20/4/2010

 

JijelFormation sur la biodiversité marine : Découverte d’espèces non répertoriées

Hier a pris fin l’atelier de formation sur la biodiversité marine qui s’est ouvert le 11 avril au centre de formation des forestiers de Kissir, dans la commune d’El Aouana.

Organisée par le parc national de Taza avec le fonds mondial pour la nature (WWF), cette formation entre dans le cadre du projet pilote MedPAn Sud pour la conservation de la biodiversité marine et côtière et le développement du réseau des aires marines protégées (AMP) en Méditerranée. Les cours ont été dispensés par Alfonso Ramos Esplà, vice-doyen de la faculté des sciences de la mer de l’université d’Alicante (Espagne). Ce cycle de formation a regroupé 324 personnes issues des parcs nationaux de Taza, El Kala et Gouraya, des universitaires de Jijel et Alger, ainsi que des étudiants et des gestionnaires des secteurs de la pêche et de l’environnement. Pour Alfonso Ramos Esplà, les choses avancent bien puisque le plan a été validé. Il nous expliquera que cet atelier est une introduction à la biodiversité marine de la Méditerranée mais surtout à la méthodologie des études sur la faune rocheuse. Ces sorties dans le cadre du projet MedPan Sud visent essentiellement la formation d’instructeurs, nous dira-t-il.

Il s’est montré content que la formation ait regroupé un ensemble hétérogène, réunissant les différents acteurs entre scientifiques, gardiens de parc et gestionnaires. Il dira que cette complémentarité a été une réussite à tous les niveaux, et que c’est un exemple pour la Méditerranée et le développement durable. Il nous apprendra que lors des sorties en mer, ayant essentiellement concerné la zone allant de Ras El Afia à l’îlot de Tafelkout, à l’ouest d’El Aouana, des espèces marines non encore répertoriées dans la région ont été découvertes. Les deux plus importantes concernent les patelles géantes (Patella ferruginea) et le corail orange (Astroides calycularis). « Ces deux espèces sont protégées par la convention de Barcelone du plan des Nations unies pour l’environnement », a-t-il affirmé. Il s’est réjoui de la bonne qualité des eaux de la partie ouest de la wilaya, objet de cette étude dans le cadre de la mise en place de l’AMP. « Pour la partie ouest du phare de Ras El Afia et la petite île d’El Aouana, le bilan de l’état marin est très bon. Il n’y a pas de pollution et la faune est très variée », a-t-il noté, émerveillé. En effet, selon ses constatations, il a été recensé des algues et des herbiers de posidonie très denses. Ces dernières espèces sont des indicateurs de l’absence de pollution. Notre interlocuteur ajoutera que la présence d’organismes en bon état vivant au fond est aussi un important indicateur du fait que ceux-ci sont fixes. Bien qu’admiratif devant les prodigieux paysages qu’offre la zone objet de l’étude, le formateur espagnol relèvera que la côte est difficile d’accès vu les falaises rocheuses qui la jalonnent, ce qui rend le travail dur, particulièrement par mauvais temps. Ce qui le pousse à dire que c’est l’opportunité de faire une bonne planification de cette côte encore préservée, ce qui n’est pas le cas, notera-t-il au passage, de beaucoup de régions du bassin méditerranéen qui ont été envahies par le béton. La région, nous dira-t-il, a, là, une occasion d’arriver à un équilibre entre le tourisme et la préservation de la nature.

Concernant certaines appréhensions des professionnels de la pêche vis-à-vis des aires marines protégées, il précisera que la création d’une AMP ne veut pas dire restriction totale de la pêche. Actuellement, il existe 120 aires marines protégées en Méditerranée, mais les pêcheurs espagnols, affirme notre interlocuteur, demandent la création de plus d’AMP parce qu’ils jugent la pêche meilleure aux alentours. Revenant sur l’impérative d’installation de zones où la pêche est interdite, il dira : « la mer n’a pas de frontière, les poissons se déplacent, il faut juste les laisser croître dans les AMP ». Jugeant cette formation comme étant la première pierre de l’édifice, il se félicitera que le fameux triangle de la réussite soit en gestation. Les trois angles du triangle, nous expliquera-t-il, sont la recherche, la formation et la gestion. L’investigation, commentera-t-il, permet une bonne formation laquelle mène vers une bonne gestion ce qui pousse les gestionnaires à développer en plus la recherche. Et le triangle est fermé ! A noter que la profondeur préconisée pour délimiter l’AMP se situe jusqu’à 50 m.

 

Par Fodil S.

Source : http://www.elwatan.com

 

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