Le ver de la cerise. » maladies des plantes , agriculture et écologie

 Le ver de la cerise.

17/4/2010

Le ver de la cerise.

Le temps des cerises est un moment béni, mais parfois gâché par la dégustation impromptue d’un fruit véreux. Mauvais goût, mauvais souvenir. La responsable est une mouche, qui hiverne dans le sol.

Cette mouche ne produit qu’une seule génération annuelle. L’adulte est un diptère pouvant atteindre 5 mm de longueur, caractérisé par des ailes transparentes ornées de bandes foncées transversales et par un corps noir, mis à part l’écusson dorsal jaune clair. Les femelles sont plus grandes que les mâles et sont reconnaissables grâce à leur abdomen équipé d’un oviscapte, sorte de petite tarière permettant de percer la peau des cerises et d’y déposer les œufs.
L’œuf est allongé, blanchâtre, de 0,5 mm de long, soit quasiment invisible à l’œil nu. Il donne naissance à une larve, soit un asticot de couleur blanche pouvant atteindre 6 mm de long après son développement dans le fruit. Il le quitte alors pour rejoindre le sol et s’y nymphoser sous forme de pupe et passer ainsi l’hiver.

Eclosion et reproduction
Les pupes passent l’hiver dans le sol, sous une couche de terre d’environ 6 cm. Au printemps, les mouches éclosent et commencent leur vol de fin avril à mi-juin selon les régions. Les premiers jours de leur vie sont consacrés à se nourrir pour atteindre la maturité sexuelle. Les mouches s’accouplent ensuite. La ponte a lieu environ 10 jours après la sortie du sol.
La femelle part à la recherche de cerises ayant presque atteint leur taille adulte. Elle utilise sa petite tarière pour perforer l’épiderme des fruits et déposer à chaque fois un œuf. Elle renouvelle l’opération environ 80 fois. L’œuf incube durant 8 jours. Le jeune asticot gagne ensuite le centre de la cerise et commence son repas gargantuesque qui dure environ 30 jours.

Aspect des dégâts
La présence d’asticots provoque un ramollissement de la chair et un brunissement bien visible extérieurement; cet aspect trahit l’attaque. Un examen du fruit à la loupe permet de déceler la piqûre de ponte. L’orifice de sortie de l’asticot est quant à lui visible à l’œil nu.
Les variétés précoces de cerises sont très rarement attaquées, contrairement aux variétés tardives comme les bigarreaux Cœur de Pigeon, Napoléon, ou Noire de Montreux.
En règle générale, plus le temps est chaud et ensoleillé, plus l’attaque est grave.

Calculez le moment du vol
Voici une méthode qui vous permettra de calculer approximativement le début du vol de la mouche de la cerise. il faut savoir que la température du sol à 5 cm de profondeur doit être de plus de 5° C pour provoquer une activité chez les pupes.
Installez un thermomètre dans le terrain, et relevez-le tous les jours.
Notez chaque jour la différence de température au-dessus de 5° C. Exemple: 7° C ce matin, inscrivez 2° C sur votre feuille.
Additionnez toutes ces différences jusqu’à atteindre la valeur de 430° C, qui indique le premier vol.

Luttez
La meilleure lutte est la plantation de variétés précoces comme Burlat, Summit ou Noire de Meched, que les mouches n’attaquent presque pas.
Une lutte chimique est bien entendu possible, mais les produits à utiliser sont très toxiques et nécessitent une application précise et soignée. Ils ne sont pas disponibles sur le commerce amateur et sont réservés aux professionnels.

Source : http://www.jardin.ch/dossiers/dossier1.html

Tags : cerisier
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